Les jeunes hommes disposaient de nombreux endroits pour une année d'études juives en Israël après Bac ou études
en ambiance sioniste, religieuse, ouverte, en milieu israélien.
. Les JEUNES FILLES AUSSI avec YE'UD à Jérusalem . Cours, ateliers, groupes de réflexion, études sur texte, visites…
avec des Professeurs de haut niveau (Article 6 ci-dessous) :
- Bible, Paracha, Midrach - Pirké Avot, Rachi, Kouzari, Maïmonide
- Initiation au Talmud, à la Hassidout, Philosophie ou Mystique juive,…
- Halakha/Loi orale, le Chabat, Raison des Mitsvot,…
- Renforcer positivement sa personnalité (ses Midot),...
- La Femme, Le Couple, Relation à autrui, Ethique juive/médicale…
- Hébreu, Histoire Juive, Shoah, Israël et Sionisme, Pensée du Rav Kook .
Son équipe a enthousiasmé le Grand Rabbin de France, le Consistoire, le Dptt Education du FSJU, l'Agence Juive, les Mouvements de Jeunesse, Lycées (Hirsch, Yabné, Leven, Maimonide)
..
CONTACT : Ruth Pasder, Dir. du Dpt Français 00 972 2 644 90 10 ruth@midreshet-yeud.org.il ou office@midreshet-yeud.org.il
|
23/6/09-YEROUCHALMI®N°97-1er Tamouz 5769Hodech Tov à nos 10741 membres pour Israël et la Tradition
. AU SOMMAIRE Imprimez ou enregistrez le PDF en cliquant sur PDF N°97 1. Les "Juifs Alibis" et la Haine de Soi
2. Petit-Ohayon, Ministre de l'Ecole Juive3. Décrypter les Crises du Moyen Orient, Gilles Kepel4. Récits du Kotel au 19è : de l’antijudaïsme au Sionismepar Elliott Horowitz, Professeur de l’Université Bar Ilan5. René Lévy, pourquoi le lire ? Passionnant
«La Divine Insouciance. Des doctrines de la providence chez Maïmonide» (Verdier)6. Les jeunes filles aussi... avec la Midrasha YE'UD==================================
1. Les "Juifs Alibis" et la Haine de Soi
Posant avec Dieudonné pour écarter les accusations d’antisémitisme, ce pseudorabbin (la tenue est là pour ça) et pseudojuif (il s’agit d’un dingue belge ex-allemand de l’est, converti au judaïsme) nous a rappelé qu’une catégorie s’est développé ces dernières années : le juif alibi. Adapté par Yerouchalmi de Serge Mazouz, HachomerQui sont les "juifs alibis" ?
1. Dans cette catégorie, de rares juifs intellos signant les appels anti israéliens primaires à la joie de leurs auteurs, à qui ils permettent d’échapper aux accusations d’antisémitisme…
2. Notons ces 2 points les caractérisant :
- a) ils sont quelques uns : Finkelstein**, Grossman, Amos Oz, Rony Brauman, le Pr Kahn, Eric Hazan. Ou encore, les psychiatriques en haine de soi (et plus pour ceux qui les connaissent personnellement) : Amira Hass, Michel Warshawski, Shlomo Sand …
- b) en symétrie, rien, mais absolument rien de tel, côté Islam !
**Ses contestables thèses basées sur de solides travaux seront analysées prochainement.
3. Ils rappellent sans cesse leur judéïté (ex. ce titre de Brauman et du Pr Kahn «Nous juifs contre les frappes d’Israël»), comme pour mieux souligner leur rôle d’alibi, bien malgré eux d’ailleurs mais à la manière d’un Bilam biblique qui dit le vrai, mais malgré lui..
Pourquoi diantre s'occupent-ils d'Israël?
Si prompts à haïr Israël et la grande majorité de ses habitants pour défendre les «pauvres palestiniens», on ne les a jamais vus défendre la moindre cause aux côtés de ceux qu’ils revendiquent soudain comme leurs frères juifs ! Et aucune cause humaniste qui ferait pourtant partie de leur idéologie comme celle des juifs d’URSS, des juifs éthiopiens...
Pis encore, ils ignorent de étonemment des causes100 ou 1000 fois plus importantes que celles des palestiniens, comme pour mieux focaliser le monde sur la détestation de « l’Etat juif »… Comme si les juifs n’avaient pas assez dégusté par le passé ! Quid du Darfour, de l’Arménie, de l’Ukraine, du Sri-Lanka, de l’Iran, de la Corée du Nord tous aux milliers de morts, lapidés, opprimés, de femmes opprimées, dans une pauvreté sans nom !
Contre Israël, l'Etat des Juifs de l'ONU
Comme les antisémites, ces ‘juifs alibis’ dénoncent avec extrême virulence «l’état juif/ les exactions sionistes», créant un distinguo entre ‘bon juif’ qui dénoncerait Israël et ‘mauvais juif ‘qui le soutiendrait’ ! Ces attaques remettent en question de l’existence même d’Israël :
- peu souvent sous forme explicite,
- toujours sous forme implicite : comment Israël resterait-il l’Etat des juifs, tel que créé par l’ONU? En effet, si les Arabes y étaient majoritaires, ils pourraient voter des lois annulant son caractère juif ou de pays pour les Juifs du monde, ou le réunifier avec l'Etat palestinien.
Une bonne solution doit prévenir les frictions, et donc, en voulant accorder aux Palestiniens le droit de retour, ces juifs alibis ne militent pas pour la paix mais pour la guerre.
Chaque peuple veut léguer
aux générations ses valeurs, sans être pour autant raciste. C’est pourtant au seul peuple juif que ces juifs alibis veulent dénier
ce droit (leur idéologie trouve sympathique toutes
les causes régionales, cultures, langues du monde !)
Avec les ennemis d'Israël... leurs ennemis aussi !
Ils vont au delà des positions des amis des palestiniens tel un David Grossman, qui, n’hésitant
pas à voir en Obama ou Kouchner des proisraéliens, juge : «qu'il n’a opéré qu’un compromis entre
angoisse, autojustification, faiblesse. Qu’il ne répond pas aux
demandes des Palestiniens. Qu’il n’a pas parlé avec 'courage et
honnêteté' , ni convaincu personne sur ses ambitions
de lutter pour la paix». Au point qu’ils sont les invités des médias islamistes, sans voir qu’ils sont récupérés par les antihumanistes, leurs propres ennemis, tel un Besancenot manifestant contre Israël avec antiféministes islamistes et femmes voilées !
Ces «juifs alibis» renversent l’image Juifs/Nazis et à faire porter à la victime le poids de la culpabilité du bourreau, phénomène bien connu des psychiatres. Ex : Pr. Nouschi «je ne vois pas de différence entre vous et ceux de l’Allemagne Nazie» ; l’ambassadeur Hessel «l’offensive israélienne contre Gaza est un 'crime contre l’humanité'» ; l’éditeur Hazan «ces événements sont ce qui est advenu de plus grave pour les juifs depuis Auschwitz»… Comme le souligne Serge Mazouz : au Juif de Sartre qui se reconnaissait comme tel devant l’antisémitisme, succède le «juif alibi» qui se reconnait comme tel uniquement dans sa détestation de l’Etat juif et de sa grande majorité d’habitants.
=================================
2. Petit-Ohayon, Ministre de l'Ecole Juive
Directeur du Dpt Education du FSJU . Auteur "Des provisions pour la
route, l'éducation Juive de demain" (Biblieurope). Belle Préface du Grand Rabbin de France, G. Bernheim


La belle oeuvre de Petit-Ohayon Ce père de 3 enfants, marié depuis un quart de siècle dirige les destinées de l'Education Juive de France. Etudiant à la Yechiva du Rav Botchko alors à Montreux, puis en
Hébreu et en Pédagogie, il enseigne la pensée juive pendant 10 ans,
avant d’intégrer le FSJU pour aider Prosper Elkouby à lancer l’Institut
de Formation A. Neher. Il coordonne et fournit des moyens aux
écoles juives de France et dirige
«Hamoré», destinée aux éducateurs juifs.
Son but : permettre l'accès à
l’école juive de son choix, dans des conditions optimales de qualité et de logistique. Récompensé par les "Palmes Académiques" remises par son ami le Ministre X. Darcos, il dirige avec l'admiration des acteurs, fournissant à chaque
établissement les conditions pour s'améliorer dans le respect de son
identité propre.
Il s'inspire et écrit sur : Maïmonide, Maharal de Prague, S.R. Hirsch, Buber ou Korczak.
Son dernier livre sur l'éducation Juive de demain "Des provisions pour la
route" (en réf. Josué et Psaumes), insiste sur la préparation des parents et enseignants pour aider les jeunes à préparer leur avenir. En soulignant bien que la famille a aussi un rôle clé de transmission des valeurs Juives auxquelles il faut donner le goût aux jeunes par la révélation de leurs points forts. Fort de sa riche expérience, l'auteur fournit de précieux outils pédagogiques et veut éviter le repli communautaire, les excès d'Internet, la violence, le rejet de l'autorité... Tout en rappelant que l'éducation, incombe, comme l'enseigne la Bible, d'abord au Père (ou à la famille), il insiste sur la notion d'équipe famille/enseignants, en montrant comment celle-ci peut concrètement fonctionner.
Son Discours pour ses "Palmes Académiques" (adapté)Bonnes Relations Ministère / FSJUMerci, M. le Ministre Xavier Darcos : votre présence est
un signe fort de soutien, pour le réseau de
l’enseignement juif en France. Ensemble, nous avons à renforcer un partenariat dans les 13 académies des écoles juives. Ecoute, respect et confiance font progresser la prestation
éducative, permettant à nos élèves de s’inscrire dans le projet citoyen et républicain de la France. La loi distingue l’enseignement général du religieux, mais cela ne
signifie pas que leurs valeurs morales, humanistes et sociales ne
sont pas en relation. C’est avec ces
multiples approches que nous formons dans nos écoles le citoyen de
demain.
Que la culture de
Japhet réside dans les tentes de Sem
Le texte biblique présente la relation entre ces valeurs : «
Que D. étende Japhet et qu’il réside dans les tentes de Sem». Noé s’adresse à ses fils : Sem et Japhet.
- Japhet, père de
la civilisation occidentale, par son petit-fils Yavan
(Grèce), dérive du mot 'Yaphé' / Beauté. Pour le Talmud Meguila : «La beauté de Japhet sera
dans les tentes de Sem. Qu'y a-t-il de plus
beau chez Japhet que
le Grec ?». C’est pourquoi les Sages ont permis la traduction de la Bible en Grec. C'est aussi pourquoi S.R. Hirsch étendait cette vision aux
beaux-arts / littérature /science, nouveaux
atours de la société occidentale.
- L'autre fils Sem, signifie le Nom, appel vers la transcendance (par
excellence c’est celui de D). Ses enfants défendent
les valeurs de la spiritualité / métaphysique.
La voie ainsi tracée pour les descendants est celle de la
rencontre - accueil de l’un par l’autre :
que la belle culture de
Japhet puisse résider dans les tentes de Sem.
C'est Japhet -esthétique/savoir - qui réside chez Sem !.
Pourquoi, à propos des relations Occident /Orient, la relation doit-elle s’instaurer dans ce sens et pas
dans l’autre? Que signifie résider ? Quelle est la symbolique de la
tente ?
- 'Résider' en hébreu exprime l’idée de présence, plus qu’une résidence passagère.
- Résider
dans la tente ce n’est pas se réfugier pour y trouver solitude ou sécurité, mais, comme pour Jacob ou Abraham, un lieu
d’étude, ouvert. La Tente n'est pas comme la Maison, qui protégée par des murs, coupe
du monde et renforce l'individualité ou la
certitude. Pour la Bible, l’acquisition du savoir risque de conduire l’homme à se
croire supérieur, voir à se prendre pour D. Le fait de
s’installer
dans la Tente permet, par l’expérience de la fragilité, de ramener le
savoir à sa fonction de vecteur d’un bien à
échanger/transmettre.
-
C’est bien à Japhet, héros de l’esthétique et du savoir, de
résider dans la Tente de Sem. Pour qu'il y fasse l’expérience de
la précarité /modestie. La quête du beau/ de la
science devient un moyen d'améliorer
l’être en le confrontant à autrui
et la transcendance.
Ecoles Juives et sous Contrat Nos 'écoles juives sous contrat', sont des Tentes de Sem, des lieux où
l’on développe la modestie, l’étude biblique et talmudique, afin que l’homme ne se prenne pas pour le
nombril du monde. Pour que l’étude ne devienne pas isoloir elle
doit accueillir la
démarche de Japhet pour lui permettre un
enrichissement mutuel.
Je me suis toujours senti investi par cette mission entre ces sphères qui ont parfois du mal à
comprendre leur complémentarité ; dans ma vie, mes livres, mes
cours, ma carrière, je favorise la rencontre entre elles. Je remercie Dominique Vincentelli-Méria, Conseillère du Ministre, à l’initiative de cette
décoration, d'y avoir été sensible.
Remerciements (abrégés) : Je voudrais associer à ces Palmes, mes parents (ZL), ma femme et mes enfants, qui, grâce à leur vivacité, m'aident progresser en repoussant les dangers de la
certitude, et mes Maîtres. Et, David Saada (DG
du FSJU), le département et Myriam Cohen, mes collègues du FSJU, les chefs d’établissements et Prsdts des écoles. Et au Ministère : Rolland Jouve, Michel
Delacasagrande, Patrick Allal et leurs équipes.
C’est par le
dialogue que l’on déplace les montagnes. Il y a encore tant à faire pour permettre aux
enfants de préparer demain et pour construire l’école de leurs enfants.
================================== 3. Décryptons les Crises du Moyen-Orient, Gilles KepelG. Kepel est Dir. My-Orient Méditerranée à Sc. Po et Politologue, spécialiste de l'Islam.
Auteur de "Les Banlieues de l'islam" (Seuil) et "Terreur et Martyre" (Flammarion).
Adaptation de ses analyses par Yerouchalmi3 axes de crise structurent le Moyen-Orient, qui ont chacun leur logique propre. Mais leur imbrication en fait une problématique fort complexe du système
international :
A. le Levant, autour des conflits israélo-palestinien et libano-syriens (qui contrairement à Kepel n’en est pas le prolongement), B. le Golfe, autour des hydrocarbures et des antagonismes irano-arabes/sunnites-chiites, C. la zone Afghanistan-Pakistan (AfPak), où la montée en puissance des Talibans menace tant l'OTAN en Afghanistan que la cohésion de l'Etat pakistanais.
Obama s'adressant au monde musulman doit prendre en considération tous ces enjeux.
A. Conflits du Levant1. Les blocages israélien et palestinien caractérisent l'axe de crise du Levant
: Netanyahou met des conditions aux 2 Etats et refuse le gel des implantations.
Les Palestiniens sont divisés :Fatah/Cisjordanie, Hamas/Gaza refuse de reconnaître Israël.
Ces 2 factions sont si affaiblies qu'elles sont devenus l'objet d'une bataille d'influence où Egypte et Arabie Saoudite d'un côté, Syrie, Qatar et Iran de l'autre, poussent leurs pions.
2.Le Liban cristallise la crise du Golfe. Plus que jamais attentif à l'Iran,parrain du Hezbollah, le plus puissant parti libanais, y compris par la démographie, et à Riyad qui elle soutient le parti sunnite de la famille Hariri, tandis que les chrétiens se divisent entre ces 2 camps.
3. La Syrie reprend des pourparlers avec Israël sous l'égide turque et fait des ouvertures à l’Occident. Mais,elle ne peut renoncer à une alliance avec l'Iran, le Hezbollah et le Hamas, qui conforte son pouvoir de médiation éventuel.
B. Le GolfeCes conflits cèdent la primauté à l'axe du Golfe dont les enjeux sont considérables avec
a) 20% du pétrole mondial qui transite par Ormuz ; b) les risques sur la stabilité de l'Arabie Saoudite et des EAU, 1ères économies arabes et gros investisseurs de la planète.
Par ailleurs, les intérêts conflictuels du Golfe sont en 1ère ligne en Palestine comme au Liban, avec de gros moyens financiers pour faire triompher ses vues.
1. La résolution du chaos irakien et le retrait des troupes US s'inscrivent au coeur de la crise du Golfe. Qui résulte de l'échec de Bush à faire un Irak pro-US, gouverné par une majorité chiito-kurde sans contentieux avec Israël et joker d'un New Moyen-Orient.
2. L'élection d’Ahmadinejad, il y a 4 ans, fut l'occasion pour l'Iran de pousser le nucléaire car les USA avaient besoin de la neutralité des milices chiites irakiennes alliées à Téhéran, face à une guérilla sunnite. Ahmadinejad s’est fait le champion de l'antisionisme dans la rue arabe, mais la situation économique de l'Iran est désastreuse : embargo international, corruption, gabegie, inflation qui paupérise une population lassée. La réintégration de l'Iran est le pari le plus risqué d’Obama, au vu de la multiplicité des intérêts contradictoires.
3. Avec sa main tendue à l'Iran, Obama cherche une résolution globale de cette triple crise du Moyen-Orient. Plus réceptif à l'offre US, aurait été le 'réformateur' Moussavi qui visait une hégémonie avec un Iran "présentable" pouvant exercer des pressions sur le Hezbollah et le Hamas, pour des compromis au Liban et dans le dossier israélo-palestinien.
Cependant, cette ouverture à l'Iran suppose que n'y mettent pas d'obstacle les capitales arabes, autant inquiets qu’Israël d'un Iran nucléaire.
C. Afghanistan-Pakistan (AfPak)La zone AfPak, 3è axe de crise, s'est imposée comme un obstacle à l'ampleur imprévue.
1. Le Djihad Afghan des années 80, financé par les USA et les Etats arabes pour vaincre l’URSS et contrer une révolution iranienne en expansion, a enchevêtré les problèmes de cette région et ceux du Moyen-Orient. Tout comme Ben Laden et Al-Zawahiri, enfants de l'Arabie et de l'Egypte qui, avec le 11/09, ont lié Afghanistan, Golfe, Palestine
et les USA.
2. L’Occident a affaibli les Talibans (en rétorsion), mais distrait par l'Irak, les a laissés forts et menaçant ses soldats comme le gouvernement afghan. Le pari d'Obama consiste à y achever l'éradication des Talibans et d'Al-Qaida pour résoudre cette crise AfPak et avoir les mains totalement libres dans les 2 précédents axes de crise : Golfe et Levant.
3. La faiblesse du gouvernement, les divisions de l'armée, ses interventions ravageuses pour les populations civiles, ont précipité les attentats et le soulèvement des Talibans qui se rapprochent de la capitale Islamabad et... de la détention du nucléaire Pakistanais !
Dans l'imbrication des 3 axes de crise structurant la région, l'enlisement occidental dans cette zone AfPak ne peut qu'affaiblir la capacité de négociation et d'action sur les 2 autres axes de crise - lran / Israël et les Palestiniens - qui seront tous moins contraints à des concessions face à un interlocuteur occidental affaibli.
======================================
3. Un Livre de René Lévy, fondamental à lire Passionnant «La Divine Insouciance. Des doctrines de la providence chez Maïmonide» (Verdier)
René Lévy nous fournit une lecture novatrice de Maïmonide abordée en synthèse dans Yerouchalmi N°95 . Nous abordons ici les points forts du livre lui-même.Le jeune et brillant auteur, René Lévy
L’auteur de ce très beau livre n’est autre que le fils de Benny Lévy, ancien chef mao, fils spirituel de Sartre, devenu juif orthodoxe spécialiste du Talmud et de Lévinas, disparu trop tôt en 2003 et auquel l’ouvrage est d’ailleurs dédié.
René Lévy est aussi, malgré son jeune âge, père de 6 enfants, Dir. de l’Institut d’Études Lévinassiennes (fondé en 2000 à Jérusalem par Benny Lévy, BHL et Finkielkraut) ainsi que, succédant à C. Mopsik (ZL), des «Dix Paroles» chez Verdier.
Lévy et Maïmonide Ce travail magistral, base de sa thèse de Doctorat d’Etat (obtenue avec les félicitations du Jury), concerne Maïmonide (1135-1204), philosophe juif à l'école des Maîtres du Talmud, de la philosophie grecque et musulmane et leader de la communauté juive d’Égypte.
L’auteur partage sa vie en 3 périodes : celle de son commentaire de la Michna ; de son Codex des lois juives (Michné Torah) et de son surprenant «Guide des égarés», une des œuvres les plus importantes de la métaphysique, qui a déconcerté les adeptes d’une orthodoxie repliée sur des concepts fermés : pour le juif, tiraillé entre son cœur et son
esprit, Maïmonide a voulu y élucider les images de la Torah qui heurtent la raison.
Maïmonide compris dans l'orthodoxie juive A tel point que Maïmonide était resté soupçonné de double langage, qui aurait
- d'une part - pour les élites et avec notamment 'Le Guide'- accommodé le judaïsme avec la philosophie grecque transmise par les Arabes, en frôlant l’athéisme, tant Aristote, convaincu de l’éternité du monde, semble peu compatible avec la Création ex Nihilo de la Thora,
- et d'autre part, pour les masses juives, maintenu une stricte orthodoxie de façade.
Bien que Lévy reconnaisse que la philosophie (plus offensive envers le judaïsme qu’elle ne l’était de son temps) ait rendu son geste plus périlleux, il dément avec brio cette thèse classique, pour révéler une cohérence totale entre philosophie et théologie de Maïmonide ! Son travail montre combien Maïmonide a en fait lutté contre les courants théologiques de son époque en s’efforçant, avec précision et références croisées, de définir le plus justement possible les grands principes de sa pensée en accord avec la stricte orthodoxie juive.
Une oeuvre de fond A cet effet, René Lévy a dû consacrer une décennie pour analyser les sources du Rambam, tant en hébreu qu’il sait depuis l’enfance, qu’en arabe médiéval (langue originale des Sages arabes et du Guide des Egarés) qu’il a dû maitriser, après des années de dur labeur, allant même jusqu’à corriger certaines interprétations de spécialistes anciens.
L’auteur aborde de A à Z, trois sujets fondamentaux :
1. l’existence du mal dans le monde qui semble contradictoire avec un D. bon et Créateur de tout et avec un D.ieu providentiel
2. la transcendance de D.ieu (absolument séparé du Monde), qui semble contradictoire avec un D. créateur de tout et cause des détails du monde
3. la providence divine, démontrée par l’ouvrage, proportionnelle à 'l’intelli
geance humaine' entrainant une inégalité contradictoire avec une Justice divine…
(NB : l’auteur montre que pour les juifs, l’homme est libre, d’une absolue liberté et qu’il en va de la justice de D.)
La Providence affecte certains seulement ! Le religieux se sent à tout instant sous le possible regard de D., tels ces prisonniers décrits par Foucault, et dont les cellules restent visibles d’une tour centrale dont cependant eux ne peuvent voir l’intérieur. Maïmonide, vu par Lévy, va plus loin, montrant que la plante, l’animal ou l’individu non à l'écoute des enseignements divins (comme le sont les hommes inintelli
geants) ne sont pas des sujets de la Providence divine.
Pour Maïmonide, D.ieu n’a pas le moindre rapport avec le monde tout en ignorant rien de ses détails,
pour autant qu’ils renferment une part d’intelligible. Entre D, le monde et l’homme, tout passe par l’intellect :
l’Homme peut faire advenir la Présence divine par l’exercice de son intelligeance, c'est-à-dire par l’étude et la pratique.
Notons que la pratique reste essentielle car :a) les intelligeants doivent faire le sacrifice de leur existence -de sa part irrationnelle- au profit de l’intelligeance, b) et on ne peut être intelligeant si on n’a pas soin de son existence, c'est à dire, de son observance des Lois !
Providence = Regard de l'homme qui s'est fait Homme Cette inégalité est liée à la différence de réaction devant les
inévitables bonheur et malheurs : seuls, ceux qui s’efforcent d’aller dans les
voies divines, seraient à même, par leur travail de réflexion et leur
discipline
- de décrypter dans leur bonheur, du fait de leur lien permanent avec D., Sa main invisible
- de dissiper leurs éventuelles douleurs morales en relativisant les
malheurs pouvant leur arriver grâce à leurs capacités de relativiser
les choses liées à leur confiance absolue en D.
Ainsi, la providence dépendrait avant tout des hommes et de leur degré d’intimité avec le Créateur, ses Lois et Enseignements… Elle serait alors, plus le fait du travail de l’homme que d’un quelconque « souci de D. pour l’homme » !
René Lévy nous donne là une belle leçon de morale, soulignant qu’on ne naît pas «homme», qu’il nous faut devenir des hommes, ce que nous ne sommes pas naturellement, nous qui sommes élevés dans des contextes de grande irresponsabilité.
==================================
4. Récits du Kotel au 19è : de l’antijudaïsme au SionismePar Elliott Horowitz, Professeur de l’Université Bar Ilan,
coéditeur de l’importante revue « Jewish Quarterly Review » et auteur du non moins fameux «Purim, a Legacy of Jewish Violence», Ed. Princeton. Traduction/Adaptation Yerouchalmi Vers 1850, les prières des juifs au Kotel commencèrent à susciter
a) l’intérêt des visiteurs chrétiens de Jérusalem, heureux de justifier leur vision théologique des juifs se lamentant sur leur abandon par D au Mur nommé par eux “des Lamentations”
b) celle de ceux, qui en réaction, renforcèrent leurs idées et actions sionistes
Des juifs qui se "lamentent "au Mur - Le récit de voyage du médecin irlandais, William Wilde en 1840, le long des côtes méditerranéennes ,mentionne une «scène des plus émouvantes et du plus grand intérêt durant mon voyage, celle des juifs se lamentant devant les pierres du Mur de Jérusalem»
- George Fisk qui visite Jérusalem en 1842 décrit «la scène hebdomadaire d’humiliation et de supplication des juifs, sûrs que leurs prières trouveraient grâce devant les crevasses de ce Mur où leur D. avait promis dans leur Bible sa présence permanente. Et les ferventes embrassades, en toutes ses parties accessibles, de femmes voilées des pieds à la tête».
Un "Culte des Pierres" qui trouble - Favell Mortimer décrit, 10 ans plus tard, des juifs pratiquant une "sorte de culte des pierres, intermédiaires entre eux et D." : «Des scènes très touchantes se répètent chaque vendredi soir à Jérusalem, près de la Mosquée d’Omar. Les juifs, pensant que les vieilles pierres qui y forment leur vieux Mur, sont des restes de leur Temple, viennent s’y recueillir, assis devant elles, au début de leur Chabat. Ils y lisent leur ‘Ancien Testament’ en hébreu, s’y prosternant genoux à Terre, y répétant leurs prières au ras des pierres, persuadés que, plus leurs voeux seront proches des crevasses du Mur, plus ils seront exaucés par D. Des femmes y viennent pleurer leur Jérusalem en ruine, voilées de la tête aux pieds »
- Au début des années 1860, l’irlandais Creagh décrit dans son récit de voyage les juifs locaux priant chaque semaine au Mur et également les familles juives venues de tous les coins du monde y pleurer et s’y lamenter amèrement. Parmi lesquelles de jolies jeunes filles, dont on penserait, tant leur chagrin semble poignant, qu’elles pleurent la perte de leur bien aimé et pas celle de leur Nation il y a des siècles de cela ! Creagh ne manque pas de prendre en dérision l’illusion juive d’une réception par D. de leurs prières, proportionnelle à leur proximité avec les pierres du Mur, d’où elles monteraient "en direct vers le Ciel…" !
L'amour du Mur dénoncé - En même temps, Albert Rhodes, consul américain à Jérusalem, décrit dans son livre souvenir “le lieu de lamentation des juifs, archi-bondé les vendredis soirs” en insistant sur "les pleurs des femmes très majoritaires, embrassant toutes les pierres accessibles du Mur, leur tête plongée dans un contact des plus intimes avec les crevasses pour y pleurer, avant de s’asseoir en cercles autour d’un Rabbin qui leur lit des passages bibliques".
- Vers 1875, le théologien Richard Newton décrit dans son récit illustré «les lamentations hebdomadaires des juifs au Mur occidental». Il y dénonce leurs "illusions devant le Mur" de façon pédagogique afin de mieux détourner ses frères chrétiens" des graves illusions d’une croyance au fait qu’un lieu puisse être plus apte que tout autre à voir ses prières exaucées. D. n’est pas plus présent dans un lieu donné, fût-il le Mur des juifs, fût-il à Jérusalem, New-York, Londres ou dans tout endroit, y compris le plus saint d’une Eglise !".
L'Antijudaïsme renforce le Sionisme - Le voyage à la Vieille Ville du Recteur protestant Newman renforce son antijudaïsme écclésial. «On prend conscience : a) que le péché des juifs est lié à leur refus du Christ ;
b) qu’il a entraîné envers eux mépris et persécutions des Nations avec leur cortège de souffrances et de ‘lamentations’ exprimées par eux au Mur chaque semaine».
- Ce mépris et les persécutions des Nations contre les juifs fascine une autre penseur de l’époque, Asher Zvi Ginsberg (1856-1927), né d’une famille Hassidique ukrainienne et connu sous le nom de Ahad Ha’am. La visite au Mur de ce leader du sionisme culturel à la fin du 19è, suscite en lui tristesse, interrogation et grande colère sur
"l’état des juifs, priant, yeux hagards, gestes étranges, vêtements bizarres, dans le décor hallucinant d’un Mur fantômatique. A l’image de ses pierres qui témoignent de la désolation de notre Patrie, ces pauvres juifs témoignent de celle de notre Peuple".
S’il semble normal de se désoler de notre Patrie, ne serait-il pas plus urgent de regretter la déchéance de notre Peuple et de se battre pour lui redonner sa dignité ?».
==========================================
5. Les jeunes filles aussi !
Les jeunes hommes disposaient de nombreux endroits en Israël pour une année d'étude du judaïsme en milieu sioniste et ouvert.
ENFIN, LES JEUNES FILLES AUSSI ! 
La Midrasha YE'UD au cœur de Jérusalem est un endroit UNIQUE pour :
- Une année d'étude du judaïsme après leur Bac ou leurs études
- Dans un environnement sioniste, religieux et une ambiance ouverte
- En milieu israélien leur permettant d’acquérir une maîtrise de l’Hébreu.
5.1 Au programme : cours, ateliers, groupes de réflexion, études sur texte, visites…avec Professeurs de haut niveau
- Bible, Paracha, Midrach,…
- Initiation au Talmud, à la Hassidout, Philosophie ou Mystique juive,…
- Halakha/Loi orale, le Chabat, Raison des Mitsvot,…
- Renforcer positivement sa personnalité (ses Midot),...
- Initiation à la lecture cantilée de la Meguila,…
- La Femme, Le Couple, Relation à autrui, Ethique juive/médicale…
- Histoire Juive, Shoah, Histoire d’Israël, Sionisme, Pensée du Rav Kook
- Textes de base : Pirké Avot, Rachi, Kouzari, Maïmonide,…
- Hébreu
CONTACTS Ruth Pasder, Dir. du Dpt français ruth@midreshet-yeud.org.il
Midrasha Ye’ud 33 Rabinowitz – Kiryat Yovel – 96549 Jérusalem 00 972 2 644 90 10
@mail office@midreshet-yeud.org.il SITE : http://www.midreshet-yeud.org.il/eng/
. L'équipe oeuvrant depuis 15 ans, a été reçue très favorablement
par le Grand Rabbin de France, la Direction du Consistoire Central,
le Département Education du FSJU, l'Agence Juive, les grands
mouvements de jeunesse et lycées juifs (Hirsch, Yabné, Leven,...) Rav Shapira 5.2 Interview du Rav Shapira, directeur de la Midrasha Ye'udQ : Quelles sont les raisons pour lesquelles la Midrasha Ye’ud a été créée ?
R : La Midrasha Ye’ud est un Institut d'Etudes destiné aux jeunes filles et dont le but est de proposer un programme unique d'étude de la Thorah quelque soit leur niveau initial de connaissance. La situation qui prévaut dans le monde juif est celle d'un discours religieux replié sur lui-même ayant ses propres codes et valable uniquement pour des cercles restreints, mais qui exclut des groupes importants.
Etant donné que notre objectif est de rapprocher le Peuple d'Israël de D.ieu et que nous distinguons dans chaque Juif et chaque Juive la lumière de D.ieu, il nous semble que la méthode la plus appropriée est de développer un langage juif compris, non seulement par les religieux, mais par tous les Juifs. Ce langage est bâti sur le lien avec le monde extérieur. De ce fait, les études de Judaïsme à la Midrasha sont basées sur un dialogue ouvert avec le monde environnant et pas seulement sur un langage religieux réservé à des initiés.
Q : Comment cette idée se traduit-elle dans la réalité ?
R : La Midrasha propose aux filles un programme d'études juives dans une atmosphère ouverte, empreinte d'amour et d'empathie, fondé sur la halakha et sur le développement pour chacune sa personnalité, la plus proche possible de la Thora et de sa propre identité.
Les cours sont variés, les intervenants viennent du monde de la Thorah et incluent également des personnalités du monde de l'Université. Les étudiantes participent à de nombreuses excursions dans le Néguev, la Galilée ou à Jérusalem. Celles venant hors d'Israël s'intègrent de plus en plus dans la société israélienne. C'est ainsi que l'on obtient un programme qui dynamise la jeune fille, lui donnant les outils et le langage d'un Judaïsme contemporain, pertinent et parfaitement relié au monde qui l'environne.
Q : Quels sont les rapports entre les israéliennes et celles qui viennent de l'étranger ?
R : Un de nos objectifs est la création d'un lien profond entre les jeunes filles de l'étranger et les autres, qui se matérialise en solides amitiés. Les israéliennes invitent leurs amies de l'étranger à la maison... Ce lien est renforcé par les cours et les travaux en commun, et aussi par la vie commune dans les dortoirs, les voyages, l'organisation de fêtes...
Q : Quelle est l'origine de ces jeunes filles ?
R : Elles viennent en grande majorité de Jérusalem, Tel Aviv, Haïfa,... ou, en minorité, de : New York, Paris, New Jersey, Johannesburg, Sidney, Toronto, Amsterdam, Anvers, etc. Le lien qui se tisse entre ces jeunes filles crée un groupe fascinant qui étudie, chante et fait des excursions dans une belle atmosphère de Thora, de Judaïsme et de Solidarité.
Q : Est-ce que les jeunes filles aiment la Midrasha ? (cf témoignage ci-dessous)
R : L'ouverture d'esprit, l'amitié entre les jeunes filles et le fait que nous encourageons chacune à s'exprimer et s'épanouir, conduisent ces jeunes filles à être très attachées à l'endroit. Le lien personnel qui se crée avec les enseignants y contribue également.
Q : Quels sont vos projets d'avenir ?
R : Suite à nos premiers beaux succès avec les françaises, nous prévoyons de commencer avec l'aide de D., un programme spécial pour les jeunes filles de France qui désirent étudier la Thora dans une atmosphère sioniste et ouverte, pratiquer les Mitsvot et créer un lien authentique et solidaire avec la société israélienne. Qui contribuera à les renforcer du point de vue spirituel et des valeurs, tout en nous permettant d'intégrer les perceptions du judaïsme de France, si important comme l'on sait dans l'histoire du Judaïsme...
.5.3 Témoignage d'une jeune étudiante de France (année en cours)Noémie Perez ancienne de Lucien de Hirsch et du Bné AkivaTu es une jeune fille ? Tu es en Terminale, tu passes le Bac cette année ?
Ton cerveau se triture face à toutes les options pour l’an prochain ?
Tu envisages de venir en Israël ? Alors Ye’ud est fait pour toi !!
.
Chère amie, découvre ce programme extraordinaire en quelques lignes…
La Midrasha Ye’ud a été créée en 1995, parmi les 1ers programmes d’étude pour femmes en Israël. En plein coeur de Jérusalem, Ye’ud propose chaque année à des jeunes filles du monde entier de venir étudier une année de Kodesh. Très vaste dans ses choix de domaine d’étude, prônant l’ouverture d’esprit, Ye’ud permet à chacun de trouver sa voie.
Cette midrasha a 2 programmes, l'un en ivrit, l'autre en anglais. Ainsi, les participantes de Ye’ud, selon leur choix, seront intégrées parmi des israéliennes ou parmi des anglophones, et auront l’opportunité de suivre des cours dans les deux langues, selon leurs facilités.
Outre un emploi du temps sur mesure, Ye’ud organise des tyoulim (excursions) pour découvrir Israël, des Chabats exceptionnels, et permet, aux jeunes filles qui le désirent, de faire deux matinées par semaine un Shirout Leoumi, c’est-à-dire, un volontariat civil.
Un enrichissement en Thora incroyable, un développement personnel fort, une découverte des cultures et d’Israël, voici un échantillon de tout ce que Ye’ud offre à ses étudiantes ! Pour en discuter, Noémie pnoemie@gmail.com
====================================