3/3/09-YEROUCHALMI® N°83-7 Adar 5769
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AU SOMMAIRE Imprimez ou enregistrez le PDF en cliquant sur PDF N°83 Kaddich, prière pour les morts,
origine, évolutions, significations
1. Halte au Darwinisme et à l'évolutionnisme
2. La paix est si proche, Daniel Sibony 3. Lettre d'un soldat israélien ... Emotion
au palestinien dont il a occupé la maison4. Les juifs antisionistes au tapis, Interview de Meyer Habib
Vce Prdt du CRIF et Conseiller Personnel de Nethanyahou5. Les Partis politiques israéliens ... Bien comprendre=============================================
Le Kaddich, la prière pour les morts,
origine, évolutions, significations

Les Juifs et les Prières des Morts par www.yerouchalmi.com
Les juifs prient pour les morts en récitant 3 fois par jour et durant
11 mois, le Kaddich, puis aux dates anniversaires et aux fêtes juives
(Yzkor).
Le Kaddich fut une prière initialement dite après l’étude. Son texte
araméen (langue commune au temps du Temple*, sans rapport avec la mort
prie pour que le Nom divin soit magnifié, y compris dans les pires
moments de douleur afin que cette abnégation influence favorablement le
tribunal céleste devant lequel se tient l'âme du disparu (ce que ne
peut plus faire le disparu lui-même).
La prière est dite uniquement en présence d’un quorum de 10
personnes et en général par des hommes (fils, père, frère ou, en leur
absence et selon les décisionnaires, gendres, petits-fils ou
délégués rémunérés). Cela sauf exception : Henrietta Szold, fondatrice
de Hadassah et aînée de huit filles, insista ainsi pour réciter le
Kaddich au décès de sa mère en 1916, suivant en cela la possibilité
offerte par un tiers des décisionnaires orthodoxes. Moshe Sneh,
fondateur de la Hagana et du PC israélien, insistait pour qu’à sa mort
son fils dise le Kaddich selon les règles, car il y voyait, tout athée
qu’il était, un puissant ciment national !
*Selon
le Talmud de Jérusalem (Sota), "le Latin est adapté à la guerre, la
langue du pays d'accueil aux cantiques, l'hébreu aux discussions et
l'araméen aux lamentations".
Les Chrétiens et les Prières des Morts
Les Evangiles n'en parlent pas, bien qu’affirmatives sur la vie
future et le jugement des âmes. Au 4è siècle, Aerius, combattit
ces prières pour les morts. Les protestants les abolirent mais elles demeurent dans les pays catholiques et l'Église
orthodoxe.
L’Islam et les Prières des Morts
L'Islam interdit toute intercession des morts pour les
vivants, ne recommandant pas de prière pour les morts et insistant sur l’invocation de la miséricorde ou sur les aumônes.
Des païens à la Bible
- Grecs, Romains ou Hindous prient leurs morts, d. familiers en implorant leur assistance.
- La Bible a montré que des hommes agréables à D. peuvent intercéder
auprès de lui pour les leurs. Même déjà morts, ils peuvent le faire -
cf. Jérémie (15)
où D. dit au prophète qu'il ne se laisserait fléchir ni par Moïse ni
Samuel.
- Mais la Bible ne montre jamais un vivant priant pour l’intercession
d’un mort. et ne prescrit pas de prières pour les morts. Les juifs ont
pourtant développé un rituel de prières pour la mémoire
et la supplique des morts pour des intercessions auprès de D.
Allusions juives au Kaddich comme Prière des Morts
- Il est évident que l'idée de la résurrection a dû d'abord gagner du
terrain comme dans Ezéchiel (37), Daniel (12) en 165 av. Cependant,
dans le second livre des Macchabées (120 av.), Judas critique toute
intercession pour les morts.
- Le Kaddich lui-même est originairement une sanctification de D. dite
après l’étude à la Synagogue et répandue à l’époque du second Temple.
La phrase clé du Kaddich «Que Son Nom sublime soit béni à jamais, de
siècle en siècle !» était prononcée par le peuple lorsqu’il entendait,
dans le Temple les prêtres prononcer le nom sacré de D. afin «
d'attirer » Sa présence et d'accueillir Sa bénédiction : Exode : «En
tout lieu où Je ferai rappeler Mon nom, Je viendrai vers toi et Je te
bénirai » ; Ézéchiel 37/38 : «Je serai grandi et sanctifié car Je Me
ferai connaître aux yeux des nations nombreuses». Rav Kook tremblait en entendant une telle assertion unitaire !
Perpétuant le souvenir du Temple, le Kaddich, mentionné dans le Talmud, ne l'est jamais comme Prière des morts :
- Berakhot 28b – Ben Zakkai se lamente avant sa mort, ne sachant s’il
se dirige vers l’Enfer ou l’Eden sans mention de prières pour lui.
- Berakhot 3a – « Rabbi Yossi le Galiléen dit trois fois par
jour à
l'heure où Israël entre dans les synagogues et les maisons d'étude, et
répondent Yèhè chèmè hagadol mevorakh, le Saint, béni soit-Il hoche la
tête et dit :'Heureux le Roi qu'on acclame ainsi dans Sa maison’ »
(voir aussi les commentaires de Tossafot, Maharcha et Yaavetz sur
'Veonin')
-Sotah 49a – « Rava demande ‘par quel mérite le
monde peut-il survivre ? Il répond : 'Par le Yèhè Chèmè Rabba’» (formule du Kaddich)
- Chabat 119b – « Rabbi Joshua bar Levi et Rabbi Yochanan disent: ‘le Yèhè
Chèmè rabba dit à l’unisson peut influer sur les décrets divins’ »
- Pessahim 56a – « Jacob sur son lit de mort répond au Chema dit par ses douze garçons : ‘Yehe chema rabba mevorakh…’ »
- Kallah 2 – Rabbi Akiba mentionne des prières pour les morts quand il
prescrit au fils du défunt de prier, lui promettant que son père serait
délivré du Purgatoire, ce qu’un songe lui confirme.-
Midrach Tan'houma
Noa'h en fait remonter l'usage à cette citation d' Akiva.- Soferim (16, 19, 21)
(6è siècle) est la source la plus ancienne et talmudique, mentionnant le mot 'Kaddich' et faisant référence aux prières pour funérailles ou péridodes de deuil. - Berachot 3a, 21b, 57a et Soukah 39a y font également allusion.
- Parmi les Richonim (Rambam, Roch, Rif, Ritva,
Choulhan Aroukh sauf Rama), aucun décisionnaire ne mentionne l’obligation de
Kaddich des endeuillés. Cette coutume issue du Midrach de Rabbi Akkiba (Kallah et Soferim) n’est donc pas au départ une Halakha mais une
coutume qui se répand tellement qu’elle en tire peu à peu force de Loi.
Premières Traces Historiques du Kaddich comme Prières des Morts
- Vers le 2è Temple, les épitaphes chrétiennes d’Égypte attestent
de fréquentes prières pour les morts. La coutume s'est sans doute introduite, au 1er
siècle av., dans des communautés juives d’Égypte, comme celles du rédacteur du 2è livre des Macchabées.
- Matthieu 6, Luc 11 demeurent les sources juives les plus anciennes !
Le 'Notre Père' chrétien a des similarités frappantes avec le Kaddich :
la sanctification du nom de D., le désir que le royaume divin
s'instaure au plus vite, que la paix céleste s'étende sur le
monde «
Notre père, dans les cieux, que Ton nom soit sanctifié, que
Ton règne vienne, que Ta volonté soit faite sur terre comme au ciel
»
VS. «
Que le Nom sublime de l'Éternel soit édifié et sanctifié
selon Sa volonté en ce monde qu'Il a créé Que soit établi Son règne».
- Tertullien, en 200, en parle comme d'un usage des communautés chrétiennes naissantes.
- Le Sidour du Rav Amram Gaon en 900 est la première version connue du Kaddich.
- Quant à la généralisation du Kaddich pour les morts, on n’en a les
1ères traces qu’au 10è siècle, puis lors des Croisades et malheurs. La coutume de prier les morts (famille, grands Rabbins) pour
intercéder auprès de D. ieu n’est répandue que depuis le Moyen-Age.
- Or Zaroua (sur la Halakha au XIIIe) est la 1è mention d'endeuillés récitant le Kaddish !
Significations théologiques du Kaddich 
En consentant à à proclamer la gloire de D alors qu'un être cher
vient de disparaître, l'endeuillé est appelé à se surpasser, instaurant
une continuité là où la fidélité risque de se rompre. Cette
transmission des valeurs est essentielle pour l'affirmation du
monothéisme dans une situation charnière entre la vie et la mort :
l’affligé manifeste contre la mort en confessant que le mal n'est pas
le fait d'une puissance opposée à D. Il ne s'agit pas de nier le
chagrin, mais de le relativiser en situant la mort comme une étape à
dépasser à l'avènement du royaume divin.
Le Kaddich rapproche D.ieu dans ce monde. Il est dit en commun
avec d’autres personnes afin d’affirmer les liens nous unissant à notre
Créateur. Au même moment, il élève l’âme du défunt et la rapproche de
D.ieu. Le Tout-Puissant est le trait d’union entre nous et le cher
disparu. La récitation du kaddich est l’occasion d’affirmer la nouvelle
conscience qu’on a de D.ieu et qu’on a développée à partir de la
relation avec la personne en la mémoire de qui on dit le Kaddich.
Réciter le Kaddich ainsi qu’étudier la Tora, faire la charité,
accomplir de bonnes actions en sa mémoire, participer et s’engager dans
la vie communautaire, sont d’importance pour la personne dans le monde
éternel. Le fait de se rappeler son cher disparu signifie que sa
présence était et reste importante, et qu’on aspire à
maintenir cette relation à travers ses propres faits et gestes.
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1. Halte au Darwinisme et à l'évolutionnisme NB : Cet article n'est nullement rédigé en partant d'un point de vue religieux.
Pour satisfaire aux saines exigences de Michel Foucault (d'où parle-t-on...) : nous sommes scientifiques et notre approche se veut aussi l'être. Notre contestation de l’évolutionnisme ne part d'aucun dogme religieux préalable (comme celle de certains protestants américains), ne restant basée que sur les sciences et l'éthique. Nous considérons que, bien plus que le
Darwinisme, c’est D. qui vient à l’idée, et cela sur des considérations
non moins scientifiques que celles des darwiniens et bien plus
éthiques. Nous ouvrons le débat dans nos colonnes et serions heureux de publier des
points de vue contradictoires, si tant est qu’ils soient aussi basés
sur un souci de dialogue ouvert. Les 4 dangers du Darwinisme et de l'évolutionnismeL'idée que l'homme est sorti de la gangue, émergeant seul du règne
animal pour devenir l'espèce évoluée, a servi de modèle à
l'impérialisme occidental, irrespectueux des autres formes de civilisation ; elle reste hélas un permis de
détruire offert à notre conscience tout comme un incroyable orgueil.
Nous allons insister sur les 4 points majeurs de contestation
a) ce n'est
qu'une «théorie» parmi d'autres et elle n'est pas prouvée ;
b) tant de
beauté, de complexité et de diversité ne peuvent être le fruit du seul
hasard ;
c) l'homme ne peut pas descendre du singe ; d) le darwinisme est une
théorie dangereuse.
Parmi les attaques persistantes menées contre la théorie de l'évolution, 4 critiques reviennent de façon récurrente.
a)- Ce n'est qu'une «théorie» parmi d'autres et elle n'est pas prouvéeDarwin considérait les aborigènes australiens comme des
primitifs ayant peu évolué depuis les «singes anthropoïdes»,
anticipant que ces ‘races plus sauvages’ s'éteindraient, supplantées
par les ‘races civilisées’ plus avancées sur le plan de l'évolution (!)
Ces croyances darwinistes, loin de rester de simples fariboles
intellectuelles, entraînèrent des atrocités: ces aborigènes furent chassés, tués pour servir de
spécimen à la science (!)
En fait, il est aussi vraisemblable scientifiquement, qu'au contraire,
ces peuples aient été une humanité ancienne et évoluée,
mais ayant perdu ses connaissances, par exemple à cause
d’une dégradation du climat avec dessèchement post glaciation.
Anthropologues et généticiens pensent que, d’un
point de vue biologique, les races humaines n'existent pas. Par exemple, le Brésil a l'une des populations les plus
mélangées sur le plan racial (Européens, Africains, Amérindiens), mais
une étude génétique a montré que les ADN des Brésiliens «blancs», «noirs» ou «métis» se recoupaient énormément. L'étude a aussi montré que couleur de la peau ou caractéristiques faciales ne sont pas non plus un indicateur
pour déterminer les lieux d'origine. Les chercheurs ont
montré que les gênes des «blancs» provenaient pour 33%
d'amérindiens et, pour 28%, d'africains.
b)- Beauté, complexité, diversité ne peuvent être le fruit du hasard
Avec le Marxisme chez Marx, le Nazisme chez Hitler, la psychanalyse
chez Freund et tous les «ismes» du siècle dernier, chaque «
scientifique » pensait qu’il était tombé naturellement sur
LA vraie
source d’explication. Ces théories étaient nées des miracles de la
seule intuition et
s’arrangeaient pour faire coller la réalité avec
la création du cerveau de leur père, conduisant des millions d’hommes dans
le chemin de l'erreur. C'est par le dogme né dans l’esprit de Darwin, à
l’instar de tous ces «ismes», que les évolutionnistes expliquent l’évolution (bien qu'ils reconnaissent que le
hasard n'aurait jamais produit seul cet éventail du vivant).
Si selon les darwiniens, "la sélection naturelle
n'a pas de but ultime, mais un effet mécanique : reproduire les gènes"
comment expliquer que les seuls à s'être maintenus soient "ceux qui
étaient susceptibles de produire des organismes suffisamment efficaces
pour, à leur tour, se reproduire" sans recourir à une intelligence
supérieure ? La vie, loin du chemin continu darwinien est
maintenant reconnue par les évolutionnistes comme "un chemin
discontinu, mêlant innovations et ratés", de plus en plus
comme la Bible!!
c)- L'homme ne peut descendre du singe
Les évolutionnistes maintiennent ces dogmes, même s’ils
n’ont jamais pu, sur nos siècles d’existence, constater
d’évolutions d’espèces au sens strict ! Les théories
de l’homme descendant du singe doivent alors de plus en plus s'adapter
pour s'appliquer à des espèces issues d’autres espèces et qui font de
nous des
frères plutôt que des
fils des singes !
Si la génétique a confirmé l'étroite parenté des hommes avec les
chimpanzés (99% d'ADN commun), elle l’a fait avec … les
grenouilles (!) et certaines espèces végétales (!!).
Mais les évolutionnistes
persistent à conclure que nous avons un dernier ancêtre commun avec le singe, plutôt
que d’appeler cet ancêtre D.ieu.
d)- Le darwinisme et l'évolutionnisme sont des théories dangereusesLe Marxisme et le Nazisme, qui ont justifié la destruction de millions
d'européens, sont des ennemis qui partagent un dénominateur
commun : Marx et Hitler étaient des admirateurs du
Darwinisme dont ils se sont inspirés : la vie est une lutte entre individus ou groupes pour la nourriture et la reproduction. La
force (loi du plus fort) est le moyen de cette lutte:
- Marx a écrit que Darwin "contient
la base dans l'histoire pour supporter notre vision".
- Pour Trotsky, "les idées du puissant Darwin, portier de
l'univers, m'ont intoxiqué".
- Staline, ex-séminariste est devenu athée après avoir lu
Darwin.
- Mao était reconnu pour tenir Darwin et Huxley parmi ses auteurs
favoris.
- Hitler croyait que les gens, comme les animaux et les plantes, étaient
engagés dans une lutte constante pour la survie, avec comme apogée de
l'histoire à accélérer par l’homme nazi, la survie de la race Aryenne,
la plus apte ! Marx voulait aussi accélérer la dictature du
prolétariat, apte à remplacer une bourgeoisie jugée décadente par une
révolution autant meurtrière que de besoin.
Les évolutionnistes considèrent la vie morale comme un reflet de
l'évolution des espèces et placent alors la science au
dessus de la morale, réduite par Darwin à "un simple moyen comme un
autre sélectionné par la nature pour les besoins de l'évolution".
On en comprend les effets dévastateurs sur l'ordre social : la loi du plus fort permet la survie aux dépens des
autres, il ne peut y avoir de solidarité que circonstanciée, dans
l'intérêt bien compris de chacun et à un moment donné (par exemple on a
envie de donner au moment du Téléthon pour le Sida mais cela ne dépend
que de notre envie !). Dans une vision évolutionniste, il existe seulement ce qui est opportun
pour la société, il ne peut y avoir d'ordonnances stables.
On ne s’étonnera plus qu’une Humanité si 'développée' trafique esclaves, organes
(prisonniers/pauvres), matières dangereuses,
se livre à la pollution ou à un individualisme forcené, à des luttes
tribales, aux trafics d'armes ou aux mafias internationales…
Les camps de la mort ne sont pas une invention
des ‘races inférieures’ (au sens de Darwin) venues
d'Asie/d'Afrique, mais bien la création des sociétés les plus
civilisées (!)
Conclusions
L'évolutionnisme n'est
qu'une «théorie» parmi d'autres et n'est pas prouvée ;
tant de
beauté, de complexité et de diversité ne peuvent être le fruit du seul
hasard ;
l'homme ne peut pas descendre du singe ; le darwinisme est une
théorie dangereuse. Sans lois du Créateur pour restreindre l’homme, et avec la
justification de l'évolutionnisme, l’humanité s'est sentie libre
d'utiliser tous les moyens pour le pouvoir et les fins politiques. L'idée que nous provenons du chaos,
par la «survie du mieux adapté» dans une utopie concoctée, a permis de justifier les désastres écologiques
d’une productivité effrénée, sans souci du développement durable et
qu’on aura du mal à freiner
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2. La paix est si proche, Daniel Sibony
On a dit que ceux qui soutenaient passionnément les Palestiniens au
point de vomir Israël étaient surtout intéressés par leur rejet de
l'Etat juif et s'en foutaient des gens de Gaza. C'est peut-être plus
subtil: ils font coup double, ils font jouir en même temps leur
compassion sur le dos des victimes les plus voyantes, et leur vieille
vindicte antijuive, sur le dos de l'Etat hébreu. Mais ces phases du conflit sont aussi une épreuve: elles mettent
à l'épreuve la maturité des publics, des sociétés. La nôtre
est assez mûre, mais elle a besoin de contempler des
sacrifices humains, dûment organisés. Cela ne l'aide ni à penser ni à
se questionner sur les causes. Elle donnera toujours (pour un temps) sa
sympathie au plus apparemment victimisé; en attendant de se ressaisir,
jusqu'à la prochaine fois. Or il est clair que les intégristes de Gaza,
comme naguère ceux du Liban, jouissent d'être victimisés (ou plutôt de
victimiser leurs proches), plutôt que de chercher de meilleures
conditions de vie pour leur population.
Les failles des médias et celles du public Le conflit durera tant que chacune de ces parties (médias/public) n'aura pas décidé
d'assumer sa propre faille plutôt que de l'imputer à l'autre.
- Le Tiers (le public) est vraiment interpellé; en voici un exemple issu d'une vidéo de "You tube". C'est un
groupe de "jeunes de banlieue", chacun masqué d'un keffié, qui menace
un directeur de salle au cas il la loue pour un meeting de soutien à
Israël; car dans ce meeting on lève des fonds qui peuvent aller à Tsahal qui "commet des crimes", etc. Si ces jeunes sont masqués
c'est qu'ils savent que c'est illégal, que c'est une méthode maffieuse
de "faire la loi". Si cette "loi" d'un groupe prévaut sur la loi
collective, alors le Tiers s'effondre, ici même, en plein espace
républicain. Et comme ce conflit est appelé à durer,
on voit que le Tiers ici sera longtemps et souvent interpellé sur
ce qu'il en est de sa dignité.
- Quant à nos médias, on comprend qu'ils nous servent ces images fortes
et sanglantes; qu'ont-ils à se mettre sous la dent ? Eux
aussi sont confrontés à l'étonnante médiocrité du quotidien; seuls moments d'émotion: ces cadavres envoyés au dîner.
La haine entraîne la guerreMais Israël ne peut pas être en paix active et définitive avec ses
voisins car la "haine identitaire" est trop forte, et chacun sait très
bien où elle se trouve. Il y aura au mieux un état de paix minimale
c'est-à-dire de non-agression mutuelle. Et Israël sera un peu comme un
ghetto en terre hostile. Mais justement, vu tout ce qui s'est passé
dans les ghettos, y compris en Orient et au Maghreb, il ne peut pas se
permettre cette fois-ci de recevoir à tout moment des pierres - en
l'occurrence des fusées.
Voilà pourquoi cette guerre était inévitable;
il eût fallu une maturité surhumaine de part et d'autre pour économiser
la violence avant de mieux marquer la trêve.
Coup double pour la haine
On a dit que ceux qui soutenaient les Palestiniens
au point de vomir Israël étaient surtout intéressés par leur rejet de
l'Etat juif et se moquaient des gens de Gaza. C'est plus
subtil: ils font coup double, ils font jouir en même temps leur
compassion sur le dos des victimes les plus voyantes, et leur vieille
vindicte antijuive, sur le dos de l'Etat hébreu.
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3. Lettre d'un soldat israélien au palestinien dont il a occupé la maison Adaptation Yerouchalmi, traduction M. Brzustowski
Alors que le monde découvre les ruines de Gaza, vous revenez dans votre maison restée debout. Vous savez sûrement que quelqu’un l'a occupée en votre absence. Je suis ce quelqu’un!
Je vous ai respecté...J’ai passé de longues heures à imaginer comment vous réagiriez, ce que vous ressentiriez au fait que les soldats de Tsahal aient dormi sur vos matelas. J’ai vu les photographies de votre famille et j’ai pensé à la mienne. J’ai vu les parfums de votre femme et j’ai pensé à ceux de ma femme. J’ai vu les jouets de vos enfants et leurs livres d’école en anglais.
Je savais que cela vous rendrait triste, et que vous ressentiriez, avec une irritante humiliation, cette violation de vos lieux les plus intimes par ceux qui sont définis comme vos ennemis. Je suis convaincu que vous me haïssez d’une haine sans borne, et que vous n’avez pas envie d’écouter. En même temps, il est important pour moi de le dire.
Je veux que vous sachiez qu’en dépit de nos fouilles à la recherche d’explosifs, nous avons fait le maximum pour traiter vos biens avec respect. J’ai recouvert l’ordinateur avec un tissu pour le protéger de la poussière, comme je l’aurais fait pour le mien. J’ai tenté de remettre en place les vêtements qui étaient tombés quand nous avons déplacé l’armoire. Certes, la dévastation, les impacts de balles, les destructions voisines donnent à mes descriptions un éclairage ridicule.
J'accuse... le 'Hamas !Cependant, j’ai besoin que vous nous compreniez. Je présume que vous n’êtes pas un ignorant et qu’avec vos liaisons Internet, vous savez ce qui se passe autour de vous.
Vous savez que des roquettes ont été tirées de votre voisinage vers Israël.
N’avez-vous pas pensé que c’était mal de tirer pendant des années sur des civils innocents ? Combien de temps pensiez-vous que nous resterions les bras croisés? Dans le seul but d’éliminer ceux qui veulent nous tuer, nous sommes rentrés dans vos quartiers.
Je vous entends me dire : «Ce n’est pas moi, c’est le Hamas!». La triste réalité de votre peuple devrait vous montrer que le Hamas est votre ennemi : Israël s’est retiré de Gaza et, néanmoins, continue à vous fournir l’électricité, l’eau et des marchandises. Et, contre toute logique, le Hamas a continué à tirer des missiles sur les villes israéliennes.
Je vous invite à changer les chosesSi les Gazéens étaient occupés à construire des écoles, des usines et des institutions culturelles, paver les routes au lieu de s’apitoyer sur eux-mêmes, de faire du trafic d’armes et de nourrir de la haine pour les israéliens, vos maisons ne seraient pas en ruine !
Si vos dirigeants n’étaient corrompus, motivés par la haine, vos maisons n’auraient pas été endommagées. Avant même que le Hamas ne prenne le contrôle de Gaza, des milliards de
dollars, donnés par la communauté internationale ont été utilisés pour
acheter des armes ou versés directement sur les comptes personnels de
vos dirigeants.
Si quelqu’un s’était levé en criant cela ne mène nulle part de lancer des missiles sur des innocents, je n’aurais pas été obligé de me trouver, soldat, dans votre cuisine!
Le changement à Gaza doit venir de l’intérieur : vous, connecté au monde et soucieux d'éducation, devez déclencher, avec vos amis, un soulèvement contre le Hamas.
S’il y avait le moindre sentiment de solidarité entre nations arabes, si elles voulaient remettre sur pied le peuple palestinien, votre situation serait différente. La superficie de Singapour n’est guère plus grande que celle de Gaza, et Singapour est un pays prospère, bien géré, qui réussit. Pourquoi la même chose vous serait-elle impossible ?
J'aimerais boire le Thé à la menthe avec vous... Mon ami, je veux que vous sachiez que je suis à 100% en accord avec ce que mon pays et mon armée ont fait, avec ce que j’ai fait. Pourtant, je ressens votre souffrance et reste désolé des destructions dans votre quartier. Dans ma vie je n’ai rien à voir avec l’armée, mais j’ai obligation de porter l’uniforme et de protéger ma famille quand nous sommes attaqués. Je n’avais nul désir de me retrouver en uniforme dans votre maison et je serais plus qu’heureux de m’asseoir avec vous, en tant qu’invité sur votre balcon, en buvant un thé, assaisonné avec la menthe de votre jardin.
Nous avons davantage de choses en commun que vous ne l’imaginez. La seule personne qui peut faire de ce rêve une réalité, c’est vous! Soyez responsable de votre famille, de votre peuple, et commencez à prendre votre destin en main. Comment ? Peut-être y a-t-il quelque chose à retenir du peuple juif qui s’est dressé, après la tragédie humaine la plus destructrice du XXe siècle et, plutôt que de sombrer dans l’apitoiement sur lui-même, a construit un pays florissant et prospère.
.Je peux vous aider, mais à vous d'agir ! C’est possible et cela ne dépend que de vous. Je suis prêt à me trouver là pour vous soutenir, vous épauler et vous aider. Mais il n’y a que vous qui puissiez faire tourner la roue de l’histoire. Avec toute ma considération, Yishai, (Soldat de réserve)
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4. Les juifs antisionistes au tapis, Interview de Meyer Habib
Vce Prdt du CRIF et Conseiller Personnel de Nethanyahou
et sur FR3 face à l'odieux Shlomo SandPour voir cette passionnante vidéo, cliquez sur
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Q : Netanyahou déclare souvent que la priorité est l'Iran, qu'en pensez-vous?
Meyer Habib : En Israël, il existe un large consensus sur la
question iranienne, car l'Iran dit vouloir rayer Israël de la carte et
il faut prendre ces déclarations au sérieux. Il faut faire en sorte que
l'Iran n'ait pas l'arme nucléaire.
S'il le
pouvait, c'est la civilisation judéo-chrétienne qu'il
éradiquerait. Ce n'est donc pas un problème israélien et
c'est à la communauté internationale de s'en préoccuper; par
tous les moyens, même si la diplomatie est la priorité ; il ne faut pas
oublier qu'il y a un compte à rebours derrière la nucléarisation de
l'Iran, danger pour l'humanité.
Q: Quels liens existe-t-il entre Netanyahou et le Président Sarkozy ?
Meyer Habib : Il existe entre eux des liens d'amitié de longue
date. J'ai été à l'origine de leur rencontre dans les années 2002-2003.
Ils ont depuis gardé contact, se sont revus régulièrement et partagent
tous deux une vision pragmatique du monde, une vision d'homme d'État. Malgré leurs divergences sur la solution du conflit , il existe de la confiance et de la sympathie.
Q: Pourquoi a-t-il insisté pour un gouvernement d'union nationale avec Kadima?
Meyer Habib : Avec les défis iraniens, du Hamas et du Hezbollah,
avec la crise économique... Netanyahou a souhaité (et annoncé avant les élections) un gouvernement le plus large possible,
pour affronter tous ces défis ; cela arrivera, au moins à moyen terme.
Q : Comment perçoit-il Lieberman ?
Meyer Habib : Netanyahou n'a pas la même position que Lieberman
et s'il est Premier ministre, c'est avant tout pour appliquer les
positions du Likoud. Netanyahou souhaite donc continuer
la cohabitation pacifique avec la frange arabe de la population
israélienne. Vous noterez qu'une partie des arabes souhaite
la destruction d'Israël tout en en possèdant tous les droits; on comprend dès lors combien Israël est le seul État
démocratique de la région.
Q : Comment Netanyahou, déjà premier Minsitre de 96 à 99, a-t-il évolué ?
Meyer Habib : Il est comme un vin qui s'est bonifié, ayant acquis
une expérience immense, de par ses fonctions ministérielles et ses années
passées dans l'opposition.
Auprès de lui ces 10 dernières années, je
crois qu'il est tout à fait mûr face aux immenses défis qui sont devant
lui pour défendre les intérêts vitaux de son pays tout en étant
pragmatique. Il sait que pour arriver à la paix, il faut des
concessions, côté israélien et palestinien. Dans un 1er temps,
il veut renforcer les modérés chez les Palestiniens et établir une paix
économique : en améliorant les conditions de vie
économiques des Palestiniens, on crée un climat de confiance qui
permettra les concessions mutuelles.
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5. Les Partis politiques israéliens par www.yerouchalmi.com 1. Le ‘Likoud’ Principale formation de droite, le Likoud a été fondé en 1973 par Begin dans un pays alors dominé par la gauche depuis 30 ans, militant alors pour « le Grand Israël » et remportant ses premières élections en 1977. Si le Premier ministre Begin lance des plans de peuplement de la Judée-Samarie, il signe vers 1980 les accords de paix avec l’Egypte qui lui restituent tout le Sinaï.
En 1992, le Likoud perd les élections et, dans l’opposition, mène campagne contre les Accords d’Oslo avec Netanyahou. Après l’assassinat de Rabin en 95 et les attentats suicides, le Likoud revient au pouvoir en 96 sur une ligne plus libérale que sous Begin.
Suite à la défaite de 99, c’est sous la direction de Sharon que le parti remporte, en préconisant la fermeté, les élections de 2001 et de 2003 alors que les palestiniens enchaînent les attaques terroristes. Le parti se divise lorsque ce dernier entreprend de quitter Gaza en 2005 et de discuter avec Abbas, élu après la mort d'Arafat. Sharon quitte alors le Likoud pour créer Kadima.
Le Likoud perd de ce fait les élections de 2006 en passant de 38 à 12 sièges à la Knesset. Cependant, à la faveur des erreurs de la Guerre du Liban de 2006, le Likoud (dont Netanyahou a repris le commandement) redevient populaire dans les sondages.
Après les élections de 09, il dirige une coalition de droite suite au refus de Kadima de rejoindre une Union Nationale que les événements en Iran rendent indispensable ! Son programme prévoit une résolution du conflit par le développement économique des palestiniens (plutôt que par des accords, jugés prématurés), par une intransigeance sur les questions sécuritaires, territoriales ainsi que sur l’indivisibilité de Jérusalem.
2. ‘Kadima’ Le Parti Kadima (‘En Avant’) est le parti centriste dirigé par Tzipi Livni et Shaoul Mofaz, tout juste majoritaire au parlement avec 29 députés mais incapable du fait des résultats de diriger une coalition. Formé en 2005, suite à la rébellion d’une frange du ‘Likoud’ hostile au désengagement de Gaza par Sharon qui décide alors de quitter le Parti qu’il dirigeait avec une partie importante de ses cadres et quelques transfuges travaillistes favorables, eux, au départ de Gaza.
Après l’entrée en coma prolongé de son fondateur, Kadima est dirigé par Olmert qui est premier ministre depuis 2006 avant sa probable succession par Nethanyahou.
Le programme de Kadima basé sur la préservation de majorité juive, prévoit qu’Israël se retire des terres laissées à un Etat palestinien afin d’éviter à terme une majorité musulmane de population. Cet Etat serait démilitarisé et Israël garderait le contrôle sur tout Jérusalem. Kadima a provisoirement refusé de rejoindre une Union Nationale
que les événements en Iran rendent pourtant indispensable !
3. Le Parti Travailliste (‘Avoda’) Créé par Ben Gourion avant même la naissance d’Israël (ex ‘Mapaï’), Avoda, figure historique de la politique israélienne, reste, malgré ses désastreux résultats (15% seulement), le principal parti de gauche, devant un quasi inexistant et radical Meretz (3%).
A ses origines, le parti était lié aux premières victoires militaires, à la suite desquelles il a initié des projets de peuplement dans les territoires conquis (Judée-Samarie, Gaza, Sinaï et Jérusalem) afin de contrer les infiltrations terroristes et de servir de monnaie d’échange dans de futures négociations. Les travaillistes ont gouverné le pays 30 ans, de sa création à 1977, avec : Ben Gourion, Sharett, Golda Meir, Levi Eshkol, Yigal Allon, Moshe Dayan, Rabin, Shimon Peres.
Depuis la victoire de Barak en 1999, le parti n’a plus gagné aucune élection. Avec Rabin, Avoda a engagé un processus politique avec Arafat pour signer les Accords d’Oslo de 1993, officialisant la reconnaissance par Israël du Peuple Palestinien tandis que celui-ci s’engageait à renoncer au terrorisme, reconnaissant l’existence et la légitimité d’Israël. Depuis, ces accords ont été décrédibilisés par les intifadas et les attentats terroristes en Israël dans les années 90 et 2000. Les Travaillistes ont soutenu la barrière de sécurité et l’élimination de chefs terroristes.
Aujourd’hui, le parti de Barak (qualifié par tous de meilleur Ministre de la Défense) se trouve pris en tenaille entre thèses sécuritaires du Likoud et Kadima qui a réussi à attirer une large proportion de ses anciens électeurs de gauche. Il a donc résolu de devenir LE parti d’opposition pour ne plus perdre son âme dans une coalition qui profite à son leader.
4. Israël Beitenou Israël Beitenou d’Avigdor Liebermann est le parti des russes d’Israël. Fondé en 99 par des dissidents du Likoud opposés aux accords avec Arafat, il refuse toute concession territoriale. Il envisage que seuls les Arabes signant leur attachement à Israël soient autorisés à garder la nationalité israélienne. La Guerre de Gaza a provisoirement joué en faveur du parti, devenu la 3ème force politique, incontournable dans toute coalition (au risque de profiter d’une opposition dure pour raffler davantage de voix). Le passé a montré que de telles formations ne survivaient pas longtemps (le Shinoui, le Parti des Retraités et autres ont tous disparu de la vie politique).
5. Le Shaas Le Shaas a été créé en 84 par le Rav Ovadia Yossef pour défendre les intérêts sectoriels des yechivot et de milieux défavorisés séfarades. Opportuniste avant tout, le Shaas a soutenu tantôt le Likoud, tantôt le parti travailliste et a été mêlé à de nombreux scandales politico-financiers à une époque qui semble aujourd’hui heureusement révolue.
Son importante action sociale l’a parfois amené à être qualifié de «parti de la gauche religieuse», malgré sa politique parfois (mais pas toujours) assez dure vis-à-vis des Palestiniens. Sur ce point, sa ligne reste d’ailleurs plutôt floue, et il lui arrive d’accepter le retrait de certains territoires si cela permet de sauver des vies (mais le Shaas a l’art de s’absenter de la Knesset lors de tels débats cruciaux comme sur le désengagement de Gaza en 2005). Le parti, 4ème force du pays, conduit par Eli Yshai, ex ministre de l’Industrie, reste incontournable dans une coalition.
6. Degel haThora
Ce Parti 'Judaïsme de la Torah'
est essentiellement formé d’électeurs orthodoxes ashkénazes ultra conservateurs et opposés à la sanctification de l’Etat juif actuel. Il entend qu’Israël subvienne aux besoins des innombrables étudiants de Yechivoth, encourageant les hommes à ne pas travailler et ne pas servir le pays au profit de présence en salles d’études (où seulement quelques uns d’entre eux auraient en fait leur place).
Ultra opportuniste, ce parti avait soutenu le retrait de Gaza en échange d’un soutien financier à ses Yechivoth. Il a essuyé un échec cuisant et inattendu aux Municipales de Jérusalem, du fait de sa gestion absolument désastreuse de la capitale du pays.
7. Union Nationale ou Ihoud Leoumi Le Parti Ihoud Leoumi se veut le porte-parole des habitants juifs des localités de Judée-Samarie. Il représente la tendance la plus dure de la droite sioniste religieuse. Totalement opposé au retrait de Gaza de 2005, il veut attirer les électeurs déçus des partis orthodoxes traditionnels qui ne se sont pas opposés si fermement aux Palestiniens. Son intransigeance se veut basée sur des exigences religieuses relatives à l’intégrité d’Israël comme Etat juif, quelles qu’en soient les impasses politiques pouvant en découler. Israël Beiténou n’a laissé quasiment aucune place à ce Parti, concentrant sur ses élus les voix de ceux qui refusent les concessions aux palestiniens.
8. La Maison Juive ou Beit HaYehoudi Le Beit HaYehoudi’ est sur l’ancie parti sioniste religieuse ‘Mafdal’. Bien que faisant parti de l’aile dure, il reste plus pragmatique que Ihoud Leoumi sur le problème palestinien mais plus attaché aux questions religieuses. Avec un programme politique complet et un projet pour chaque aspect de la société, il a présenté sur sa liste des représentants de la société civile (journalistes, professeurs, etc.) mais ses résultats ont été décevants.
9. Le Meretz Le Meretz est un parti plutôt intellectuel ashkénaze, le plus à gauche, lié à l'Hachomer Hatzair et ultra pacifiste. Il préconise un retrait des territoires aux frontières de 1967 et un partage de la souveraineté sur Jérusalem. Son chef actuel est Haim Oron et le Parti est devenu très marginal avec moins de 3% des voix (près du tiers de ce qu’il avait été).
10. Hadash C’est le parti communiste israélien, qui à sa création, s’opposait au sionisme et prônait un Etat binational ou judéo-arabe. Aujourd’hui il prône le retrait d’Israël, Etat juif, aux frontières de 1967 mais prône le droit au retour des palestiniens partis en 1948 y compris en Israël ce qui contredit l’existence d’un Etat juif ! Ses électeurs sont surtout des arabes israéliens (bien que sa direction soit juive et arabe) et lui assurent 3 députés.
11. Ra’am-Tal et 12. Balad Ra’am-Tal et Balad, sont des partis qui représentent la minorité arabe israélienne. Ils prônent la naissance d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 et le retour des Palestiniens ayant quitté Israël à sa création, revendication inacceptable par Israël qui deviendrait alors un Etat à majorité musulmane, perdant de facto son caractère juif.
Leur participation aux élections avait été dans un premier temps interdite en raison de leur attitude favorable aux mouvements terroristes du Hamas et du Hezbollah.
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De quel Traité du Talmud est extrait ce passage ?
NB : pour éviter les moteurs de recherche, nous avons utilisé des synonymes et modifié les noms des Rabbins.«Si un homme laisse en legs des denrées alimentaires, que comprend ce legs?
- Rav dit tout ce qui peut être bu ou mangé est contenu dans le legs.
- Abbaië, même avis : tout ce qui est dans les parages, comme ses animaux.
- Rech Lakich : les choses qui ne peuvent être bues ou
mangées sont aussi comprises dans le legs, comme par exemple les
choses avec lesquelles nous avons l’habitude de manger nos aliments (huile, sauce de poisson, miel,...).
- Chmouel : si des denrées sont léguées,
aucun assaisonnement n’est compris dans le legs, car nous ne les mangeons pas, mais le reste grâce à eux.
- Pour le miel, Raba défend le contraire, car nous avons l’habitude d'en manger
- Pour Rech Lakich, toutes ces choses sont contenues dans le legs à moins
que l’intention de celui qui a fait le legs n’ait été de les exclure.
N’a-t-il légué comme denrées que ce que nous avons
l’habitude de manger ou a-t-il aussi légué les choses avec
lesquelles nous avons l’habitude de les manger ?
-
Celles-ci
doivent être considérées comme incluses à moins que l’intention de
celui qui a fait le legs ne semble différente. Certainement, le miel
fait partie des provisions et Chmouel lui-même ne nie pas que les
poissons tout comme leur sauce,… »