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50 milliards $ ! Les clients des produits Madoff ont tout perdu !
« L’Affaire » se situe au 17e étage d'un gratte-ciel de New York, où Bernard Madoff (ancien maître-nageur (!), devenu un temps patron du Nasdaq, la bourse US High Tech ) a conçu la plus coûteuse escroquerie de l'histoire de la finance mondiale, qui vient couronner une année hélas déjà connue comme celle d'un réel désastre!
Des produits sécurisants et attirants
Rendement garanti et régulier depuis des années de 12% /an. On disait : «investir chez Madoff, c’est comme acheter des ‘Bons du Trésor’». Même en période de recul boursier (cf fonds Kingsagte global fund diagramme), Madoff affichait des résultats exceptionnels. De 1996 à 2008, il n'a connu que 5 mois négatifs et selon un spécialiste "aucune stratégie d'investissement au monde ne peut générer ce genre de performances".
Des clients roulés
        Plus les marchés boursiers s'effondraient, plus sa rentabilité fictive faisait figure d'exception. Donc de nombreux clients, allergiques aux risques et attirés par de bons rendements dont nombre de fonds d’investissement (Hedge Funds)**, de grosses fortunes et d’institutions philantropiques.     
        Ses courtiers "ratissaient" les lieux les plus huppés expliquant aux cibles que seule leur relation personnelle avec Madoff pouvait leur en ouvrir l'accès. Madoff insistait pour mettre en confiance ses nouveaux clients qu'ils ne lui confient que des sommes modestes. Nombre d'avocats d'affaires juifs new-yorkais dirigeaient vers lui leurs clients. « L'arnaque de Madoff est bien pire, parce qu'il était l'un d'entre eux », explique au New York Times un spécialiste.
        Le "courtier éthique" qui faisait profiter ses amis juifs de placements 'fructueux', ce 'Bernie Madoff' a un  surnom : "Bernie Made Off",  celui qui "s'est taillé avec les sous" qu'il a empochés.
Les Institutions Juives très lésées
        Outre les établissements bancaires européens et asiatiques, le prince saoudien Al-Waleed, qui y a laissé 4 milliards $, nombreuses sont les fondations et autres organisations caritatives qui y ont investi des sommes considérables.
        La communauté juive américaine, dont Madoff était un membre actif (parmi ses nombreux mandats, administrateur de notre amie la Yeshiva University qui perd 110 millions $, une vraie catastrophe !), est particulièrement touchée (dont les Fondations Elie Wiesel ou Steven Spielberg, la Carl and Ruth Shapiro Family Foundation avec ses 350 millions $) car elle donne jusqu'à 5 milliards $ par an aux causes caritatives ou sionistes, plus que la moyenne US.
        De nombreuses institutions actives en Israël ou aux USA se retrouvent ainsi la clef sous la porte (comme la fédération United Jewish Appeal, la Fondation Lappin, qui finance des voyages pour jeunes en Israël), ou presque, laissant les causes qu’elles soutenaient en difficulté extrême. Selon la presse financière : « pour les gens qu'il a détruits, les veuves, les retraités, c'est une véritable tragédie ».
Recette de l'Arnaque
L'escroquerie de Madoff est vieille (imaginée dans les Années folles par un petit immigré italien de Boston, Charles Ponzi et depuis 50 ans réputée impossible !) :
l’apport des nouveaux investisseurs permet de payer les intérêts des anciens, et de rembourser les partants. Habituellement, les "gogos" qui se laissent prendre à ces fraude dite "pyramidale" – celle où les investisseurs d'hier sont rémunérés avec les dépôts de leurs successeurs et non avec les produits de leurs placements (les derniers entrés payant pour les premiers) – sont des petits porteurs aveuglés par leur ignorance. Elle consistait à payer les rendements de ses investisseurs - de 12 % chaque année, avec une régularité métronomique - grâce aux apports de nouveaux clients.
        Ce mécanisme frauduleux - cette « pyramide » - ne peut fonctionner que si les investisseurs n'ont pas besoin de retirer massivement leurs économies… Technique efficace en régime de croisière, mais assurée de s’effondrer en période de tsunami financier où banques et hedge funds, au bord de l'asphyxie, rapatrient les capitaux qu'ils ont investis.
Les Banques très atteintes
        **Les premiers grugés émargent au gratin de la finance. En dehors des USA, la liste des institutions financières touchées de par le monde par le « scandale Madoff » ne cesse de s'allonger.
 France : BNP Paribas (350 millions €), Natixis (450 millions), Dexia (85 millions), Société générale, Crédit agricole et Groupama (10 millions chacune), Axa (100 millions)...
 Espagne : Santander (2,3 milliards €), BBVA (300 millions)...
 Grande-Bretagne : HSBC (1 milliard $), Royal Bank of Scotland (460 millions €)...
 Italie : UniCredit (75 millions €), Banco popolare (68 millions)...
 Suisse : Union bancaire privée : (1,3 milliard de francs suisses), Reichmuth & Cie (385 millions).
 Pays-Bas : Fortis (1 milliard €).
 Japon : Nomura Holdings (225 millions €).
 Corée du Sud : 95 millions $
 et ...