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Premier interview du nouveau Grand Rabbin de France, cliquez sur Gilles Bernheim .. AU SOMMAIRE Imprimez ou enregistrez le PDF en cliquant sur PDF N°76 Dossier : Tout savoir sur le Talmud1. Lettre de la chanteuse pacifiste Noa aux gens de Gaza
2. Israël et la force "disproportionnée" § Lettre à Leila Chahid3. Un Judaïsme sans Thora ni Talmud ? avec Emeric Deutsch Psychanalyste et ancien PDG de la Sofress, adapté par Yerouchalmi
accompagné de : Vive la Bible Juive par Le Clézio, Nobel de Littérature 20084. Les Evangiles incompréhensibles hors contexte juif5. BHL et Gaza, avec Bernard-Henri Lévy6. Tout comprendre sur l'escroquerie Madoff ========================================
Dossier : Tout savoir sur le Talmud
Dans
le judaïsme, la Bible ne va pas sans son commentaire. Né au début de
notre ère, le Talmud a connu une histoire longue et tourmentée. C'est
l'autre livre. Celui qu'ignorent les profanes. Fait de plusieurs livres
formant une somme de commentaires, il s'étire dans de longs volumes
compulsés depuis des siècles par les étudiants en religion et où
s'enracinent une culture et un droit. Le croyant peut aujourd'hui
encore y découvrir des réponses aux questions, parfois très concrètes,
que lui pose la vie.
Le Talmud n'est pas la Bible, mais lui
est intimement lié, en étant un complément indispensable à la vie même
de son texte. Le Talmud est une compilation de 63 tomes en 2 parties :
a) la Michna, 1ère mise
par écrit de la Loi orale par Yehuda Ha-Nassi qui n'a pas hésité
à transgresser l'interdit de mise par écrit (par peur d'ossification
du texte) afin de le sauver en diaspora; b) la Guemara qui commente la
Michna.
Loi Orale révélée en complément de la Thora
D. ieu donne une Loi consignée par Moïse dans les 5 livres de la Torah
et mentionne aussi un commentaire oral, qui, au départ, ne doit pas
lui-même être écrit. Pendant des siècles, les rabbins vont se
transmettre cet héritage de bouche à oreille.
A la fin du
IIe siècle, la domination romaine faisant craindre à Yehuda Ha-Nassi
que la transmission de la loi orale ne soit menacée, il décide de
transgresser la règle et de compiler par écrit la Michna.
La Michna
Elle se divise en 6 ordres**et s'intéresse à tous les aspects de la vie
d'un juif : agriculture, vie quotidienne, fêtes, relations homme-femme,
droit civil, droit pénal, sacrifices, pureté et impureté...
**Ces six parties (chaque partie est un "Seder" comme "Seder Moed" ou "Des Fêtes") sont :
Zeraïm (Graines) 11 traités (prières et bénédictions, dîme, lois sur l'agriculture).
Moed (Fêtes) 12 traités (Chabat et Fêtes)
Nachim (Femmes) 7 traités (mariage, lévirat,divorce,vœux, naziréat/ dédication personnelle).
Nezikin (Dommages) 10 traités (lois civiles et
criminelles, tribunaux, serments).
Kodashim (Sainteté) 11 traités (rites sacrificiels, Temple, lois alimentaires).
Tehorot (Pureté) 12 traités (lois de pureté rituelle).
Soit en tout, 63 tomes se divisant en 527 chapitres
Les
écoles talmudiques fleurissent en Israël mais aussi à Babylone, foyers
les plus actifs du judaïsme. Les phrases de la Michna y sont analysées
et le fruit de dialogues incisifs va former le second élément du
Talmud, la Guemara.
Le Talmud
Une fonction importante de la Guemara est l'identification du
verset biblique ayant servi de base à la loi présentée dans la Michna,
et du processus logique les reliant. L'autre fonction de la Guemara est
l'élaboration de la Loi à partir de phrases de la Michna analysées et
comparées à d'autres déclarations dans un
échange dialectique entre opinions divergentes.
Cet ensemble
(Michna et Guemara, en araméen) fait l'objet d'une 1ère compilation
vers 400 en Galilée. Cette compilation prend le nom de Talmud de
Jérusalem,son origine étant palestinienne.
Les Communautés de
Babylone rédigent de leur côté une compilation analogue mais comportant
des différences (20 à 30%, mais non essentielles) : le Talmud de
Babylone.
La Loi orale se confond donc avec le Talmud qui comprend 2 types de textes:
a) ceux se rapportant aux questions de loi et de pratiques juives (Halakha) ;
b) ceux contenant des exégèses bibliques et des récits de forme libre (Hagada).
Le développement du Talmud
Les Karaïtes, intellectuels du Xème siècle, contestent le bien fondé de
la loi orale et, en conséquence, du Talmud qui en est l'expression
écrite. Ces intellectuels de l'an 900, plaident pour un retour à la
Bible prise au strict sens littéral. Le grand Maître orthodoxe de
l'époque, le Rav Saadia Gaon, fidèle à la Loi orale qui empêche
l'ossification de la parole divine (cf Article 3 ci-avant), aura raison
de cette contestation dangereuse à lépoque, et, finalement, sans
lendemain.
Rachi au XIè siècle, vigneron de Troyes, Maître de
grande culture, et l'un des plus brillants talmudistes issu d'
Allemagne, fonde sa propre école de pensée et de commentaires. Il
commente magistalement l'ensemble du Talmud pour en donner des clés
indispensables, issues de ses MaÎtres ou de sa grande perspicacité.
Toutes les éditions du Talmud incluent son indispensable commentaire en
marge de chaque page.
Les éditions du Talmud
Illustration : Au centre de la page, la Michna en quelques lignes, suivie de son commentaire, la Guemara.
Autour, les commentaires de Rachi et Tossafot, des références...
Le tout dans un format d'édition figé depuis des siècles pour cette présentation dite "classique".
Les normes adoptées par l'édition de l'illustration publiée à Venise en
1523 par l'éditeur anversois non juif, Daniel Bomberg, sont toujours en
vigueur, 6 siècles plus tard (!).
Que ce soit le format, le nombre et la numérotation des pages ou la place des commentaires sur la page... A noter que la 1ère édition connue date toutefois de 1482 en Espagne.
Des traductions dans de nombreuses langues ont existé depuis le 19ème
siècle, mais qui sont restées incomplètes bien que couvrant largement
l'étendue des traités talmudiques. Il faut noter que ces traduction
incluent celles, non des moindres, de l'Eglise. A l'image du Père
Bonsirven à qui nous devons rendre hommage pour son immense érudition
talmudique, elle s'y est intéressée
- soit par souci de l'étudier (afin d'en extraire le contexte juif de la vie de Jésus et des Evangiles)
-
soit pour le dénigrer (dans des buts de disputation théologique et pour
tenter de convertir les juifs ou ou de renforcer les chrétiens dans
leur foi).
*La 1ère traduction vraiment intégrale est parue en anglais en 1935 chez l'important Soncino.
*La figure du judaïsme contemporain, le Rav Steinsaltz, a réalisé une
première avec son édition applaudie pour sa simplicité, de l'araméen
talmudique à l'hébreu ponctué, qui a, elle même, été traduite dans de
nombreuses langues, y compris en français.
*L'édition
ArtScroll très bien commentée et annotée qui a été traduite en français
dans l'édition Safra (philanthrope juif à qui nous rendons hommage) est
celle que nous recommanderions.
Cours de Talmud sur Internet, nombreux sites sont disponibles dont http://www.guemara.com/ ======================================
A avoir des frissons... Bible juive : Prophète Cephania 2,4
"Gaza deviendra une solitude, Ashkélon une ruine, Ashdod sera expulsée en plein midi... Malheur à vous Canaan pays des Philistins qui occupez le littoral de la mer,
Menace de l'Eternel : Je vous ruinerai jusqu'à vous dépeupler... votre district va échoir aux survivants de la Maison de Juda ... quand Je les aurai ramenés!"
.
1. Lettre de la chanteuse pacifiste Noa aux gens de Gaza.
.
C’est avec le cœur lourd que je m’adresse à vous aujourd’hui. Gaza est sous les bombes.
Les enfants des deux camps sont terrifiés, traumatisés, blessés chair et âme. La vie n’est plus!
Comme tout cela nous est familier, mes frères. J’ai assisté à tant d’opportunités manquées, ô combien, combien d’occasions perdues. Et aujourd’hui, aujourd’hui je veux vous dire cela : nous avons un ennemi commun, abominable, et nous devons œuvrer ensemble pour le supprimer !
. Cet ennemi, mes amis, se nomme le fanatisme ! Cet ennemi, ce sont ces hommes qui placent D.ieu au dessus de l’âme humaine et de la vie. Maintenant je vois l’immonde visage du fanatisme,
je le vois grand et infâme, je vois ses yeux noirs et son sourire glaçant, je vois le sang sur ses mains et je connais un de ses nombreux noms : "Hamas".
Vous savez que le "Hamas" est xénophobe, violent, vorace et égoïste, il se nourrit de votre sang, scandant le nom d’Allah. Il se tapit tel un voleur, se sert d'innocents en boucliers humains, utilise vos mosquées pour ses armes, ment et vous utilise, vous torture, vous prend en otage.
. Je sais que vous souffrez d’être otages de ce démon et de quel côté penche votre cœur.
Du même côté que du mien, pour mes enfants, ma terre, avec le ciel, la musique et l'ESPOIR ! Vous ne désirez rien de cela mais vous n’avez guère d’autre choix
Je sais qu’au fond de votre cœur vous espérez et souhaitez la disparition de cette bête appelée "Hamas" qui vous a terrorisés, assassinés, qui a fait de Gaza le terreau de la pauvreté, des maladies et de la misère. Qui, au nom d’Allah, vous a sacrifiés sur l’autel sanglant de l’orgueil et de l’avidité.
. Mes frères, je pleure pour vous. Je pleure pour nous aussi. Je ne peux qu’espérer pour vous qu’Israël fasse le travail que nous souhaitons tous, et qui vous débarrassera enfin de ce cancer, de ce monstre appelé fanatisme.
Et puis, … alors, peut-être, si D. veut, InshAllah, nous aurons encore une chance…
une chance de tendre nos mains épuisées, de nous regarder dans les yeux remplis de larmes et d’une voix étranglée nous dirons : «Chalom. Salam. Assez. Assez mes frères…»
Avec un cœur brisé qui se désespère d’aimer ! Votre amie, Noa.
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2. Israël et la force "disproportionnée" § Lettre à Leila Chahid
de nos amis Charly Lellouche de Natanya et Claude Sitbon de Jérusalem
..
Dites moi s'il vous plait, Messieurs les bien pensants, Quelle est la proportion pour qu'on soit innocents ? Savez-vous donc compter, plus de six cents roquettes, De ceux rompant la trêve, et rêvent de conquêtes ! .Laisserions-nous hurler dans les rues nos enfants, À chacun des impacts en leurs bruits terrifiants ? De quel droit, dites-moi, vise-t-on nos écoles, Quelle est donc la mesure à vos requêtes folles ? .Combien dans vos calculs faut-il frapper de lieux Pour pouvoir commencer à protéger nos vieux ?Voyez-vous du français, je raye "proportion", Ne me préoccupant que du cœur de Sion...Sachez que ces damnés ont perdu la raison, Ils n'ont plus rien d'humain en leur fiel et poison ; Ce qui compte pour eux c'est me voir disparaître, Ils n'ont foi qu'en la mort, ont le diable pour maître..Je vous prie de noter, Messieurs dans vos fauteuils : "Non, nous ne voulons plus nombrer tombes et deuils, Nous avons trop donné, plus de six millions d'ailes, Pour qu'encor vous osiez nous faire vos querelles". -------------------------------
Lettre à Leila Chahid (Claude Sitbon de Jérusalem, adapté par Yerouchalmi)
La mort d'enfants, de tout enfant, est une souffrance dont vous vous servez cyniquement comme arme de propagande, sans jamais dire que le
Hamas, lui, utilise les enfants comme bouclier humain dans
écoles, hôpitaux et... mosquées. Il a asservi Gaza, sans distinction civil-militaire, transformé en un canevas de galeries truffées d'explosifs et de munitions. Le Hamas n'est qu'une bande de meurtriers qui a sacrifié Gaza dans le sang,
"balançant" du 17ème étage leurs frères du Fatah de l'Etat palestinien que vous êtes censée représenter.
Ce qui se passe est de votre faute, et de tous ceux qui pensent libérer
la Palestine par la seule violence! Ce que l'on attend de vous, c'est
que vous appeliez à la cessation de
tirs, même "d'armes artisanales", comme vous le dites si poétiquement!
Mendela, apôtre de la réconciliation, est il devenu un mauvais
exemple? Mahmoud
Abbas a condamné la rupture de la trêve et les Kassam (qualifiés par le Président
Sarkozy "d'impardonnable et irresponsable").
Edward Saïd, l'honneur des Palestiniens,
avait écrit :
"La violence n'est pas une option pour les palestiniens, et n'est pas
une issue." Vous avez aussi condamné les accords de Genève proposés par des chefs palestiniens. et vous n'êtes pas crédible comme porte-parole. Vous
ignorez la réalité, dans vos retraites dorées de Paris ou Bruxelles, loin de la réalité de Gaza et d'Israël. Votre discours au pathos irrépressible engendre une peur qui ne peut qu'engendrer la haine, celle que vous tentez d'inoculer. Votre magistrale démagogie liée à un passé révolu étouffe tout ce qui pourrait émerger de vous dans la positivité ; or le temps des Arafat, votre cousin, est révolu.
Il est venu, le temps des Nusseibeh ou Abed Rabo, qui eux reconnaissent l'existence d'Israël! Le temps de la Paix, seul avenir pour cette région du monde….. ========================================
3. Un Judaïsme sans Thora ni Talmud ? avec Emeric Deutsch Psychanalyste et ancien Directeur Général de la SOFRES. Adapté par Yerouchalmi. II est aussi absurde de définir le juif comme membre d'une Nation que
de le réduire à une confession israélite ou à un judaïsme culturel ou
laïque. Phénomène hors norme, le juif est devenir en fusion avec la Torah, en devenir elle même. Sans juif pas de Torah ; sans Torah pas de juif!
Le peuple juif se définit : a) dans le temps, par son origine, son
histoire, son destin;
b) dans l'espace, par le lien fondamental et
indissoluble qui l'attache à Israël.
Mais, c'est avec la Torah
qui les transcende, que ces dimensions acquièrent tout leur contenu Pour dégager la
signification de la Torah, nous allons d'abord étudier l'étymologie de
ce mot, puis en examiner le contenu et notamment, la place qu'y occupe
le Talmud.Significations véhiculées par le mot TORAH Le juif n'entre dans aucune catégorie classique pré-établie. Il est un phénomène qui échappe à la classification, car il est un devenir en fusion avec un autre devenir : la Torah.
"Notre peuple existe par l'unique vertu de la Torah". Cette phrase a été écrite, il y a plus de 1000 ans, par le grand Sage juif de son époque Saadia Gaon (930) et il ne s'agit pas là d'une formule creuse, mais d'une définition précise.
En hébreu, TORAH procède de 'yaRAH' (projeter, tirer, lancer) signifie dans un second sens seulement (enseigner, indiquer). TORAH est aussi le composé de 'TOR' et de la lettre 'Hé'.
- 'TOR' comporte des significations multiples: un temps (âge, époque), un espace (forme, aspect),
un lieu de rencontre espace-temps (rangée, ordre, échéance d'un événement). Cette rencontre spatio-temporelle nous renvoie au 1er sens (projeter, tirer, lancer), la Torah serait ainsi projet, devenir. Voilà un premier
isomorphisme entre TORAH et ISRAEL en devenir spatio-temporel! - 'TOR' dénote aussi 2 objets et leurs symboles contradictoires associés.:A) La tourterelle (paix, fidélité, légèreté, absence d'attaches matérielles); B) Le collier (attachement, ornement, ostentation).
Comme dans ce verset du Cantique des Cantiques: "La voix de la tourterelle s'entend dans notre pays" que le Zohar identifie comme nous: "Cette voix de tourterelle, c'est la Torah orale ".
- La lettre 'Hé' renvoie souvent à la transcendance divine. "Telles sont les origines du ciel et de la terre, lorsqu'ils furent créés" -BéHibaréham-, mot écrit dans la Torah avec un petit 'Hé' comme pour signaler, selon le Talmud, que c'est en fait avec cette même lettre 'Hé' que le monde aurait été créé, Hé rajouté justement à Abram pour en faire AbraHam et ainsi changer sa destinée en père des monothéismes.
La Torah, voix vivante Ainsi la simple sémantique du mot nous éclaire-t-elle sur ses objectifs.
La Torah est une VOIX vivante qui dépasse tant son écriture que ses significations (naissance d'un peuple, recueil de rites ou de lois). Bien plus qu'une suite de mots sous forme achevée, qu'un discours fixé
une fois pour toutes sur parchemin, elle est parole vivante qui
jaillit en permanence. Elle se situe donc bien à la fois dans le temps et dans l'espace comme l'indiquait 'yaRAH', l'autre source du mot.
Pas de Loi écrite sans Loi orale D. a donné au Sinaï un ensemble indissoluble appelé génériquement TORAH :
le Décalogue, la Loi écrite (Bible) et la Loi orale (Michna et Talmud).
Nos Sages le déduisent du verset biblique "Je te donnerai les Tables de pierre
(Décalogue), la Loi
(Bible) et le Commandement
(Michna) que j'ai écrits, pour les leur enseigner
(Talmud) ".
Loi juive, Loi de vie Les liens intimes entre
Loi écrite et Loi orale garantissent une parole, vivante et non figée, notamment grâce à l'approfondissement du Talmud toujours réanalysé. En guise d'exemple de cette vivacité des concepts, Rabbi dans le Talmud, ayant osé adapter une loi de consommation, répond à ses collègues choqués : "si Ezéchias a osé, pour éloigner une menace, broyer le serpent d'airain (pourtant érigé en son temps par Moïse, mais devenu source d'idolâtrie) et donc utiliser ce que D. nous avait laissé, a fortiori pouvons nous également le faire". Peut-on montrer avec plus d'éloquence la liberté qui est laissée à l'homme par rapport à la Loi? Peut-on dire plus clairement qu'elle est un projet, une volonté, à accomplir par l'homme?
Israël implique Thora et Talmud La Loi se dit en hébreu haLaKHa). ce mot se compose de 'LeKH' et de la lettre 'Hé'
- 'LeKH', marcher, est
la marche vers l'accomplissement, non l'exégèse de textes jaunis. - La lettre 'Hé' indique la direction de cette marche vers la transcendance du 'Hé' divin.
Ceci nous amène à l'isomorphisme et à la relation fusionnelle entre Israël et la Torah.
Les deux se définissent par la rencontre de l'espace et du temps dans la Transcendance.
Les deux constituent un devenir et un projet qui s'accomplissent en interaction: la Torah par le juif, le juif par la Torah. Ils se déchiffrent l'un par l'autre.=====================================
4. Les Evangiles incompréhensibles hors contexte juif
Le Grand Rabbin de France Jacob Kaplan (ztsl) et le Pape Jean Paul II, amis En lisant cette courte page, on comprendra comment les textes chrétiens des Evangiles cherchent bien
davantage le rattachement d'une théologie en gestation à l'histoire
juive biblique réelle ou éthique que les réalités littérales. D'où la
relativité de ces textes en lecture au premier degré et l'importance
d'en connaitre le contexte juif d'origine pour les comprendre.
Issus des milieux juifs de l'époque du Temple, les contextes des
Evangiles impliquent une lecture en 2 sens (parmi les 4 utilisés pour
les textes juifs) : un sens littéral dit de surface/ un sens caché, relatant la réalité historique. Cette forme littéraire est dérivée de
la Thora ; l’exemple le plus poétique en est le Cantique des Cantiques
(sens premier, histoire d'amour assez érotique d'ailleurs et, sens
second, amour charnel entre Israël et son D. ieu). Voici deux exemples
tirés des Evangiles : 1) l'histoire de Marie, mère de Jésus et d'Anne,
mère de Marie; 2) l'épisode des 'Rois mages'.Anne, mère de Marie
D'après l’Evangile de Luc : La prophétesse, Anne, fille de Fanouel, de
la tribu d’Acher, avait vécu sept ans avec son mari depuis sa
virginité. Restée veuve, et âgée de quatre vingt-quatre ans, elle ne
quittait pas le Temple en jeûne et en prière. Anne ainsi née en - 78,
année même, selon Flavius Josèphe, où le Roi asmonéen haï des Juifs,
Alexandre Jannée, s’empara de la forteresse de Gamla et avait fait
crucifier à Jérusalem 800 juifs.
Sens historique sous-jacent : Anne représenterait donc
le nom-code de la population galiléenne "résistante" née à cette
époque. Cette "Résistance" ayant libéré Gamla et la Galilée avec les
Romains en - 63, on comprendrait pourquoi Luc dit qu’Anne, a vécu 7 ans
avec son mari (avec Pompée), de l’an - 63 à l’an - 56, date du départ
de Pompée. Le fait qu’elle soit restée veuve indique que, depuis le
départ de Pompée, la "Résistance" avait gardé ses distances avec
l’occupant.
Luc dit qu’Anne était issue de la tribu d’Acher
(au nord du lac de Tibériade) confirmant qu'il s'agit bien d’une
population galiléenne pro-essénienne.
Marie, mère de Jésus
Le Protévangile de Jacques dit que Marie était agée de 15 ans
lorsqu’elle donna naissance à Jésus lors du recensement d’Auguste (ce
recensement eut lieu en l’an - 7). Cela la ferait donc naître
Sens historique sous-jacent :
Pourquoi Joachim son père payait-il double offrande au Temple ?
Probablement parce qu’il se considérait comme l’héritier légitime des
deux anciens royaumes de Juda et d’Israël. Joachim est en effet le nom
du dernier roi des deux royaumes avant l’Exil à Babylone.
Si l'Evangile reproche à Joachim, père de Marie, d’être le seul de ne
pas avoir donné d’enfant à Israël, c'est probablement parce que malgré
son offrande coutumière, il ne s’était pas engagé à fournir son
contingent de travailleurs comme les autres
Son offrande
de 122 agneaux, veaux et chevreaux évoque la première communauté
pré-chrétienne installée par la suite à Jérusalem d’environ 120 hommes
selon les Actes.
Dates de Naissance de Jésus, Sens historique sous-jacent :
Le
Protoévangile de Jacques fait coïncider les dates du recensement
d’Auguste (- 7), source de mécontentements des juifs, et de la
naissance du Jésus vengeur (premier grand soulèvement de la Galilée,
répression romaine, vague de crucifixions).
Bien que ces
dates diffèrent chez Luc de 13 ans, celui-ci maintient curieusement la
même frappante coïncidence entre naissance de Jésus (+6 pour lui) et
nouveau recensement.
Les Rois mages "Il y eut
grand tumulte à Bethléem. Des mages arrivèrent... et lorsqu’ils eurent
vu Jésus le Nouveau né, ils lui offrirent l’or, l’encens et la myrrhe".
Sens historique sous-jacent :
A l’époque de Jéhu, les rois d’Israël payaient tribut aux Rois
d’Assyrie. L’obélisque de Salmanasar III représente Jéhu, fils d’Amri,
offrant de l’or, de l’argent et d’autres objets précieux.
L'évangéliste retourne la situation avec les Rois mages qu'il fait
s’agenouiller au pied de Jésus, lui offrant l’or, la myrrhe et
l’encens. Net appel à la nouvelle Jérusalem pour s'allier à l'assyrien.
Cette
véritable alliance de "l'étoile d’Orient" ne s’est pas concrétisée.
L’empire romain l’a momentanément emporté sur Marie et Anne.
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5. Gaza avec BHL !
N’étant pas un expert militaire, je m’abstiendrai de juger si les
bombardements israéliens sur Gaza auraient pu être mieux ciblés, moins intenses.
N’ayant, depuis des décennies, jamais pu me résoudre à distinguer entre
bons et mauvais morts je suis évidemment bouleversé, moi aussi, par les
images d’enfants tués.
Cela étant dit, et compte tenu du vent de folie qui semble, une fois de
plus, comme toujours quand il s’agit d’Israël, s’emparer de certains médias, je
voudrais rappeler quelques faits.
1. Aucun autre pays qu'Israël vilipendé ne tolérerait des milliers d’obus
tomber, pendant des années, sur ses villes :le sujet d’étonnement n’est pas sa « brutalité » mais sa longue retenue.
2. Les Qassam ont
fait peu de morts, cela ne prouve pas qu’ils soient inoffensifs,
mais que les Israéliens se protègent, terrés dans des caves :existence de cauchemar au son des
sirènes!
3. Les obus israéliens font tant de victimes, cela
ne signifie pas qu’Israël
se livre à un « massacre » mais que le Hamas expose ses populations : vieille tactique du
« bouclier humain » :centres de commandement, stocks d’armes, bunkers, dans les immeubles, hôpitaux, écoles, ou...mosquées!
4. Les
Palestiniens tirent sur des civils et sur des villes (en
droit international, « crime de guerre »); les Israéliens ciblent
des objectifs militaires avec dégâts civils (en guerre,"dommage collatéral")
5. Tsahal a, pendant l’offensive, systématiquement
téléphoné aux Gazaouis
aux abords d’une cible militaire pour les inviter à évacuer les lieux ; action à noter jamais utilisée par une armée!
6. Et quant au pseudo "blocus intégral" : les convois humanitaires n’ont
jamais cessé de passer, (2 janvier, 90 camions), les hôpitaux israéliens soignent les palestiniens avec l'excellence et la motivation connues par les israéliens (personne n'a démenti ce point y compris le Hamas!)
Très vite, espérons-le, les combats cesseront et les commentateurs reprendront leurs esprits. Ils découvriront que les ennemis des Palestiniens sont leurs dirigeants qui n’ont jamais voulu la paix, ni un Etat, jamais conçu d’autre état que celui d’instrument et d’otage
(tel Khaled Mechaal exhortant sa "nation" à "offrir le sang d’autres martyrs" depuis
son douillet exil de Damas).
Aujourd’hui, a) ou bien le Hamas rétablit la trêve qu’il a rompue et, dans la foulée, déclare caduque sa charte fondée sur le pur refus de l’« entité sioniste » : il rejoindrait ce parti du compromis qui ne cesse, D. ieu soit loué, de progresser – et la paix se fera;
b) ou bien il s’obstine à ne voir dans la
souffrance des siens qu’un bon carburant pour ses passions recuites, sa
haine folle, nihiliste, sans mots – et c’est non seulement Israël, mais les
Palestiniens, qu’il faudra libérer de la sombre emprise du Hamas.
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6. Tout comprendre sur l'escroquerie Madoff
En quelques jours, un individu, Bernard Madoff, a porté le
coup le plus gros de l'histoire au capitalisme de la finance mondiale, à Wall Street et
aux institutions juives. Comment donc ?Du Maître-Nageur au Maître-Escroc Madoff, ancien président du NASDAQ (Bourse du High Tech US), investisseur révéré, a avoué avoir commis la plus grande fraude de l'histoire (50 milliards $). Madoff était connu pour sa philanthropie pour les causes sionistes et juives. Simple maître-nageur il lance une collecte de fonds auprès de proches parmi les Juifs riches (notamment Floride et Manhattan), promettant un retour sur investissement élevé constant et garanti, de 12% par an (en utilisant la fraude du système Ponzi*):
Madoff a géré jusqu'à 50 milliards $ au file de 40 ans avec une clientèle, incluant les plus importantes banques et investisseurs du monde entier via des courtiers à la commission. Ces clients super riches imploraient Madoff d'accepter leur argent et se considéraient comme chanceux d'avoir leurs fonds acceptés par lui. Son engagement pour les causes juives et le sionisme, sa réputation de philantrope et d'investisseur génial étaient réhaussées par l'absence de perte sur 40 ans.
Le méga fond de Madoff souffrait cependant d'une absence de réel contrôle par une partie tierce : son expert comptable n'était pas à la taille du sujet, et de loin; il existait un black out total sur ce dans quoi il investissait réellement, la négigence des audits des investisseurs sophistiqués et de la SEC (Security and Exchange Commissions) est sinon suspecte au moins criminellement défaillante, nourrie qu'elle était de "si vous réussissez là dedans ne posez pas de questions".
Noms et adresses des victimes... Les capitaux restaient placés à long terme avec de rares retraits (aisément couverts par l'argent des nombreux nouveaux entrants...). Ses contributions philanthropiques l'aidaient à avoir accès aux conseils d'administration des institutions bénéficiaires de ses largesses, et à prouver qu'il était "l'un des leurs". Mis à part les sérieuses pertes des banques, des dizaines de milliers
de riches et super riches influents ont perdu toute leurs richesses
accumulées. Les élites et de nombreux organismes caritatifs ou éducatifs ont perdu beaucoup d'argent; de plus, l'image qu'ils avaient d'eux -mêmes a été sérieusement ébranlée. De nombreux investisseurs à l'argent douteux ont même dû refuser de donner leur noms ou le montant des sommes ainsi perdues.
Hélas cette escroquerie de plus de 50 milliards de dollars entame gravement le financement de plus de 53 institutions israéliennes ou sionistes (Yechivot, Education, Sionisme, Voyages, Jeunesse, Lobby américain, Charité.. : Elie Wiesel Insitute, Taglit, Hadassa, Meir Panim, pour n'en citer que 5%) dont seulement 20% ont déjà fermé boutique pour l'instant, le pire restant à venir dans les prochains mois.
Le capitalisme peut vaciller Les conseillers et les instruments financiers sophistiqués des grandes
banques mondiale ainsi que la SEC souffrent d'une perte totale de confiance. Ceci soulève la question de savoir si des alternatives aux investissements à Wall Street sont mieux à même de protéger l'épargne et les fonds de pension. Madoff a aussi porté un coup sévère aux antisémites et à leur "conspiration juive pour voler les non juifs" car les principales victimes sont juives.
Ce sont des paris financiers sur la croissance financière sur papier
basée sur ... des parieurs qui parient aussi sur la croissance... Tout
le monde gagnant à faire ainsi grossir cette bulle, jusqu'à ce qu'elle
explose à la moindre secousse... (ici liée à la crise des subprimes,
mais qui devait arriver inéluctablement!). L'escroquerie de Madoff est ainsi le produit d'une culture économique du profit facile sans connection au travail réel et aux fondamentaux économiques à long terme.
L'échec de la SEC était totalement prévisible : auditeurs selectionnés parmi les audités, dépendant d'eux et se référant à leurs jugements, empêchant "trop de régulation" de leurs supérieurs financiers. Le système des bonus des auditeurs les incitent à une négligence, voire à couvrir les traces des fraudes!
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Les ficelles de l'Arnaque : Le Système Ponzi Cette fraude datant de 1920 est d'un mécanisme enfantin strictement et pénalement interdit dans le monde depuis 80 ans. Semblant quasiment disparu jusqu'à ... Madoff (à l'exception de réapparitions ça et là mais à très petite échelle). Ce système porte le nom d'un célèbre escroc américain, Charles Ponzi, italien qui immigré aux USA en 1903, qui en 15 ans, est devenu millionnaire en escroquant des milliers d'investisseurs crédules.
Le système trés simple : on ramasse l'argent des gens en leur promettant des retours sur investissements élevés et stables. Le paiement de ses rendements est fictif et frauduleux puisque prélevé illégalement sur l'argent de nouveaux investisseurs attirés par ces gains mirobolents.Tant que les nouveaux investissements croissent le système fonctionne. Il explose dès que ces investissement se stabilisent ou décroissent (cas de la crise des subprimes avec Madoff), rendant impossible le paiement des investisseurs anciens, y compris le remboursement de leur placement disséminé en intérêts payés fictivement les années passées.