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Grand COLLOQUE CASIP - MAIRIE DE PARIS
L'INTEGRATION DES IMMIGRES JUIFS EN FRANCE
Mercredi 28 octobre, Mairie de Paris
Réservation obligatoire www.casip-cojasor.fr ou 01 44 62 13 81
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21/10/09 - YEROUCHALMI N°106® -2 Hechvan 5770
Yerouchalmi, pour Israël et la Tradition, souhaite
Chana Tova 5770, à ses 14573 membres et à tous Charles Enderlin ou la Haine de Soi cliquez Interview décortiquée
Imprimez ou Enregistrez le PDF cliquez sur PDF N°106
AU SOMMAIRE 1. Dossier - Pourquoi l'Humour Juif ? Analyse et... Rire ! 2. Bible & Développement Durable, Dr N.P.
Chapitre 1 : Bible, Homme et Nature3. Obama, étrange Nobel. Décryptage de Michel Gurfinkiel4. Père Desbois, la Shoah : l'oeuvre d'un Juste 5. Idolâtrie et Libre ArbitreSymboliques du Nouvel-An Juif 6. Jean Sarkozy, Dossier Famille, Judaïsme, Népotisme, Talents... 1. Dossier - Pourquoi l'Humour Juif ?Yerouchalmi, basé sur Jacques Le Goff, Pr. à l'Université de Brest, Sonya Lottin et Judith Sandor ("L'humour Juif dans la littérature", PUF). L'humour est indispensable à l'homme, la Thora y fait référence très tôt, avec le rire de Sarah étonnée de concevoir à 90 ans, nommant son fils Its'hak -il rit-, en fondant ainsi le judaïsme sur un... rire ! Rappelons les fonctions importantes du rire : la réaction face aux malheurs, l'aide pour désamorcer les conflits, la salutaire autodérision. Mais, entre rire et humour, les relations ne sont pas si simples : les médias ont dérivé vers un rire bassement commercial. Mais, l'Humour Juif se porte bien ! Cependant cet Humour Juif : existe-t-il vraiment, d'où vient-il, qu'est-ce qui en est la raison d'être, la spécificité, comment a-t-il évolué, où en est-il aujourd'hui? Réponses + quelques blagues juives...Réaction face à l'adversité À l'origine, cet humour ne vise pas le rire, s'il le provoque c'est par accident. Il suppose que l’on soit capable de traiter les choses légères avec gravité et les choses graves avec légèreté : le comique naît alors de la surprise devant la réaction inattendue. L'humour en général, permet, dans ses multiples fonctions - de réagir aux malheurs de l'existence avec sang-froid (ex. ce chauffeur de taxi à Londres sous les bombes, commentant : «quelle chance, pas un seul feu rouge !») - de désarmocer les conflits (ex. en partant, un invité de Churchill prend 5 cigares, en disant «pour la route». Churchill, au lieu de s'indigner «Merci d'être venu d'aussi loin!») - de conjurer le tragique (ex. «Quand la mort viendra, j'aimerais mieux être absent») - de rendre la réalité supportable (ex. «on s'offre du bon temps !» dit au patient alité) - une prise de distance  Le Grand Rabbin au Pape "pour l'argent, vous n'avez qu'à dire que ce n'est pas nous qui l'avions crucifié, mais les arabes..." Satire des dessins antisémites (juifs déicides, affairistes...) Autre Exemple : de Gaulle, destinataire d'un «Mort aux c.ons», répliquant «Vaaste prograamme, Meueussieueur!» – au lieu du désastreux ‘casse toi pauv. c. !’- - une distance par rapport à soi-même ; chaque peuple rit de ses travers ( ex. les Juifs l'âpreté au gain, Groucho Marx «vous donnerez à mon imprésario 10 % de mes cendres») - de ne pas s'identifier totalement à son rôle, d'introduire du jeu entre soi et sa fonction ( ex. Jean XXIII visitant ‘l’Hôpital du Saint Esprit’ et croisant une religieuse émue qui se présente «Très Saint Père, je suis la supérieure du Saint-Esprit» lui répond «vous en avez de la chance, moi je ne suis que le vicaire du Christ !») - de résister aux pouvoirs comme ont su le faire les dissidences (ex. un touriste demande à un jérusolomite «où est cet
endroit, où on va pour pleurer, et où on écrit ses
désirs sur un petit bout de papier?» Et l'israélien répond : «le percepteur, c'est là bas!» Pourquoi un «Humour Juif» L’humour a été une réponse inventée par le peuple juif en réponse à son histoire mouvementée, qu' aucun autre peuple n'a vécu et qui a fondé son esprit et sa conscience. L'humour juif, revenu à la mode avec des figures comme les Marx Brothers ou Woody Allen, est de nature hétéroclite et au carrefour d'influences diverses. Cependant, la plupart du temps, il relève d’un esprit - qui met en valeur le caractère insolite ou absurde de certains aspects de la réalité, - qui dissimule sous un air sérieux une raillerie caustique. - qui a souvent pour victime l'ironiste lui-même (auto-dérision). L'humour fait d'émotion, de piété solidaire, permet de transcender le malheur en montrant qu’y subsiste une parcelle de bien, si infime, et capable, pour une fraction de seconde, de faire sourire. Humour pour ne pas pleurer, qui libère, avec amour, sensible et discret, imprévu et humain, capable de mêler pleurs et rires dans une émotion unique. Formes de l'Humour Juif Le Martien sur Mars : "Cette Planète m'appartient" L'explorateur de Mars : "Bizarre... vous n'avez pas l'air Juif !"
Satire des dessins antisémites (les juifs dominent le monde) Le vrai Humour Juif plonge ses racines dans la Bible, le Talmud, la vie traditionnelle, la longue errance parmi des peuples hostiles. Aucun autre peuple n'a montré autant de complaisance à se prendre pour cible de son humour. Pour exercer leur humour, les auteurs Juifs choisissent de préférence des situations malheureuses avec des variations autour de leurs problèmes (mariage, maladie, mort,, antisémitisme...). Ils attirent attention et pitié d’autrui sur leurs maux qu'ils s'empressent de dédramatiser ensuite par l'humour pour se montrer suffisamment brave. Fruits de leurs diasporas, le mélange des langues (yiddish, hébreu, anglais, français, russe, judéoarabe… ) et un langage spontané et pittoresque, sont aussi source d'humour. L'Humour Juif a d’abord pris les formes d’une autodérision, puis, avec les cultures Yiddish/Judéo-arabe, des formes plus douloureuses d'incertitude existentielle, teintées d'indulgence bienveillante. L'Humour Juif actuel est différent de l'époque Talmudique. A l'origine et jusqu'à l'Emancipation, il est plutôt d'essence religieuse. Les grands maîtres du 'hassidisme ont souvent usé de l'humour pour éduquer les fidèles. Par la suite, l'humour s'est étendu aux différents aspects de la vie quotidienne du Juif dans la Cité. Evolutions de l'Humour Juif1) Période Biblique et Talmudique La Bible et le Talmud ont modelé l'esprit du peuple Juif, les auteurs de parodie ayant pris conscience de leurs ressources comiques (ex. Dans le Talmud, Rabbi Chimon ben Kapara est excommunié 30 jours du fait de son humour envers Yehuda Hanassi). Toutefois, à cette époque, les moqueries restant interdites (sauf envers l'idolâtrie), l'humour y provoque plus un sentiment de soulagement qu’un rire : le pessimisme se transforme en optimisme tragique où le mal devient source de bien avec des artifices verbaux. 2) Période Médiévale Vers le milieu du Xè siècle, le foyer de la culture Juive se déplace de Babylone vers l'Espagne alors sous domination musulmane.avec une ère de paix et un monde extérieur qui pénètre la communauté Juive. A cette époque, l'usage de la parodie marque une évolution significative de l'Humour Juif dans tous les écrits (poésie, contes, fables ou satires) soumis au traitement parodique par usage répété de citations Bibliques ou Talmudiques partielles (dans un emploi détourné du langage religieux, spécifiquement juif). Les femmes, la nourriture, le 'Chlemiel' européen ou 'Ch'ha' séfarade, anti-héros à qui rien ne réussit et qui prend de la distance, en sont les sujets favoris (et le sont restés). 3) Période moderne L’humour Yiddish du Shtetl/Mella'h reste celui d'une communauté, issu du folklore, fortement lié aux traditions religieuses, mais portant les traces d'un regard extérieur jeté sur un monde différent. S'il existe un fond commun entre le rire de Varsovie, de New York, de Tunis, de Moscou ou de Tel Aviv, l'humour Juif s'est diversifié, dans chacun de ces terreaux d'adoption, avec : les contes (Maghreb), les aphorismes (Balkans), les formes littéraires/ciné (USA), les sujets politiques (Russie, Israël). Certaines de ces traditions se sont essoufflées avec la Shoah ou les changements politiques (Russie), d'autres perdurent (en Israël, aux USA, en France, par l'intermédiaire des séfarades). Pour autant, l'Humour Juif n’est nullement en perte de vitesse, et au contraire, explose de vitalité, car après avoir emprunté aux traditions des diasporas, il est capable d'intégrer les affres de l’histoire récente, les nouveautés de la modernité, du judaïsme et des libertés : - Il rebondit sur les thèmes de Société : homosexualité, Espace (ex. Comment mettre les tefilin quand on perd la notion du temps ?), Shoah, terrorisme (ex. La différence entre un terroriste palestinien et une mère juive? Avec le terroriste, on peut négocier), sexe... - Sa cuisine abandonne le knödel du Shtetl disparu pour le falafel de
Tel-Aviv survolté, les börekas de grand-mère pour le Bägel au cream
cheese branché du New York enjuivé… - En réponse, il crée de nouveaux personnages typiques : la snob Jewish Princess, le névrosé façon Woody Allen; le refuznik devenu nouvel immigré; le "frei" israélien, le naïf dont on abuse, les nouvelles formes religieuses (ex : Différence entre un mariage orthodoxe, conservateur, réformé? Au mariage orthodoxe, la mère de la mariée est enceinte. Au conservateur, la mariée est enceinte. Au réformé, le rabbin est enceinte). - Sa vision est plus celle celle d'un individu isolé, entre 2 systèmes de valeurs, pour qui l'humour sera la réponse la plus adéquat à son désarroi que celle d'un homme lié à une communauté (ex. Pourquoi les juives de Paris veulent être incinérées avec leurs cendres au-dessus des Galeries Lafayettes? Pour s'assurer la visite de leur fille 2 fois/semaine). - Quelle est la différence entre une mère non juive et une mère juive avec leur enfant ?
La mère non juive dit "Mange ou je te tue !", la mère juive dit "Mange ou je ME tue !"
- Qu'est-ce qu'un vrai dilemme pour un juif ? Une tranche de jambon gratuite...
- Le Titanic coule... Isaac à Abraham :
"Pourquoi pleures-tu ? Il n’est pas à toi !"
- Les juifs dans les Psaumes louent D.ieu... à défaut de pouvoir l'acheter !
| Conclusions La place sociale ambigüe des juifs est une situation douloureuse devenue un sujet de plaisanterie fort amère et typique de l'humour Juif moderne : auto-ironie amère traduisant les contradictions du Juif solitaire et angoissé qui ne sait plus qui il est, ne peut se regarder qu'avec le regard des autres. Angoisse qui, associée à des thèmes nouveaux comme Shoah et Création d'Israël, caractérise l'Humour Juif moderne. L'Humour Juif correspond in fine à une ‘brisure du Moi’ qui aura permis aux juifs d'affronter une réalité souvent tragique en s'adaptant à un éternel exil, de combattre leurs détracteurs. Il aura été la force du peuple Juif ! Echantillon de blagues juives
- Mendel
et Rachel fêtent leurs 25 ans de mariage et pourtant Rachel ne semble
pas heureuse "Mendel, en 25 ans de mariage, tu ne m'as rien
acheté!". Abasourdi, Mendel : "Mais Rachel, tu ne m'as jamais dit que
tu avais quelque chose à vendre !"
- 3 mères juives parlent de leurs rejetons. La 1ère "mon fils m'aime
tellement qu'il a renouvelé ma garde-robe". La 2ème "moi c'est mieux,
mon fils a renouvelé tout mon mobilier". Et la 3ème, heureuse "Moi,
c'est encore mieux ! Mon fils, il va 3 fois par semaine chez un
monsieur qu'il paie très cher et il ne lui parle que de moi".
- 3 mères juives sont assises sur un banc, pour une fois
silencieuses. Au bout d'un moment, la 1ère pousse un soupir ; après un
moment la 2ème pousse un GROS soupir... Ah NON s'écrie la 3ème, on
avait bien dit qu'on ne parlerait pas des enfants!!
- Bialik, poète israélien, dit à l'un de ses amis pratiquants: «Nous
n'irons en enfer ni l'un ni l'autre. Toi, car tu ne mérites pas
d'y aller; moi, car que je n'y crois pas!»
- Chlomo et David sont tranquillement à Paris, quand ils voient 2
non-juifs avancer. Chlomo, dit David, on ferait mieux de s'éloigner,
ils sont 2 et nous sommes seuls!
- Pourquoi les juifs ont-ils des grands nez ? Parce que l'air est gratuit !
- 2 juifs au bord de la mer sont étendus pour bronzer et dorment presque. Puis la conversation : - Samuel ? - Oui Moché ? - La mer monte. - Achète !
- Un juif téléphone à sa mère : - "Allô Maman. Ca va ?" - "Oui mon fils ça va bien"
... et le fils " Oh ! Désolé, je me suis trompé de numéro... "
- Jacob rencontre Lévi - "Lévi, tu viens de te marier?" - "Oui, j'ai fait mes valises pour partir en voyage de noces". -"Où pars-tu?" -"À Jérusalem"
"Mais Lévi, où est ta femme?" - "Au magasin pour qu'il reste ouvert en mon absence!" |
==================================  2. Bible et Développement Durable par le Dr N. P. "D.prit l'homme et l'établit dans le jardin d'Eden pour le cultiver et le garder" (Genèse II, 15). Cette
gérance confiée par D. à l'homme ne consiste pas seulement à entretenir un capital initial mais inclut une obligation de "Développement". En effet, au départ : « il n’y avait encore aucun arbuste des champs sur la terre, aucune herbe des champs n’avait encore poussé car : » - « il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol » La mission ainsi confiée à l’homme est donc située par la Bible comme réponse à un manque objectif inscrit dans la Création pour qu'elle puisse déployer toutes ses potentialités. Il a donc une obligation de développement et de croissance. - « le Seigneur Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre » Cette obligation est donc conditionnée par la bienveillance divine, elle-même liée aux multiples commandements relatifs à préserver le patrimoine que D.ieu confie à l'homme et à rendre ainsi "Durable" ce "Développement" insistant sur l'injonction initiale : " pour le cultiver et pour le garder" . Ces multiples commandements incluent le respect de la nature (ex. vous ne couperez pas un arbre fruitier en vain) et celui de l'animal (ex. tu ne verras pas ployer sous la charge l'âne sans agir. . Nous reviendrons sur ces notions bibliques juives de Développement Durable dans les prochains chapitres. Vos courriers sur ces thèmes sont les bienvenus yerouchalmi@gmail.com
-------------------------------------------------Pour démarrer, quelques thèmes saillants révélés par les 1ers chapitres bibliques.
Chapitre 1 : Bible, Homme et Nature "D.prit l'homme et l'établit dans le jardin d'Eden pour le cultiver et le garder" (Gen. II, 15). Voici bien une mission clé confiée à l'Homme. L'Homme dont il est question, au long de la Bible est un être
humain comme nous (et pas un hominidé préhistorique), sédentaire, cultivateur ou berger, fondant une famille, faisant la guerre, rendant un culte à l'Eternel... Le premier, Adam, sans passé, est obligatoirement tourné vers l'avenir.
Bible et Géographie...
Le 'Gan Eden' est arrosé par quatre fleuves porteurs de
symboles, au sujet desquels il y a eu de multiples tentatives
d'identifications : le Nil, le Tigre, l'Euphrate...
Ces zones géographiques, de l'Egypte à la Turquie, sont très
riches en vestiges archéologiques, signant une présence humaine
ancienne avec société organisée. C'est le berceau de l'humanité.
Bible, Botanique et Zoologie...
"D.ieu amena les animaux devant l'homme pour voir comment il les nommerait ; et tout ce que l'homme aura nommé, être vivant, c'est là son nom". (Genèse II, 19)
L'homme est donc décrit par la Bible comme un zoologiste qui
a pour mission de nommer et classer tous les animaux ("le bétail, les
oiseaux, les animaux des champs" au verset suivant). Par contre il ne
nomme pas les plantes (créées depuis le 3e jour de la Création, alors
que les animaux sont apparus au 6e jour).
La botanique est donc, dès le début, le parent pauvre des
études par rapport à la zoologie ! Coïncidence étrange, la zoologie a
toujours eu plus de succès que la botanique dans les universités et les
laboratoires, y compris à l'Université Hébraïque de Jérusalem, où la
création du département de botanique est effectivement postérieure à
celui de zoologie, et avec des budgets bien plus faibles. Le
recensement exhaustif de la flore d'Israël fut tardif, ne datant que de
la première moitié du XXe siècle.
(En occident aussi, la botanique fut bien le parent pauvre : les
dessins et planches d'observation botanique étaient considérés comme un
genre artistique mineur, les femmes y excellèrent et ces travaux
artistiques leur permirent d'entrer par la petite porte dans le monde
des artistes-peintres.)
 Bible, Figuier et Vigne...
Le premier arbre nommé dans la Genèse est le figuier : "ils cousirent ensemble des feuilles de figuier" (Genèse. III, 7).
Les peintres de la Renaissance ont souvent représenté cette
scène avec des feuilles de vigne, ce qui est une erreur grossière par
rapport au texte, mais la vigne est tellement chargée de symboles et
d'allégories !
Et voici encore une coïncidence : l'arbre le plus
anciennement domestiqué par l'homme est le figuier ! Des traces de
culture datant de plusieurs millénaires ont été trouvées en 2006 dans
la vallée du Jourdain.
========================================= 3. Obama, étrange Nobel- Décryptage - Michel Gurfinkiel Adaptation Yerouchalmi Le Monde, commentait ainsi ce Nobel de la Paix : «en distinguant Obama sur la foi de ses discours, le jury d’Oslo rompt avec sa tradition». Le prix avait toujours récompensé des actes, jamais des intentions. Soudain, les intentions priment les actes. Afin d'échapper au ridicule de la situation, le Président depuis 9 mois (!), s’est hâté d’y associer la démocrate birmane Aung Suu Kyi. NB - de Rivarol : "Terrible avantage de n’avoir rien fait, mais il ne faut pas en abuser"... L'Idéologie toujours récompensée Le jury Nobel a-il vraiment rompu avec une «tradition» ? Ayant déjà pris la fâcheuse habitude d’attribuer le Nobel de la Paix en fonction d’une idéologie plutôt que des faits, il n’avait plus qu’un pas à faire pour couronner l’idéologie elle-même. Les Lauréats des 35 années 1973-2008, est, à cet égard, révélatrice. Parmi les personnes/organisations ayant reçu le prix (NB : un Nobel peut être dans plusieurs catégories), - 29 sont surtout liées au Tiers-Monde - 19 à des ONG de gauche, écologistes ou d’extrême-gauche - 10 à des Etats/ organisations totalitaires/ terroristes - 6 à l'ONU - 4 à des pays musulmans. 17 lauréats seulement, ont été explicitement honorés pour avoir défendu les valeurs démocratiques et humanistes. Encore faudrait-il en retrancher 5 (Kissinger, Eisaku Sato, Begin, Peres, Rabin), simple faire-valoirs nécessaires de colauréats bien peu reluisants (Le Duc Tho, génocidaire Vietcong (!); McBride, terroriste de l'IRA (!) ; Sadate, instigateur de la Guerre du Kippour (!) ; Arafat, corrompu et terroriste patenté non repenti !!!). Ce qui ramène à seulement 20% les lauréats honorés comme démocrates (12) Sakharov, Mère Thérésa, Walesa, Elie Wiesel, le Dalaï Lama, John Hume, Trimble, Kim Dae Jung, Ximenes Belo, Ramos-Horta, Muhamad Yunus, Marrti Ahtissari. Dangereux fantasmes de l'idéologie primée Derrière ces choix, on retrouve les illusions que, sans doute, Nobel partageait - de «l'arbitrage», selon lequel la paix est affaire de bons sentiments, produit d’une «conversion des cœurs» plutôt que d’un rapport de forces - du sophisme plus pervers des «pacifistes», qui voulaient coexister avec le Reich, et, en 1950/1980, "ne se souciaient de désarmer l’Ouest que pour mieux armer l’Est" (Mitterrand) - du fantasme antinomiste 'à la Badiou' : le Mal serait porteur de Bien, le Bien un Mal déguisé, la liberté un leurre, la tyrannie une liberté, le droit une imposture, la hausse du niveau de vie une paupérisation, la civilisation une barbarie, les Barbares de vrais civilisés. Des Prix Nobel pour... RIEN ! Ces délires se nourrissent de leur inassouvissement ; relisons la liste des lauréats pour se convaincre que leurs prix n'auront in fine servi à rien a) Ont obtenu le Nobel de la Paix, pour leur médiation dans le conflit israélo-arabe : - Ralph Bunche (USA), en 50 - Sadate et Begin, en 78 - Arafat, Rabin et Peres, en 94 - Obama en 2009. Mais, la guerre continue, ce qui signifie que 5 prix sur ces 6 n’auront servi à rien. b) Kissinger et Le Duc Tho, Nobel en 73 pour leurs accords en Indochine. 2 ans plus tard, la guerre reprenait, le communisme y massacrait/ expulsait des millions d’humains. c) Kofi Annan/l’ONU, en 2001, quand éclatait le scandale «Pétrole contre nourriture». d) L’AIEA (Energie Atomique) en 2005, dirigée par l’Egyptien El-Baradei, pour sa lutte contre la prolifération du nucléaire. L'AIEA n’avait pourtant rien fait pour empêcher l’accession de l’Inde et du Pakistan, ni les projets en cours de Corée du Nord ou d'Iran. Décryptage...Pourquoi les juré semblent-ils ainsi perdre tout sens commun? (Plutôt que cautionner le Nobel d'Arafat, exception confirmant la règle, Kristiansen quitta le Comité Nobel en 94). - Quand Nobel, Suédois, créa ses prix à la fin du XIXe, Suède et Norvège étaient sous un même monarque et il voulut confier aux Norvégiens le Prix de la Paix. Oslo n’ayant pas d’Académie prestigieuse, le Comité fut élu par le parlement local, qui, à gauche, élut un Comité de gauche... ainsi depuis un siècle, affectant le Nobel de la Paix! - De plus, l'actuel Comité est dirigé par Thorbjorn Jagland, socialiste, ancien 1er Ministre et des Affaires Etrangères, dont les règnes ont été entachés de scandales, gaffes et prises de position anti-US / anti-israéliennes. Mais, aujourd’hui, on sait surtout que, dans les années 70/80, il était considéré par le KGB comme un «contact confidentiel» - en terme clair, un espion soft -. Voilà qui explique beaucoup de choses !===============================
4. Père Desbois, la Shoah : oeuvre d'un Juste 2 millions de juifs ont été tués comme des animaux : la Shoah par balles. Adaptation Yerouchalmi du discours du Père Patrick Desbois C'est un drôle de prêtre qui remue la terre pour apaiser le
ciel et soigner un secret qui le hante depuis l'enfance. Lors d'une cérémonie en Ukraine, le Père Desbois demanda : «Où sont les morts juifs ?», sans réponse. Jusqu'à ce qu'un
élu le conduise dans la forêt devant une fosse, puis une 2ème… Depuis 5 ans, avec 'Yahad in Unum', il recherche frénétiquement en Biélorussie-Ukraine les fosses communes des Juifs fusillés par les nazis. Leurs voisins d'alors veulent raconter avant de mourir comment ils avaient été réquisitionnés pour creuser et combler les fosses, y transporter les Juifs parfois encore vivants. Yahad in Unum a trouvé
850 sites, la plupart inconnus, établi les
preuves montrant,
sans nul dout, que des hommes/ femmes/ enfants/ vieillards
ont été fusillés en Ukraine-Biélorussie, uniquement car ils
étaient Juifs. Le Père Desbois ouvre avec la Sorbonne, un centre de documentation. Bravo au Père Desbois ! A une réserve près. Son travail s'appuyant sur les témoignages locaux, minimise de facto les responsabilités des populations locales acteurs des dénonciations et fusillades. Il avoue laisser à d'autres le soin de les déclarer coupables, reconnaissant «Sans eux, les Allemands n'auraient pu
commettre ce crime de masse aussi rapidement : ces enrôlés ont
creusé les fosses, participé à l'encerclement des envoyés à
la mort, parfois directement à l'assassinat. Ils refermaient les
fosses, souvent contents des vêtements récupérés». La 'Shoah par balles' et ses témoins Savoir recueillir l'horreur. Les détails. S'obstiner. Tout est filmé.
De l'arrivée dans la rue principale de villages boueux, aux
conversations. Les rares témoins survivants n'ont jamais bougé. Partout,
Desbois traque le «crime. Je cherche à délimiter la scène. Qui était
sur place : les assassins, les auxiliaires, mais aussi les voisins qui
ne pouvaient faire autrement, les curieux, et ils étaient nombreux, ou
encore ceux qui pensaient récupérer quelque chose. Enfin, on trouvait
les réquisitionnés». A l’Est de l’Europe la
vérité de cette Shoah réside dans la conscience des pauvres. Ils veulent que nous
sachions qu’un continent fût transformé en lieu
d’extermination : 900 témoins ukrainiens/biélorusses présents aux fusillades des juifs racontent : " Le ghetto, la longue file des juifs qui marchent vers la mort, puis se déshabillent sans voir les fosses.
On leur ordonne de s'y coucher et quand ils se
calment, on leur tire dessus en rafale ou on les tue d'une balle dans la
nuque. On achève les survivants
par des tirs isolés. Les suivants s'allongent sur les morts". - Ivan, 78 ans, a ainsi raconté à mon équipe en Biélorussie : "chaque fois que les nazis assassinaient des familles juives dans le
Ghetto de Brest, nous, les prisonniers soviétique, étions forcés
d’emballer dans des caisses leurs biens pour
les vendre aux enchères sur le marché : une paire de chaussure, une robe, des bijoux. Après l’extermination du Ghetto, il a fallu faire venir
plusieurs camions pour emmener ces caisses au marché". - Hanna, tremblante, les yeux baissés : "J’ai
été forcée de marcher sur les corps des Juifs après chaque fusillade
pour faire de la place dans la fosse. Puis ma classe de jeunes filles
juives est arrivée et ils ont tiré. J’ai dû marcher sur elles comme sur les
autres". Pourquoi rechercher les tracesPourquoi Yahad-in
Unum s'épuise-t-il à retrouver les fosses de ces Juifs tués par balles? - Tout d’abord pour leur rendre dignité et qu’ils
puissent enfin recevoir un Kaddish, eux qui ont été tués et enterrés comme des bêtes. Au point que les
maraudeurs ouvrent les fosses pour... chercher l’or dentaire ! - Aussi
parce qu’il existe toujours des groupes et individus qui organisent une propagande pour prétendre que la Shoah n’a
pas existé, que c’est un mensonge pour justifier la naissance d’Israël. Pour faire cesser l'odieux négationnisme Il n’y a pas de négationniste sans antisémitisme ; son but :
ôter de façon odieuse toute légitimité au peuple juif. La Shoah fut le fruit noir de l’antisémitisme, péché contre D.et l’Humanité, répétait Jean Paul II. Certains
négationnistes se prétendent catholiques, d’autres président l’Iran ; tous sont issus de la même lignée : l'héritage d’Himmler et Heydrich qui, en juillet 42, avaient déjà décidé de
faire disparaître (déterrer et brûler) les corps des juifs fusillés dans l'ultra-secrète "Opération 1005", mère des
négationnistes d'aujourd'hui ! Ne l’oublions pas! Malheureusement, beaucoup cherchent à ce que nos voix se taisent. Le
sang d’Abel assassiné par Caïn ne cesse de crier vers le Ciel. Nous
ne voulons pas condamner les Enfants assassinés
dans la Shoah au silence, ni construire un monde moderne sur les milliers de fosses communes
inconnues des juifs assassinés. Yahad in Unum, oeuvre pour que, lorsque les
survivants seront rares, le Monde
sache que des Hommes voulurent construire un
Monde en y éradiquant le peuple Juif. Le nouveau Centre de Documentation Ce tout nouveau Centre pour la recherche sur la Shoah à l'Est se trouve à Paris, dans le même bâtiment que le Service des relations avec le judaïsme que dirige le Père au sein de l'Episcopat. Des ordinateurs neufs attendent thésards et historiens agréés par la Sorbonne. Le Pr. Husson y a créé un Master pour établir les éléments permettant de «tenir les négationnistes à distance», basé notamment sur les travaux de Desbois. =================================
5. Idolâtrie et Libre ArbitreSymboliques du Nouvel-An Juif
Le Nouvel An Juif 'Roch Hachana' est l'anniversaire de la Création de l'homme:
- L’homme s’y souvient de D.: référence au monothéisme juif et ses
interdictions de l'idolâtrie (le rituel permet d'en préciser des
contours).
- "D.ieu s’y souvient" de l’homme, concept qui mérite d'être explicité.
- Ce "souvenir" a, parmi ses objectifs, de juger les hommes,
dans leur individualité, sur “les actions de leur mission et les plans
qu’ils ont dans leur tête”. Ce qui fait référence aux notions de
‘destinée’ et de ‘libre arbitre’, qui sont, contrairement aux
apparences, aussi peu contradictoires que peuvent l’être inné et acquis
ou conditions de l’enfance et réalisations de l’adulte… Le Rav Uriel Avigès anime la Yechiva du Rav Feinstein à New
York. Ce français, réputé en méthodes halakhiques, est féru en pensée
juive. Pensée qu'il confronte aux philosophes
de la modernité et enseigne aux francophones de New York.
Nous devons à Yossi Perez de pouvoir en disposer sur un site. Adapté par Yerouchalmi ================================== A. Monothéisme La Bible
rapporte son interdit de l’idolâtrie à celui d’un "service étranger"
consistant à révérer autre chose que le D. unique qu’elle décrit. A1 Maimonide et l’idolâtrie Maimonide confirme dans ses 2 1ers chapitres du Michné Thora "Le
commandement relatif à l’idolâtrie consiste à n’adorer aucune créature
: ange, sphère, étoile, 4 éléments, ni aucune combinaison
des précédents. La Bible a mis en garde de n'adorer aucun des 'Intermédiaires' entre l’homme et D.ieu, aussi puissants fussent-ils. Cela, même si celui qui leur rendrait un culte, gardait à l’esprit que l’Eterne.l est D.ieu". A2 Utilités ou Dangers des 'Intermédiaires' ? Cette interdiction de révérer des 'Intermédiaires' pose de multiples problèmes à la pratique du judaïsme, du fait même de leur rôle si particulier : - A2.1 Intermédiaires : les ‘Anges’. La
Tradition prescrit certaines prières adressées aux Anges, telles les
‘selihot’ lues autour de Roch Hachana dans le rite ashkénaze ou des
prières du vendredi soir (“Barkhouni leChalom”), que, même le Gaon de
Vilna évitait, les considérant comme des prières idolâtres (en restant
bien isolé cependant dans sa décision). - A2.2 Intermédiaires : les ‘Justes’ décédés. Question
similaire sur la coutume (pourtant validée par le grand décisionnaire
ashkénaze, le « Ramah »*) de prier à la veille de Roch Hachana sur les
tombes des ‘Justes’ pour une intervention en notre faveur. *Le
Ramah se basait sur le Midrach soulignant que l’un des explorateurs
envoyés par Moïse en Israël, Caleb (seul avec Josué à s’y être bien
comporté) avait prié sur les tombes des Patriarches à Hébron.
A2.3 Intermédiaires : les Sonneries du ‘Chofar’ La prière la plus ancienne du rituel juif (-1000, 1er Temple) est celle ajoutée à Roch Hachana ou ‘Moussaf’, qui, dans ses 3 parties, évoque D. en terme a) de Royauté ou ‘Malkhouyot’, b) de prescriptions bibliques de 'Mémoire' et commémorations ou ‘Zikhronot’, c) de significations des Sonneries de la Bible ou ‘Chofarot’. Les deux 1ers items ne font pas l’objet de débat talmudique, mais les sonneries de corne de bélier du Chofar, dont le rapport
à la notion de Royauté divine restent discutables : - Rabbi Yo'hanan pense que le Chofar n’est qu’un simple instrument
permettant à l’homme de prendre conscience de D., "le
réveillant de sa torpeur". Cela, par des sons de sanglots qu'on doit se
garder de confondre avec une quelconque notion de Royauté divine. - A l’opposé, le grand Rabbi Akiva, que la Loi juive suivra in fine, va jusqu’à dire "qu'on ne peut évoquer pleinement la royauté de D. sans sonner le Chofar". - A2.4 Intermédiaire le ‘Discours’ transforme l’homme en objet Walter Benjamin (philosophe, traducteur littéraire, critique d'art de la 1è moitié du XXè siècle), se basant sur Freud, assigne aux récits le rôle de filtrage des agressions
pour permettre au psychisme de se reconstruire après des traumatismes.
Il en déduisait que le discours médiatique est d’autant plus vital que
la violence sociale imposée au psychisme est grande. (NDLR : voir après les suicides à France Télécom, le besoin vital de discours de son Etat Major). De ce fait, la vie urbaine anonyme, la violence de la technologie renforcent le besoin de discours médiatique pour en protéger les individus. Mais, comme pour les intermédiaires évoqués, leur utilité s'accompagne de dangers : dans ce cas, le discours médiatique ne s’adressant à personne en particulier, gomme l’individu dans son essence, le transformant en simple objet. L’homme moderne ne peut plus percevoir les choses par lui même : il est obligé de les voir par l’intermédiaire
d’une mise en scène (ex :
la sensation de luxe procurée par un parfum dépend de la
publicité qui a conditionné l'association d’idée sans rien de
naturel).
A3 Extension du concept d’idolâtrie - Désir du Désir Le Discours, le Spectacle : pour dépasser le réel ! L'homme sait que son
acquisition de l'objet du désir mettra fin au désir et au plaisir qu’il en attendait (il
n’est qu’à voir l’ennui de l’homme consécutif à l’acte
d’amour ou de la femme dans les mois post- accouchement). Ainsi,
le goût de l’homme pour le désir dépasse celui qu’il a pour l'objet du
désir, et est même dépassé par son désir du désir... Ainsi, peut-on concevoir, à l’inverse de Freud/ Benjamin, que les intermédiaires sont recherchés pour eux-mêmes plutôt que pour d'autres finalités
: la médiatisation et la mise en scène de notre monde deviennent des finalités plutôt que des intermédiaires ! Le but devient le spectacle, dont la finalité est alors de transcender le réel ! (NDLR : cf. Roger Gérard Schwartenberg et ses thèses de "l'Etat spectacle" écrit au début des années 80, confirmées depuis par de nombreux ouvrages). L’importance accordée aux discours médiatiques, à la publicité, au “show” conduiraient le désir à transcender la matière, relèveraient d’un acte religieux ou… d’une idolâtrie !
A4 Monothéisme : Conclusions Cette acception complète celle de
Maimonide (idolâtrie = servir ce qui n’est pas D.), en y
associant toute tentation d’accorder une transcendance là ou
il n’y a que matière. - L’idolâtrie commencerait alors lorsque l’on pense qu’un objet matériel (statue, étoile, simple montre…) dépasse le réel et transcende la matière. *Ce qui explique, que, contrairement au Gaon de Vilna, le judaïsme en exclut l’orant qui adresse ses prières à l’Ange ou à l’âme du Juste,
entités purement spirituelles qui ne se manifestent pas dans la matière
(ex : l’ange est perçu comme une ‘valeur’, chaque valeur serait figurée
par un ange, son image). - Le Talmud considère que 'le son des sanglots' dépasse les mots et le discours : le Chofar serait alors sonné pour montrer que la matière existe avant les mots et sans même être médiatisée par un quelconque discours. C'est-à-dire pour montrer qu’il n’y a pas de transcendance dans la matière.
*Le Chofar serait essentiel pour affirmer que la seule
transcendance est celle de D, et qu’il est donc le seul ài règner. On comprend dès lors, pourquoi Rabbi Akiva pensait "qu'on ne peut évoquer pleinement la royauté de D.ieu sans sonner le Chofar".
B. Destin et Libre-Arbitre Le ‘Moussaf’ de Roch Hachana évoque D.ieu en terme de : a) Royauté ou ‘Malkhouyot’, b) prescriptions bibliques de 'Mémoire' et commémorations ou ‘Zikhronot’, c) significations des Sonneries de la Bible ou ‘Chofarot’. B1 Les Zikhronot ou la Mémoire La Mémoire et la commémoration humaine associée comportent 2 étapes : - Une étape ‘préverbale’,
où sans être capable d’inscrire l’objet du souvenir dans un récit, on s’en souvient vaguement, selon des sensations, quasi-inconsciemment. Cette étape préverbale exprime le souvenir comme une semence
plantée en nous qui évoque une partie “mâle” du souvenir sous-tendue
par le vocabulaire hébreu retenu : le mot ‘zecher’ / ‘souvenir’ désignant aussi ‘zachar’ / ‘masculin’. - Une seconde étape 'd'expression', où on est capable de
raconter l’objet du souvenir. Cette étape d’inscription du souvenir
dans un discours, le place dans le domaine public, l’excluant
du ‘moi’ intime*. Le mot hébreu ‘nekevah’ / ‘expression’ désigne aussi le ‘féminin’, en faisant le complément nécessaire à l’étape préverbale, quant à elle, figure du masculin ! *C’est
ainsi que l’aveu verbal de la faute est apte à mettre une distance
entre l’individu et sa faute, forme première de la repentance
-‘techouva’-. B2 Les Malkhouyot ou Royauté D.ieu aurait inversé ces 2 étapes pour son intervention dans le monde : pour Lui, la partie ‘Nekevah’ ou “exprimée” du 'souvenir' existerait avant sa ‘réalisation’. - L'étape d’expression préalable du plan divin, est indispensable pour la préservation du libre-arbitre de toute intervention divine soudaine : selon le Midrach, étaient ainsi prévus, avant la Création, les dix plaies, la Sortie d’Egypte, le Don de la Torah… - Ce n’est que lorsque D. créé le monde à Roch Hachana, qu’il fait advenir ce plan dans la réalité : on parle alors de ‘zecher’ / ‘souvenir’ étant dans le ‘zachar’ / ‘masculin’. Ce couple évoque un mariage : celui de sa destinée historique avec ses désirs.
Ceux-ci peuvent améliorer le destin si le ‘bien’
l’emporte sur des tendances au ‘mal’ ou le
dégrader / conduire à une inscription dans le ‘livre de vie’ ou dans
‘le livre de mort’... On comprend ainsi le tandem 'Souvenir & Justice', évoqué à Roch Hachana : le ‘souvenir’ évoque notre destinée et est inséparable du ‘jugement’ qui évalue notre manière de l’assumer (dans un contexte de libre-arbitre).
B3 Les Chofarot ou Sonneries Cette partie du ‘Moussaf’ associe deux conditions à la réalisation personnelle de l’homme symbolisée par les sonneries du Chofar de Roch Hachana : a) le développement spirituel (Don de la Torah) b) la réalisation de l’histoire universelle (venue prochaine du Messie) L’homme demande à D. de réaliser dans le présent les mérites passés et futurs. B4 Destin et Libre-Arbitre : Conclusions
Dans les parties de la prière ‘Royauté’
et ‘Mémoire’, la ‘mémoire de D.’ et celle de l'homme fonctionnent de
manières symétriques : l'homme se souvient inconsciemment de ce que ‘D.
exprime’, et l'homme exprime ce dont ‘D se souvient’ en réalisant dans
le présent. Dans la partie ‘Sonneries’, le ‘souvenir de D’
et celui 'de l'homme’ fonctionnent en parallèle : l’homme se
‘souvient’ du Don de la Torah et fait revivre ces événements en lui ;
parallèlement, D. réactualise le dévoilement qu'il y avait dans ces
événements. Roch Hachana est ainsi appelé "Jour du Souvenir", 'Yom haZikaron'. L'homme s'y rapproche de D. par le 'souvenir' évoquant sa destinée et inséparable du ‘jugement’ qui évalue sa manière
de l’assumer dans un contexte de libre-arbitre.
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6. Jean Sarkozy, Dossier Famille, Judaïsme, Népotisme, Talents... Tout savoir sur Jean Sarkozy, au destin prometteur... Malgré l'adversité et de multiples activités... Jean Sarkozy (Nagy-Bocsa) est le deuxième fils du Président Sarkozy et
de Marie-Dominique Culioli. A juste 23 ans, il est depuis 18 mois
élu Conseiller Général (alors le plus jeune de France) et dirigeant du
Groupe UMP des Hauts-de-Seine. Baptisé catholique avec Brice Hortefeux comme parrain, ce jeune homme a déjà surmonté l’adversité : - il a 10 ans quand ses parents divorcent - il est élevé par sa mère, atteinte d’un cancer depuis déjà 4 ans. Ces
conditions difficiles, associées à des occupations intenses dans le
théâtre et la politiques dans lesquelles il excelle, l’amènent à
échouer en Khagne à Henry IV et à s’inscrire en Droit où il redouble
chacune de ses deux années de Licence. Un animal politique !
Pragmatique et fin politicien il n’hésite pas, lors des élections
municipales, à rejoindre le dissident UMP Fromantin à Neuilly, alors en
passe de triompher du pistonné énarque et politiquement nullissime
David Martinon, alors terne porte-parole de l’Elysée. Il
emporte ensuite la Présidence du Groupe départemental UMP contre le
candidat soutenu par le non moins terne Devedjian.
L'EPAD
La compatibilité du job avec la nécessaire poursuite de ses études, son
jeune âge (23), sa faible formation posent problème pour un poste aussi
lourd - économiquement : des milliards sont en jeu à chaque grosse décision
- politiquement : les redistributions aux partis politiques et
syndicats sont complexes, illégales… mais nécessaires à la
démocratie en l’absence de réel engagement citoyen !
Marié à Jessica Sebaoun Il vient de fêter son 1er anniversaire d’un sobre mariage*
avec la jeune Jessica Sebaoun, héritière de la famille Darty,
amour de jeunesse, qu’il fréquentait depuis 6 ans à Neuilly. Elle est la nièce de la romancière Amanda Sthers,
ex-épouse de Patrick Bruel. *Jessica,
sobre, avait choisi ses sœurs, Leslie et Oriane comme
témoins, et Jean, ses amis d’enfance E. Godart et E.Trinh. Le dîner eut lieu au Giullo Rebellato’ du
16è. Le Président avoua "être très content que Jessica fasse
partie de la famille, car c'est une femme très courageuse. Elle ne
parle pas beaucoup, mais n'en fait pas moins. Je vous souhaite
d'avoir beaucoup d'enfants". Jean Sarkozy et le Judaïsme Les sites antisémites /antisionistes n’ont pas manqué l’occasion de
cibler la collision judaïsme -pouvoir et
« Sarkozy, les juifs et Israël » (lire l’excellent livre de
Freddy Eytan).
Jessica, concernée par Israël et le judaïsme, n’a
pas manqué de faire découvrir la richesses des traditions et pratiques
à son catholique époux. Celui-ci n’a, malgré son implication
dans la découverte des sources juives, et malgré les bruits,
jamais pensé se convertir au judaïsme : «j'ai démenti
la volonté qui m'était prêté de me convertir au
Judaïsme, car cette rumeur prenait des proportions engendrant beaucoup
de haine, voire antisémite. Ce sont des procédés intrusifs, du ressort
de l'intime, pas de la vie publique». Certes, il a
aussi appris quelques bases en hébreu et fait quelques voyages en
Israël, où il a visité les aspects tant juifs que chrétiens du pays.
Les origines Juives des Sarkozy Un grand père du Président était d'origine juive :
Aaron Beniko / Benedict Mallah, père de sa mère Andrée Mallah -photo-, elle-même de mère catholique, l’infirmière Adèle Bouvier. C’est ce grand-père qui, en l’absence du père de Nicolas (parti
du domicile conjugal lorsqu’il avait 4 ans), va élever en grande partie
le futur Président… C'est par lui que Jean Sarkozy a un arrière-grand-père juif et compte des rabbins dans ses aïeuls* ! *Le
père du grand père Sarkozy était, joaillier, son oncle Moïse, rabbin et
éditeur du journal grec ‘L’Avenir’. Ses cousins incluent Acher Mallah,
sénateur grec, cofondateur du Technion et Peppo
Mallah, sénateur et 1er Consul d’Israël en Grèce. Durant
la Guerre, la famille Mallah de France se cache en Corrèze, tandis que,
comme la quasi-totalité des juifs de Grèce, la plupart de sa branche
restée salonicienne périt dans la Shoah. Un fils pour Jean Sarkozy et Jessica Sebbaoun Le jeune couple modèle attend un garçon pour la fin d’année, après 15 mois de mariage. C’est le statut religieux de l’enfant qui est encore incertain car, aux
yeux de la loi juive, il est à 100% juif (né d’une mère juive), mais
que, se poseront les problèmes de son éventuelle circoncision et de son
éducation religieuse. Il est à parier que les parents lui laisseront le choix à sa majorité en l’éclairant sur les deux religions.
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