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6/5/09 -YEROUCHALMI®N°90- 12 Iyar 5769 Reflets étonnants de la Grande Synagogue de la VictoireMerci à nos 9587 membres unis pour la Tradition et Israëlhommage à la très regrettée Colette Kessler (ztsl)
Le Rav Botchko réalise en Israël un travail d'éducation avec
sa Yechiva dans une ambiance d'ouverture et de plongée dans les textes.
Dimanche 17 mai dîner/conférence IDHEJ-55 rue Servan 75011
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AU SOMMAIRE Imprimez ou enregistrez le PDF en cliquant sur Yer 90 Dossier : Le Vin, le Judaïsme et Israël1. Israël à la pointe pour de meilleures chimiothérapies2. Antisionisme = Antisémitisme, Martin Luther King contre Durban, Dieudonné § consorts3. Les Juifs soumis en Terres d'Islam, Shmuel Trigano4. Hommage à la très regrettée Colette Kessler (ztsl)5. Digressions bibliques sur Gad et God
6. DOSSIER : Ilan Halimi, notre frère
Comprendre l'incompréhensible! 6.1 L' Islam et l'Assassin 6.2 L'Antisémitisme et l'Assassin 6.3 L'Ecole, ses Barbares et l'Assassin 6.4 La Fiancée d'Ilan et l'Assassin 6.5 Le Procès et l'Assassin 6.6 L'émotion palpable de mes frères juifs
=========================================Dossier : Le Vin, le Judaïsme et Israël
Dans nombre de civilisations, le vin est éminemment religieux. Pour les juifs et par la suite pour les chrétiens, produire du vin
est indispensable au service divin. Qui le sait ?
Israël, de la taille d'un département, compte 130 grands
vignobles au chiffre d'affaire annuel de près de 200
millions $ et des exportations en croissance de plus de 20% par an en
moyenne avec des vins parmi les meilleurs du monde... Yerouchalmi Le Vin, central à l'humanité On a retrouvé en Géorgie des traces du plus ancien vin de l’Histoire
: des jarres
vieilles de 8000 ans et décorées de grappes de raisin. Seule la
puissance d’évocation du vin explique comme l'écrit Jean-Robert Pitte
"qu'aucun élément n’ait jamais joui d’un tel statut,
pas même le feu si destructeur,
ou l’or, si inerte. Si le vin fascine, c’est qu’il est d’apparence
fragile et dangereux lorsque bu à
l’excès, invitant à la maîtrise de soi. De
toutes les boissons alcoolisées, le vin est la plus
noble, car s'appuyant sur la plus longue histoire
culturelle. Il entretient des liens étroits avec les
religions, la philosophie et les arts». Pas étonnant dès lors que les boissons à base de raisin aient ce statut
si particulier pour la "cacherout" : aucune autre boisson naturelle ne
nécessite en effet d'être "cacher" avant consommation. Le Vin, central aux religions
Dans
nombre de civilisations, le vin est éminemment religieux : Égypte et
culte d’Osiris ; Grèce et celui de Dionysos. Notre Tanakh fait plus de
140 références au vin
références au vin et fait de la vigne, la deuxième plante cultivée
après
l’olivier, mais avant le blé,
pourtant indispensable à l’alimentation. Ce vin qui désinhibe et rend
aussi plus faciles
toutes les transgressions est un beau résumé de la
condition humaine, de la liberté dont on peut faire le meilleur comme
le pire des usages, idée centrale à la Bible. Les chrétiens basés sur
la Bible ont suivi : leurs
Évangiles décrivent le miracle de l’eau transformée en vin aux noces de
Cana et la Cène consacre sous les apparences du pain et du vin, le
corps et le sang de Jésus célébrés par eux à chaque messe. Pour les juifs puis pour les chrétiens, produire du vin
est indispensable au service divin. Israël et le Vin En Israël la viticulture remonte aux époques bibliques, mais a cédé aux pressions de l'Islam depuis le 7ème siècle
pour resurgir brièvement sous les croisades et surtout depuis les
implantations sionistes de la fin du XIXè avec les Rothschild. La
Coopérative Carmel née en 1906, est restée l'acteur majeur pendant des
décennies, mais orientée vers une consommation nationale surtout liée
aux usages religieux (surtout fêtes pascales puis Chabat et enfin,
autres fêtes ou événements familiaux). Israël, champion du Vin
Le
tournant se produit dans les années 70 quand l'oenologue Cornelius
Ough, de l'Université de Californie, comprend la richesse viticole des
terres du Plateau du Golan du fait de ses sols volcaniques, de ses
climats chaud/froid, de son altitude et des possibilités d'irrigation.
C'est en 1976 sur le site de la grande bataille de tanks du Kippour à
El Rom, que s'installe sa grande viticulture puis en 1983 que la "Golan
Heights Winery" est fondée, obtenant, dès 1987, l'Oscar du "Best
Cabernet Sauvignon Worldwide" pour son "Yarden Cabernet Sauvignon Blanc", à l'important International Wine & Spirit de Londres (Oscar qui n'allait pas rester sans de nombreux compagnons).
Les années 90 ont été celles du développement des volumes et des
techniques découlant du hight-tech viticole bordelais (Castel par
exemple) ou californien (notamment avec Schoenfeld qui investit 4m$/an
en R§D sur le Golan et en Haute Galilée). Israël consomme peu de
vin par habitant avec ses 4 litres par an et par habitant, contre 60
pour la France ou 12 pour les USA. Néanmoins, qui le sait, Israël,
de la taille d'un département français, compte 130 grands vignobles qui
réalisent un chiffre d'affaire annuel de près de 200 millions $ et des
exportations en hausse moyenne de 20% /an* .
La production israélienne n'est que 60 fois inférieure à la française (12 Md $) alors qu'elle devrait être 150 fois moindre**. Le grand critique
international, Robert Parker, a ainsi pu analyser 100 vins israéliens
dont 14 ont obtenu une note de premier rang mondial avec plus de 90 sur
100, dont 11 étaient "Cacher" (signalons notamment le 93 pour le superbe Yarden Gewürztraminer 2005 et 91 pour le Yarden Katzrin 2003). Nos Coups de Coeur (prix en Israël convertis en €) - Le Castel Blancs de Blancs, l'équivalent d'un grand Bourgogne blanc (25 €) - Le Dalton Reserve Blanc, idem légèrement en dessous (16 €) - Le Petit Castel Rouge, comme un grand Bordeaux (22 €) - Le Yarden Merlot Rouge plus de 5 ans d'âge (20 €) - Le Recanati Reserve Rouge, aux riches arômes (16 €) - En liquoreux, le Yarden Muscat Blanc Dessert, arômes d'agrumes (10€/50cl)
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*Signalons que de nombreux pays consomment et produisent de plus en plus de vin, pour ne citer que USA, Australie, Afrique du Sud ou même
Chine, 7è producteur au monde. **Nombre d'habitants 10 fois moindre, consommation/habitant 15 fois moindre================================ 1. Israël à la pointe pour de meilleures chimiothérapies La chimiothérapie est
le meilleur moyen pour combattre le cancer mais a de nombreuses insuffisances sur lesquelles Israël a fait
des progrès considérables. Yerouchalmi
Le Cancer La vie commence dans une cellule, qui se divise pour se multiplier et se spécialiser. Ces cellules peuvent interagir pour former des tissus ou des organes. Des cellules 'malignes' sont les "isolées" sans spécialisation (une erreur est apparue sur les gènes) se divisant exponentiellement en cellules 'malignes'. Celles qui échapperaient aux systèmes de défense (ex. globules blancs) vont continuer à se diviser pour former une 'tumeur' qui envahira les tissus voisins, voire, passeront dans les vaisseaux sanguins pour créer ailleurs une autre tumeur ou 'métastase' (1/1000 des cellules cancéreuses). Le cancer est ainsi le résultat de la prolifération de cellules anormales qui, si les tumeurs atteignent les organes vitaux, mènerait, sans traitement, à la mort. Un malade est considéré comme guéri lorsqu'il n'y a pas de récidives dans les 5 ans qui suivent.
La chimiothérapie La chimiothérapie ou 'chimio' est considérée comme le meilleur moyen actuel pour combattre le cancer. Son but : tuer un
maximum de cellules cancéreuses pour ralentir/stopper leur
prolifération. Elle peut avoir un objectif curatif si les tumeurs ont
une chimiosensibilité suffisante ou seulement palliatif pour prolonger
la durée de vie du patient. Avant une opération elle permet de réduire
la taille de la tumeur ; après une opération, de prévenir les récidives. Si les les protocoles des 'chimios' ont beaucoup progressé, elles possèdent, hélas toujours, de nombreuses insuffisances sur lesquelles Israël fait des progrès considérables. Réduire les effets secondaires des chimios La ‘chimio’ consiste à injecter en intraveineuse des produits ‘toxiques’, dits «les cytostatiques», à des doses dépendant des patients, pour empêcher les cellules tumorales de se multiplier et tenter de les détruire. Les cycles sont entrecoupés de pauses pour permettre la régénération des cellules saines. Hélas, les « cytostatiques » ne font pas totalement la différence entre cellules saines et cancéreuses, ce qui engendre de grands désagréments qui s'ajoutent à la maladie et impose un soutien très fort de l’entourage des patients en cure. Si la chimiothérapie a épargné bien des vies, nul n'ignore ses effets
secondaires désastreux. Eviter la chute des cheveux,
l'immuno-dépression ou les vomissements, c'est le pari de
la société de biotechnologies Sepal Pharma. Basé sur des recherches de
l'Université de Tel-Aviv sur les propriétés anticancer des
jasmonates, ce jeune labo français dirigé par le Dr. Revah, développe des molécules
anticancéreuses aux effets secondaires limités, cherchant à minimiser leurs effets secondaires agressifs.
Sa plate-forme de candidats
médicaments s'est bâtie en 5 ans. Ces hormones sécrétées par les plantes activent le
phénomène suicide cellulaire programmé des cellules
tumorales (apoptose). En particulier, le méthyl-jasmonate, l'un des produits
dérivés, a montré sa capacité à induire la mort de cellules cancéreuses
du sein, de la prostate, du mélanome ou de la leucémie, et cela, sans
toucher les cellules normales !
Au vu de ces résultats très prometteurs, Sepal Pharma a entrepris une étude clinique de
début de phase II sur des patients atteints de leucémie lymphoïde
chronique avec l'hôpital Kaplan de Rehovot et le campus de l'Institut
Weizmann. Améliorer le taux de réussite de la chimiothérapie
L'efficacité d'une chimiothérapie réside dans la diffusion uniforme du produit dans les cellules cancéreuses. Or, dans certains cancers, la pression de fluide à l'intérieur des cellules cancéreuses est telle qu'elle empêche l'entrée des médicaments. L’équipe de l'Institut Weizmann, dirigée par la Pr Degani, a mis au point une méthode basée sur l'IRM pour mesurer, avant qu'un patient ne commence une chimiothérapie, la pression de fluide dans les tissus cancéreux, afin de la réduire si nécessaire, en utilisant des médicaments abaissant la pression artérielle. Des essais cliniques concluants permettraient d’augmenter le succès des chimiothérapies. D'autres chercheurs de Weizmann ont réussi à détruire des tumeurs
malignes de souris à l’aide d’une substance, l’allicine, se trouvant dans l’ail ! Sa trop grande toxicité a pu être surmontée grâce à
une méthode ingénieuse : une «bombe
intelligente» reproduisant la manière dont elle est synthétisée. Afin de ne cibler que les seules cellules cancéreuses avec ce grand toxique qu'est l'allicine, les chercheurs utilisent des récepteurs
spécifiques à leur surface et ont miraculeusement réussi à mettre au
point un anticorps (l’allinase) chimiquement
réactif à l’allicine et donc programmé pour la reconnaître. Injecté dans le sang,
l’anticorps identifie ces cellules et s'y loge avec son enzyme-passager. Les chercheurs injectent alors à
intervalles réguliers le deuxième élément, l’allicine. Lorsqu’elles
rencontrent l’allinase, les molécules d’allicine normalement inertes,
deviennent mortelles en pénètrant dans les
cellules cancéreuses et les tuent. Grâce à ce ciblage, les cellules voisines saines ne sont pas touchées. Même sans connaître l’emplacement exact des
cellules métastatiques, ce mélange
anticorps-allinase-allicine semble en mesure de les détruire dans tout endroit du corps. Réduire les récidives post chimio Là encore, les chercheurs de l'Institut Weizman (Pr Alon) ont réussi à mieux comprendre comment les cellules réagissent aux produits des chimios ainsi que la résistance de certaines cellules cancéreuses à leur égard pour mieux les traiter afin de réduire les récidives. Leur méthode originale visualise et analyse des milliers de cellules vivantes pour comprendre les mécanismes de lutte des agents chimiothérapeutiques à leur égard. Ils ont ainsi étudié sur plusieurs années des milliers de protéines cellulaires ayant une incidence sur la survie des cellules, et fait un zoom pour observer les activités de cellules individuelles, cela grâce à l’analyse informatique des comportements en question. - Leurs méthodes de recherche : marquages des protéines spécifiques de chaque groupe de cellules cancéreuses avec un gène fluorescent ; capture d’une série d’images en accéléré sur 72 h. Ajout d’un second marqueur fluo plus faible pour mieux tracer les cellules afin que l’ordinateur puisse les identifier. Exposition des cellules à une substance chimio pendant 24 h. Après quoi, certaines sont mortes tandis que d’autres ont pu survivre au médicament ! - Leurs résultats tangibles : a) ils ont réussi à repérer deux protéines qui semblent jouer un rôle dans la survie des cellules cancéreuses ; b) ils ont mis en évidence un petit sous-ensemble (5 %) de cellules cancéreuses survivant à la chimio au comportement imprévisible et que les chercheurs ont qualifiée de protéines bimodales, car elles peuvent se comporter d’une manière ou de l’autre. Lorsque les chercheurs ont bloqué la production de ces protéines dans les cellules cancéreuses, le médicament est devenu plus efficace ! c) ils ont découvert, sans idée préconçue au départ sur l’identité des protéines impliquées, de nouvelles cibles pour les produits de chimio et compris comment certaines activités pouvaient améliorer l’efficacité des produits existants ; d) de plus, la banque ainsi rassemblée de cellules marquées, d’images et de données sur les protéines des cellules cancéreuses, est une mine d’or pour les recherches sur le cancer.
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2.Antisionisme = Antisémitisme, Martin Luther King contre Durban, Dieudonné § consorts "Combien l'antisémite doit se réjouir de sa nouvelle mascarade : il ne hait pas les Juifs, il est seulement 'antisioniste'... "Les non belligérants des conflits du Proche-Orient (et parmi eux Dieudonné) qui font de l'antisionisme un combat prioritaire sont antisémites. Cette thèse, loin d'être récente, était déjà, il y a un demi siècle, la thèse de non-juifs non partisans comme le grand pacifiste Martin Luther King. C'est cet aspect de son bien connu discours sur le sujet qui reprend une actualité brûlante que nos lecteurs ont ici à disposition pour mieux comprendre.
"Lettre à un antisioniste" "Saturday Review" 8/67 ou "This I believe, selections from Luther King" de M.L.King Jr A. Tu déclares que tu ne hais pas les Juifs, que tu es seulement 'antisioniste' ! A cela je dis que la vérité sonne du sommet de la haute montagne de D. ieu : quand des gens critiquent le sionisme, ils pensent Juifs, et ceci est la vérité de D. L’antisémitisme, la haine envers le peuple juif, reste une tache sur l’âme de l’humanité. Sache aussi cela : antisionisme signifie de manière inhérente antisémite, il en sera toujours ainsi. B. Pourquoi en est-il ainsi ? Le sionisme n’est rien moins que le rêve et l’idéal du peuple Juif de retourner sur sa propre terre. Le peuple Juif, nous disent les Ecritures, vécut en union florissante sur la Terre Sainte, sa patrie dont il fut expulsé par les tyrans Romains qui assassinèrent si cruellement Notre Seigneur. Chassé de sa patrie, sa nation en cendres, le peuple Juif fut forcé d’errer sur le globe. Et encore, le peuple Juif souffrit aux mains de chaque tyran qui vint à régner sur lui. Le Peuple Noir sait ce que signifie souffrir les tourments de la tyrannie, sous un joug que l’on n’a pas choisi. Nos frères en Afrique ont supplié, exigé la reconnaissance et la réalisation de leur droit naturel à vivre sous leur propre souveraineté. Pour quiconque chérit ce droit inaliénable de toute l’humanité, il devrait être si facile de soutenir le droit du peuple Juif à vivre sur l’antique terre d’Israël. Tous les hommes de bonne volonté se réjouiront de la réalisation de la promesse de Dieu, que son peuple retourne dans la joie sur la terre qui lui a été volée. C’est cela le sionisme, rien de plus, rien de moins. C. Et qu’est-ce que l’antisionisme ?
C’est le déni au peuple Juif d’un droit fondamental que nous réclamons pour le peuple d’Afrique et accordons à toutes les nations de la terre. C’est de la discrimination envers les Juifs, parce qu’ils sont Juifs, c’est donc de l’antisémitisme. L’antisémite veut exprimer sa malveillance à une époque où proclamer sa haine des Juifs reste impopulaire ; il doit donc inventer de nouvelles formes et de nouveaux forums pour son poison. Combien il doit se réjouir de sa nouvelle mascarade : il ne hait pas les Juifs, il est seulement 'antisioniste'... Pour ceux qui, détestant le
racisme, ont pu se croire 'antisioniste' par amour pour la justice, on les a
trompés ; que mes paroles sonnent
dans les profondeurs de leur âme : quand les gens critiquent le
sionisme, ils pensent les Juifs! ==================================
3. Les Juifs soumis en Terres d'Islam, Shmuel Triganod'après l'excellent site lessakele.over-blog.fr, adapté par Yerouchalmi Lire "La fin du judaïsme en terre d'Islam" de Shmuel Trigano, éd. Denoël
A-t-on remarqué qu’il n’y a quasiment plus de communautés juives dans les pays arabes depuis les années 1970 ? En guise d'exemple, entre la création d'Israël en 1948 et l'indépendance du Maroc en 1956, 90% des Marocains juifs émigrèrent. C'est en fait, bien avant la question du sionisme et de l’État d’Israël que le statut des Juifs est en question dans le monde arabe. Et c'est aussi avant l’ère coloniale que les faits historiques témoignent leur statut de dhimmis (dominés), qui n’engendrait pas seulement la condition de nation ségréguée, mais surtout avilissement et tracasseries permanentes. Le b.a.-ba du contentieux judéo-musulman Les pays arabes regroupés dans l'OCI précisent dans leur pseudo «Déclaration des droits de l’homme en Islam» de 1990, que ces droits sont limités par la Charia, qui ne reconnait pas l’égalité des Juifs, des chrétiens ou des femmes. Israël scandalise ce monde-là, car il affirme, contre son dogme, l’auto-détermination d’une nation jusque là dhimmie ; les Arméniens en quête d’indépendance payèrent le prix fort d'un réel génocide ; la disparition progressive des chrétiens en est une manifestation dramatique. La colonisation ayant émancipé les juifs des pays arabes, sa fin devait les amener à y redevenir dhimmis, du fait du nationalisme à tonalité antisémite qui aura conduit soit à leur expulsion (Égypte, Lybie, Irak, Syrie), soit à des «statuts des Juifs» les excluant sournoisement de la société, et à une violence pogromique servant d’avertissement. Tel est le B.A-BA du contentieux judéo-musulman, du Maroc jusqu'à l’Iran. Il ne commence pas avec le sionisme et à cause de l’État d’Israël, mais bien avant la période coloniale. Tous les documents historiques sont là pour en témoigner. Des vérités bonnes à dire
La complaisance envers ces pays restés sur cette ligne ne fait que conforter un ethnocentrisme qui méconnait le destin de leurs minorités et favorise l’antioccidentalisme. La comparaison avec la culpabilité de l’Europe ne devrait dédouaner les uns ni les autres, comme elle aurait tendance à le faire, déniant la dhimma. Par exemple, l'Andalousie était une terre où Juifs et chrétiens étaient des dhimmis, avec des vagues d’antisémitisme théologique, de grands pogroms... Notamment, en 1166, Maïmonide dût s'enfuire en Égypte pour échapper aux persécutions andalouses. Des contre-vérités à dénoncer, y.c. issues de milieux juifs 1- Dhimmi = paiement d'une taxe "Al-Khattab, calife, spécifia un 'pacte d'Omar' qui permit aux juifs de s'installer, de posséder des biens,d'exercer leur culte... La soumission de dhimmi se limitant au paiement d'une taxe et à des conditions de vie inférieures". Vérité : En fait, les juifs qui étaient là avant l’invasion arabe en furent dépossédés. 2- Bonnes relations avec les arabes "Si la masse des musulmans manifestait du mépris à l'égard des dhimmis, cela n'empêchait pas les relations de travail et parfois de liens d'amitié".
Sefer Thora de la Gde Synagogue de Tunis sur lequel les foules arabes urinèrent en 1967. Vérité : En fait, haïs par les masses, ils étaient les serviteurs des potentats qui, parfois les livraient à la foule, leur chef étant souvent exécuté. 3- Intégration dans les cultures nationales "L'adoption de lalangue arabe par les Juifs introduisit un mode de pensée neuf, leur permettant de participer à la culture dominante et de l'intégrer comme jamais dans l'Europe chrétienne". Vérité : Mensonge démenti par l'exemple de la Pologne, où les Juifs connurent une grande époque et un quasi-État sur un grand territoire, le 'Conseil des 4 Pays". 4- Intégration dans les Armées "Sous le gouvernement Turc au début du XXe, ils servirent dans l'armée obligatoire pour tous, combattirent pendant la 1è Guerre Mondiale ou y furent médecins ou traducteurs". Vérité : En fait, les Juifs furent victimes de persécutions au sein de cette armée. 5- Exercice du libre choix "Les juifs de Tunisie 'acquérirent' (!) le statut de dhimmi et 'choisirent' (!) de s'intégrer économico-culturellement,en conservant leurs particularités". Vérité : En fait 'd'acquisition', il s'agissait d'un statut imposé ; de surcroît, non pas d’intégration, mais de ségrégation ! 6- Musulmans antinazis "Le Mufti Al-Husseini et les troupes musulmanes qui combattirent aux côtés de la Wehrmacht n'étaient pas représentatives et des centaines (!!!) de soldats musulmans venus de partout contribuèrent à vaincre le fascisme ou se sacrifièrent en risquant leur vie pour sauver des juifs". Vérité : En fait, l’opinion musulmane soutenait naturellement dans sa majorité les puissances de l’axe, ennemies des pouvoirs coloniaux qui les occupaient. Al Husseini fut le fondateur du nationalisme palestinien,ayant conféré un statut religieux à 'l’antisionisme'.
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4. Hommage à la très regrettée Colette Kessler (ztsl) adaptation Yerouchalmi et lettre du Crif Colette Kessler est décédée dimanche 3 mai 2009, 9 iyar 5769 à la suite d’une chute qui a entraîné une hémorragie crânienne fatale. Pour les membres actifs de la Communauté Juive, il est inutile de rappeler qui elle était. Pour les autres ou pour les plus jeunes, rappelons qu'après
la guerre, bouleversée d’«être encore vivante», elle fut saisie par une
nécessité d’approfondir «le mystère d’Israël dans sa pérennité, envers
et contre tout» à l’Institut international d’études hébraïques où la
marquèrent Edmond Fleg, Jules Isaac, Martin Buber, Franz Rozensweig ou le Rabbin Zaoui. Dès 1950, elle enseigna aux enfants puis aux adultes de la synagogue de la rue Copernic mais surtout sut à cette occasion redonner du prestige au Talmud-Torah à l’échelon national. Elle développa le MJLF dès la fin des années 70 ; avec une poignée de familles, elle y apporta ses compétences et sa passion. Un
beau jour des années soixante, émue par une pièce sur Anne Frank jouée
dans une école catholique conseillée par elle, Colette "commenca à
percevoir la demande chrétienne de connaissance du judaïsme". Elle
rencontra sœur Myriam des diaconesses, le Pasteur Leplay, sœur Marie
Louise, du Service d’information et de documentation sur le judaïsme ou
encore le père Bernard Dupuy. "Semblables et différents, nous osions
ensemble nous interroger sur le texte du Tanakh (Bible hébraïque) et du
Nouveau Testament, entrevoyant le secret de ces deux voies issues de la
Bible dont D. ieu seul détient le mystère de l’unité". Elle aimait à souligner que lorsque fut
fondée l’Amitié judéo-chrétienne en 1948, les textes
précisaient : «La rencontre entre juifs et chrétiens ne doit pas amener à
la conversion, mais à l’estime et au respect.» Colette
Kessler fut une sioniste "quel que soit le mode d’engagement de chacun
de nous, religieux ou pas, nous reconnaissons la valeur pour le peuple
juif, dans ce que j’appellerais le projet du Salut, de l’existence d’un
Etat juif sur la terre d’Israël", mais elle entendait garder ses capacités critiques à l'égard d'Israël. Elle écrivit plusieurs ouvrages, des centaines d’articles sur la pédagogie du judaïsme ou sur l’interreligieux. Malgré sa terrible maladie, elle restait accessible pour ses conseils et sa réflexion incomparables. Avec son mari, Paul, elle a construit une famille juive authentique et exemplaire : ses trois enfants, Anne, David et Emmanuel, ses gendre et belles-filles, ses neuf petits enfants, ont reçu d’elle lumière et amour. C’est peu de dire que, sur notre chemin communautaire, elle nous manquera désormais, mais tout ce qu’elle nous a prodigué subsistera. Zekher Tsadeket Livrakha. Puisse son souvenir de sainte nous être une bénédiction. Yerouchalmi s'associe au deuil de la famille de Colette Kessler, dont il salue la contribution inestimable à l'éducation juive et au dialogue judéo-chretien. Les obsèques auront lieu le jeudi 7 mai à 15h00 au Cimetière Parisien de Pantin - 164 avenue Jean Jaurès - 93500 Pantin
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5. Digressions bibliques sur Gad et God, par Anne Lévy, adaptation Yerouchalmi
 Vitrail Gad de Chagall Gad est un des fils de Jacob et de Zilpa. A sa naissance, Zilpa esclave de Léa, met au monde un fils et, c'est Léa, la patronne, qui décide, comme il était de coutume, de nommer le fils de sa servante. Elle lui donne le nom de "Gad". Gad et les Commentateurs - La traduction du rabbinat français de la Bible : "car le bonheur est venu". Traduction sujette à caution car la traduction en hébreu de ce que le rabbinat considère comme "l'arrivée d 'un bonheur pour Léa", serait en fait "Bagad" en hébreu, qui signifie à l'inverse "trahit". - Onquélos traduit plus prosaïquement le choix de Léa de nommer le fils de sa servante, Gad en écrivant : "est venu Gad". - Rachi, quant à lui, est dans l'embarras, car il dit ne pas comprendre pourquoi dans la Torah il n'est pas écrit en deux mots Ba Gad, soit "Gad est venu", mais en un seul mot "Bagad" dont le sens littéral est "il a trahi". Rachi avance une explication: Léa aurait dit à Jacob : «tu m'as trahie en épousant ma servante...» Donc il s'agirait effectivement d'une trahison, qui n'en est pas vraiment une, dans la mesure où c'est Léa, se considérant stérile, qui avait sciemment décidé de donner sa servante à Jacob. - Le Rav Elie Munk (zl) face à cette incompréhension de Rashi, rapporte un passage du Zohar qui dit : Gad était fait pour être le plus parfait des 12 fils de Jacob mais il quitta la bonne voie et s'engagea dans une fausse direction. Ainsi, les descendants de Gad choisirent de s'installer en Transjordanie, s'éloignant de la sainteté de la Terre d'Israël et choisissant délibérément la Diaspora. Le bonheur ou la chance ou la fortune étaient incomplets, du fait précisément de cette "trahison". - Pour Ibn Ezra, Gad renvoie à la "bonne fortune", au sens astrologique. Il renvoie aussi sur sa traduction en hébreu - la plus évidente, en l'absence de commentaires - qui est "il a trahi". Gad et God Le mot "God" en anglais a la valeur numérique de 26, non pas d'après l'alphabet hébraïque bien sûr, mais d'après l'alphabet courant. (G=7) + (O=15) +(D=4) = 26. Le chiffre 26 renvoie sur le "Nom imprononçable". Beaucoup de thèses ont été avancées pour expliquer cette identité numérique du même nom dans deux alphabets différents. Le développement serait trop ardu. Disons pour simplifier que les lettres Guimel et Daled renvoient sur "donne à ceux qui n'ont pas" ou "Gomél Dalim" pour les hébraïsants. (De là à ce que Gad se prenne pour God, il y a de la marge...) Pour terminer sur une note amusante, 'Gdi' en hébreu est un agneau ou chevreau; et à ce que j'ai lu, l'humoriste Gad Elmaleh serait Bélier. Coïncidence troublante...
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6. DOSSIER : Ilan Halimi, notre frère
Comprendre l'incompréhensible ! 6.1 L' Islam et l'Assassin 6.2 L'Antisémitisme et l'Assassin 6.3 L'Ecole, ses Barbares et l'Assassin 6.4 La Fiancée d'Ilan et l'Assassin 6.5 Le Procès et l'Assassin 6.6 L'émotion palpable de mes frères juifs Cliquez sur Dossier Ilan Halimi ====================================
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