Bné Ménashé - Visages d'Inde/Ferveur Juive -
Les
7000 Bné Menashé descendent de la tribu de Ménashé.
Ils ont été chassés
de Chine (où, esclaves, ils ont participé à la Grande Muraille) et se
sont installés au nord est de l’Inde, sur la frontière de Birmanie,
coupés du Peuple juif depuis la destruction du deuxième Temple.
Nombre
d’entre eux ont conservé des signes attestant leur appartenance juive :
ils se réfèrent à un D.ieu unique, désignent leur prêtre par le nom de
Cohen ; la tradition juive se serait transmise et maintenue par voie
orale.
Près de 2000 Bné Ménashé sont devenus citoyens israéliens à part
entière, les autres ne rêvent que de faire leur Alya. Leurs passions et leurs difficultés...Adapté par Yerouchalmi d'A. Sultan Aroutz7 //
Restés quasi juifs Depuis un demi siècle, le rav Avihaïl (avec son association Amishav’,
’Mon Peuple revient’) est à la recherche des tribus égarées depuis les
textes du Talmud, jusqu’à explorer des contrées éloignées pour les
retrouver. La liste des peuples qui, selon lui, appartiennent au Peuple
juif, compte 15 millions de Juifs, regroupés vers l’Orient, à partir
d’Israël. Il y a 30 ans, le rav a découvert les Bné Ménashé et
s’efforce de leur enseigner la Tora pour les ramener en Israël : «Selon
le Talmud, bien qu’étant des descendants des tribus égarées, ils
doivent passer par une procédure de conversion.
Bien qu’ils
se soient mariés entre eux, des risques de mariages mixtes subsistent.
Il faut aider la majorité du peuple Chinlung à se rapprocher du
judaïsme, mais pas à la manière des missionnaires,
car même ceux qui sont chrétiens sont convaincus que, descendants de Ménashé, ils appartiennent au Peuple d’Israël. Avant
d’approcher le christianisme, ils respectaient la Brit Mila et
faisaient un sacrifice dont le nom signifie ‘passer’ (‘Pessah’) au
moment de Pâques. La foi des Bné Ménashé est particulière, au point
que leurs jeunes filles mariées avec des laïcs les ont souvent ramenés
au judaïsme ». Ils appellent le Rav Avihaïl ‘notre père’ !
Leur Rêve d’Israël Le peuple du ‘Chinlung’ dont les Bné Ménashé sont issus, compte un
million d’individus. A la suite du rêve d’un homme, qu’ils considèrent
comme un prophète, ces derniers ont commencé à revenir au judaïsme et
ont demandé aux dirigeants sionistes de les aider à monter en Israël,
mais leur demande n’a pas été retenue. Avec le temps, ils ont compris
qu’ils ne pourraient revenir en Israël qu’à la condition de revenir au
judaïsme classique.
Les 1500 Bné Ménashé arrivés en Israël sont devenus israéliens à part entière.
Ils se sont installés dans des villages juifs de Judée Samarie ou dans
l’ex Goush Katif, travaillaint la terre, et étudiant la Tora.
Leurs Difficultés Drapeau des Bné Ménashé En 2005, après avoir envoyé deux dayanim (juges rabbiniques), le rav
Schlomo Amar a annoncé qu’il était également persuadé qu’il fallait
convertir les Bné Ménashé pour les ramener en Israël. Mais leur
procédure de conversion a été interrompue par le gouvernement Olmert,
afin d’éviter de peupler les zones ‘hors ligne verte’. Le Rav a
rapporté qu’au départ, il avait bien tenté de convaincre des kibboutzim
religieux à ‘l’intérieur de la Ligne verte’ d’accueillir les Bné
Ménashé, mais que ces derniers ont refusé, à l’inverse des villages de
Judée Samarie ‘hors ligne verte’.
Témoignage du général Moshé Léchemsuite à son séjour chez les Bné Ménashé L’événement s’est déroulé dans un petit aéroport au cœur de la jungle,
au nord est de l’Inde, dans l’Etat de Mizoram. Les Bné Ménashé nous
attendirent à l’aéroport, brandissant des drapeaux d’Israël et des
banderoles. Il y avait des enfants avec kippot et ‘talith katan’ sur
leurs chemises. Avec leurs parents, les larmes aux yeux,
ils entonnèrent "Am Israël haï", "Evenou chalom alehem".
Ils nous ont serrés dans leurs bras, comme des membres de leur famille,
qu’ils n’avaient jamais vu, mais dont ils avaient entendu parler, et
qu’ils nous attendaient depuis longtemps.
Physiquement, ils
ne nous ressemblent pas, mais l’amour et l’attachement envers Israël, battent très fort dans leur cœur. Ils sont
aussi différents des Indiens et leur dialecte Mizo est différent de
tous ceux qui sont parlés en Inde.
La route jusqu’à la capitale du
Mizoram passe par des montagnes et des forêts très denses. Tout y est
tellement vert ! Une pluie diluvienne n’avait pas cessé de tomber, sans
réduire pour autant l’enthousiasme de nos accompagnateurs de
l’association ‘Amishav’
Sur les murs des classes, des photos d’Israël,
des posters des fêtes et l’alphabet hébreu. Le centre est
dirigé par un couple revenu en mission, après 10 ans en
Israël. Les enfants y étudient le jour et les adultes, après le
travail. Les élèves vinrent étudier avec nous (la classe passant de 25
à 65 élèves), avalant chaque nouveau mot et chanson.
De l'hébreu partout. Enseigner l’hébreu à l’autre bout du monde, dans la jungle, peut
paraître un peu surréaliste. Cette grande ville compte 300 000
habitants et ses bâtisses sont perchées sur des piliers en bambou et
dispersées sur des collines. Dans cette ville, nous étions pratiquement
les seuls ayant une apparence européenne, mais tous ses habitants
avaient entendu parler d’Israël et l’aimaient. Nous passions par l
a rue ‘Tsion’ et faisions des courses dans un magasin ‘Merkaz Israël’ Sur
un bus décoré avec des étoiles de David et des drapeaux, on
pouvait lire l’inscription 'Tamar' en hébreu ! Tout le monde nous
souriait !
Dans des villages dispersés, nous avons rencontré d
es familles dont les fils servent dans Tsahal et fiers,
ils nous ont montré leurs photos en uniforme, larmes aux yeux. A
l’entrée de chaque maison, était fixée une mezouza. Partout, il y avait
des petites synagogues portant un nom en hébreu et dans
les cimetières, les noms sur les pierres tombales étaient inscrits en hébreu.
Il est difficile de décrire leur joie, lorsque
nous leurs avons apporté un livre de prières en hébreu ou en Mizo, des Magen David et des chapeaux décorés en hébreu. Ils voulaient tous savoir quand ils pourraient
enfin monter en Israël, les jeunes nous demandaient comment ils
pourraient intégrer des unités d’élites de l’armée. Certains nous
confièrent des lettres pour leurs enfants et d’autres, des messages ou
des prière pour le Kotel.
Emotion. Sans être religieux,
nous avons été émus à la vue de ces gens priant de tout leur cœur
chaque jour et chaque Chabat. Des prières pleines de conviction !
Aucun ‘Chema Israël’ ne ressemblera jamais à celui entendu dans une petite synagogue d’un des villages de la région et à travers lequel ces Bné Ménashé suppliaient le « Maître du monde » de de les aider à monter en Israël
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