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Soirée de Gala du Technion -7 Décembre-Palais Brongniart
Table Ronde et Dîner de Gala, Léa Mimoun, Chansons France/Israël
8 décembre - Collège de France www.technionfrance.org
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Dossier - Identité Nationale
Yerouchalmi, pour Israël et la Tradition, souhaite
Chana Tova 5770, à ses 15007 membres et à tous.
NEW - Gilles Bernheim : Le couple juif et Sarah cliquez sur Vidéo .
AU SOMMAIRE Imprimez / Enregistrez le PDF cliquez PDF Dossier : Identité Nationale 1. Désamour de la Nation = Décadence, Emil Cioran 2. Le mauvais amour de la Nation : Drumont 3. Un bon amour de la Nation : Jabotinsky 4. Les Nations face à Israël et aux Juifs 5. Psychologie et Thora, Pr. Rav Yehoshua Dufour exemple de la Techouva/Repentir ============================= 1. Désamour de la Nation = Décadence, Emil CioranRéécrit et Adapté par Yerouchalmi   Haine de la Nation émanant de LCR/Besancenot qui lui préférent la drogue, le panarabisme... Ce portrait pessimiste des grandeurs et des petitesses de la France fut écrit en 1941, par Cioran*
(1911-1995), génial philosophe roumain de langue française. Il évoque
parfaitement la haine du sentiment national que tente vainement de
combattre la gouvernement avec ce débat national d’Eric Besson, sa
lecture obligée de la lettre de Guy Moquet, ses références à la
Marseillaise… toutes à contre-courant complet d’une orientation
nationale qui pourrait bien signer une irréversible décadence. Son
analyse pessimiste mais ultra clairvoyante des dérives de nos sociétés
modernes reste à découvrir tant elle nous enseigne sur nous-mêmes.
* Extrait adapté par Yerouchalmi de «De la France», Ed. L'Herne. L'œuvre d'Emil
Cioran, marquée de scepticisme et d'ironie, inclue en 73,
son sommet "De l'inconvénient d'être né". Partageant avec Blanchot les
poncifs d'un passé chrétien et, avec Mircea Eliade, un antibolchevisme,
il est antisémite d'avant-guerre, amendé par la suite. Certains lui
reprochent la permanence des poncifs du genre, déguisée sous une
inversion judéophile et se demandent s'il n'était pas la meilleure
illustration de ce qu'il dénonçait : une trop lourde persévérance dans
l'être, entraînant un dérapage haineux jusqu'à l'abîme. Insouciance et Superficialité des Français
«Je ne crois pas que je tiendrais aux Français, s'ils ne s'étaient pas
tant ennuyés au cours de leur histoire. Tout un peuple malade du
‘cafard’, instant envahi par un vide subit, sans raison. Le siècle le
plus français est le XVIIIe, celui de la finesse pure, de l'artificiel
agréable, et aussi le siècle qui s'est le plus ennuyé, qui n'a
travaillé que pour passer le temps et a conclu que l'univers est une
farce de l'esprit ! Le grand art de la France est fait
d'une insouciance sautillante et parfumée, dans la distinction et la
superficialité : - La France des plaisirs de l'intelligence, de
la raison, a pris soin d’étaler le vernis du raffinement sur tout
jaillissement passionnel. - Elle a mis à équivalence trait
d'esprit (superficiel mais qui exprime tout) et révélation (profonde
mais qui ne peut s'exprimer), faisant souvent de la vie un jeu. - Elle n'admet pas le tragique, dont l'essence se refuse à être explicite. - Elle m’a appris seul, à me prendre au sérieux ; en public, à me moquer de tout.
- Ni monologue ni méditation : péché et mérite de la France sont dans
sa sociabilité et ses gens qui ne semblent faits que pour se retrouver
et parler (laissés seuls, ils bâillent).
Le Patriotisme blesse l'intelligence des Français !
Les Français se sont usés par excès d'être, ne s'aimant plus, parce
qu'ils sentent trop qu'ils ont été. Rien ne blesse plus leur
intelligence que le patriotisme : l'esprit, en se raffinant, étouffe
les ancêtres dans le sang et efface de la mémoire l'appel de la
parcelle de terre un temps baptisée ‘Patrie’. De quoi une patrie le
nourrirait-elle : quand il porte tant de doutes, n'importe quel coin du
monde devient un havre. Sa Raison est retournée à sa
vocation essentielle, l'universel et le vide avec la perte de ses
instincts : désastre inscrit dans le destin de l'esprit qui n’aspire
plus qu’à la Cité universelle, dans laquelle l'homme, dépourvu d'un
contenu direct, en cherchera un lointain, celui de tous les hommes,
insaisissable et vaste. Une Intelligence sans racines et stérile
Les valeurs des Français ont des racines, mais dont l’origine ne compte
guère plus. Culture abstraite désormais sans contact avec l'esprit et
le questionnement de la vie, ce que le désert actuel des campagnes ne
fait que confirmer ! Refus du 'Mystère'. Mais, une nation ne peut vivre sans idole ; tant que la France parvenait à transformer ses concepts en mythes,
sa substance vive n'était pas compromise. Vitales ont été les "idées"
de la France, tirées de la pure abstraction et pour lesquelles on s'est
battu ! Voilà que la France retransforme ses mythes en concepts, signe de décadence : les
Français, de peur d'être ridicules, ne veulent plus ni croire ni porter
leur intelligence sur le cœur, lui préférant une forme stérile et une
auto-ironie dépourvue d'orgueil. En France on n'a plus d'idée... mais on a des sens !
Cet
arrachement aux valeurs, ce nihilisme instinctif conduisent au culte de
la sensation : quand on ne croit plus à rien, les sens deviennent
religion, l'estomac finalité ; plus que manger, on s'entretient des
heures à ce sujet. La culture du manger signe remplace le besoin de
manger. La décadence inséparable de la gastronomie ou la
transformation d'un besoin immédiat en phénomène de civilisation sont
de graves symptômes à l'instar de Rome, dont le ventre a été le
tombeau. Les aliments remplacent les idées et l'heure du repas est la
liturgie quotidienne du vide spirituel de l'Intelligence française. Une France sans Idéal et sans Héros
Entendre les français avouer avec détachement : "La France n'existe
plus", "Nous n'avons plus d'avenir", "Nous sommes en décadence". Un
pays tout entier qui ne croit plus à rien, quel spectacle exaltant et
dégradant : Longtemps le coeur spirituel de l'Europe, son renvoi à sa
périphérie parvient néanmoins à l'embellir d'une séduction négative.
Aux périodes où une Nation est à son top (on en est loin), devraient
apparaître des hommes proposant espoirs et réformes et une foule qui
les suit ! Une telle apparition est inconcevable car, le peuple
n'attendant rien, qui lui proposerait quelque chose, et quoi ?
La décadence est absence d'idéaux et dégoût de tout. Intolérance à
l'avenir avec son inévitable conséquence : le manque de prophètes et de
héros. ======================================= 2. Le Mauvais Amour de la Nation : Drumont Adapté par Yerouchalmi de notre ami Luc Rosenzweig, ancien journaliste au "Monde", auteur de "Lettre à mes amis propalestiniens" (La Martinière) et "Ariel Sharon" (Perrin). Bernanos,
ex-antisémite catho disait “Hitler déshonore l’antisémitisme” en
rompant, pendant la Guerre, avec ses amis de l’Action Française,
englués dans la Collaboration. Ainsi prenait-il élégamment congé de ses
maîtres, Charles Maurras et Edouard Drumont, sans pour autant renier
tout leur héritage. N’eût été la Shoa, la judéophobie à la française de la IIIe République aurait ainsi, si l’on suit Bernanos,
mérité une postérité moins sulfureuse que les Faurisson et autres
Dieudonné. C’est aller un peu vite en besogne…L'antisémitisme ne peut être honorable Un historien de la nouvelle vague, Grégoire Kauffmann - "Edouard Drumont", Ed. Librairie Académique Perrin, nous
invite à une visite guidée de la vie et de l’œuvre du pape de
l’antisémitisme à la française, Edouard Drumont (1844-1917). Biographie
qui, sans empathie ou antipathie affichées, évite la froideur factuelle
en faisant revivre toute une époque bien oubliée et dénonce
“l'honorabilité” dont Bernanos crédite Drumont. Le succès de "La France Juive"
Le grand succès, en 1886, de "La France juive" de Drumont permet son
ascension sociale fulgurante, lui, qui pourtant simple gratte-papier,
ne s’était jamais remis de la folie de son père Adolphe et de la ruine
de sa famille. Au départ, ses éditeurs Marpon et Flammarion y croyaient
si peu qu’ils ne le publièrent a) que du fait du parrainage de Daudet
(Alphonse et son frère Léon étaient de grands antisémites) ; b) qu’à
compte d’auteur. En 2 ans, on le réédita 140 fois !
Comment un tel pensum de 1200 pages, au style pompeux et besogneux,
devint-il si vite un best-seller, qui fit la fortune de son auteur ?
Pourquoi un tel engouement ? L'antijudaïsme de Drumont
Des duels médiatisés le firent connaître, l’opposant à des gens
célèbres qu’il avait insultés, comme le Juif Arthur Meyer, Directeur du
journal 'Le Gaulois'. Mais la clef du succès est ailleurs : à la
différence de Maurras, qui détestait le juif en “raison” de son emprise
sur la République, c'est carrément l’histoire du monde et de ses
coulisses, que Drumont éclaire, expliquant tous les malheurs français
par la nocivité intrinsèque des Juifs. Son concentré de passion antijuive fort efficace comprend comme ingrédients :
- La “germanité” des juifs ashkénazes ayant fui l’Alsace-Lorraine
conquise par la Prusse après la guerre de 1870, en fait, pour Drumont,
une 5è colonne de Boches camouflés. - Quelques pincées d’antijudaïsme chrétien saupoudrées dans les serments cléricaux.
- Un anticapitalisme ciblé sur les Juifs riches Rothschild, Pereire et
Fould (dont 'le péché capital a été de moderniser la France'). Des Magouilles antisémites Où est donc cette pseudo “honorabilité de l’antisémitisme français salie par Hitler"? - Moins dans le style d’un Léon Daudet caché derrière son ordurier antidreyfuisme,
- que dans les tripotages financiers, escroqueries et carambouilles des
couloirs de La Libre Parole, le journal de Drumont : Kauffmann montre
que l’évêque de Laval dût payer 5000 francs-or au journal pour faire
taire une campagne de calomnies sans aucun fondement, mais
destructrice. Injures, diffamation racket – mais quant à
l’honneur… Tel est du reste le mérite de cette biographie : hier et
aujourd’hui, “patriote” ou “internationaliste”, à Berlin ou Durban, la
haine du juif se nourrit toujours du même délire et appelle
systématiquement au meurtre. Jamais ô grand jamais, elle ne pourra être honorable, pour le croyant ni pour l’humaniste, ! ====================================== 3. Le Bon Amour de la Nation : JabotinskyYerouchalmi incluant contributions adaptées notamment de Itshak Lurçat
Jabotinsky, doué, comme Herzl, d'une capacité de comprendre et prédire
les événements et de réagir par des programmes politiques préventifs.
Il possédait cette capacité à s'abstraire du fatalisme juif atavique
pour doter le peuple Juif des instruments politiques pour la prise en
main de son destin. 3.1 Visions et Stratégies de Jabotinsky - Il insistait pour que le sionisme devienne une puissance militaire afin d’exister
- Suite à l’engagement turc aux côtés des allemands, il comprit
qu’après une guerre gagnée par les Alliés, Israël serait retiré à la
Turquie et offrable aux juifs. D'où son aide offerte aux Britanniques
pour s'emparer de la Palestine. - Il œuvra ainsi sans relâche pour constituer la Légion juive, 1ère force
armée juive depuis la Bible, qui combattit avec l'armée anglaise en
Palestine dans la 1ère Guerre mondiale, action qui jouera un rôle
décisif dans la Déclaration Balfour. - N’ayant envers les Arabes ni haine, ni mépris, il est un des seuls à anticiper leur résistance croissante au sionisme: « il
est impossible d'expulser les Arabes de Palestine, où vivront toujours
2 peuples. Mais il ne faut pas se faire d'illusion : ils n'accepteront
jamais la transformation de la Palestine arabe en un pays à majorité
juive ». Il ne soutient cependant pas 2 Etats en Palestine, et s’oppose à la Commission Peel qui recommande cette solution . - Et de l’intuition politique, il passe aux mesures concrètes et en conclut que le sionisme s'imposera grâce " à une armée juive, qui appuiera les juifs dans leurs discussions avec les arabes pour leur garantir l'égalité des droits, l’absence d'expulsion… ". 3.2 Jabotinsky, la Shoah et Israël Il avait lancé dès 1935 un appel pressant aux Juifs d'Europe, pour
qu'ils quittent leurs pays et fuient la catastrophe imminente. On ne
peut lire ses textes sans trembler… - Déjà en 1937, devant la Commission Royale Britannique pour la Palestine : «Bientôt,
3 à 4 millions de juifs européens chercheront un lieu sûr en Palestine.
Ainsi, la réclamation d'une majorité juive n'est pas notre maximum,
c'est notre minimum. Devant les immenses menaces subies par les juifs,
les exigences arabes face aux revendications juives ressemblent aux
exigences d'un homme affamé face à celles d'un homme qui va mourir de
faim !» - Dès 1938, il presse les Juifs de Pologne de fuir le ‘volcan’ qui va tout dévaster : « Depuis
3 ans, Juifs de Pologne, je vous avertis de la catastrophe qui
approche. Mes cheveux blanchis, mon cœur saigne en voyant que vous êtes
aveugles devant ce volcan destructeur. Vous ne pouvez le voir,
préoccupés par vos soucis quotidiens, mais écoutez moi : que chacun
sauve sa vie tant que c'est possible, il ne reste plus beaucoup de
temps !
Ceux qui pourront fuir vivront une grande allégresse : la
renaissance de l'Etat juif. Je ne sais pas si je mériterai de le voir ;
mon fils, certainement ! Je crois à cela comme au soleil qui brille
chaque matin ; d'une foi parfaite ! ». 3.3 La Vie et l'Oeuvre de JabotinskySa Jeunesse
Zeev Vladimir Jabotinsky, créateur en 25 du parti Révisionniste (droite
nationaliste) et fondateur de la Légion juive durant la 1ère Guerre
mondiale, est né à Odessa en 1880. Il perd son père dès l'âge de 6
ans, tragédie qui plonge sa famille dans une détresse économique qui
n’enlèvera rien à son éducation. Après des études de droit, il devient
journaliste pour des journaux russes, yiddishs ou hébreux. Elevé en
milieu laïc, il s’éloigne du judaïsme orthodoxe en en gardant les
grandes valeurs. Il rejoint le sionisme actif à l’âge de
23 ans, fondant les unités d'auto-défense juives face aux pogroms
russes. Sioniste, il combat l’Etat juif en Ouganda et convint les
anglais d'accepter à leurs côtés des unités juives à partir de 1917,
qu’il remplacera ,après leur dissolution contre son gré, par un groupe
d'auto-défense. Ses spécificités d'action En 1921, il rejoint pour 2 ans la direction de l'Organisation sioniste mondiale. Son
nouveau «Parti Révisioniste», avec le Betar comme organisation de
jeunesse, prône l'établissement d'un État juif de part et d'autre du
Jourdain, sur le modèle politico-économique conservateur de la Grande
Bretagne. L'assassinat resté mystérieux du socialiste
Arlozoroff en 33, dont les révisionnistes restent soupçonnés, et son
opposition avec la gauche qui domine le mouvement sioniste, le font
quitter l'Organisation sioniste mondiale en 35, et fonder la "Nouvelle
Organisation Sioniste" puis l'organisation armée clandestine sioniste,
l'Irgoun. Des attaques de civils valent à l'Irgoun la haine de la
Haganah, et la qualification terroriste par les Britanniques. L'utilisation
de la violence contre les civils sur le modèle des activistes arabes
est largement condamné par le Yichouv et isole la droite nationaliste,
l'Irgoun et Jabotinsky, qui dès 1939 décident de soutenir le
Royaume-Uni contre les Nazis. Dès 36, marqué par une
vieille inquiétude pour les Juifs d’Europe (cf.ci-dessus), il présente
un «plan d'évacuation» de tous les juifs de Pologne vers la Palestine. Son immense Oeuvre Littéraire Jabotinsky a toujours insisté sur l’importance clé de l'Hébreu. Son
oeuvre littéraire de milliers de pages reflète un génie méconnu,
s'étendant à l’Hébreu, russe, yiddish, anglais, français, italien. Discours / poèmes / traductions en hébreu d'Edgar Poe,
Verlaine, Dante, Bialik en russe / romans (Samson) / drames (Vivre à l'étranger, Religion...) / autobiographie et son livre à lire «Les Cinq» (éd. des Syrtes). Sa mort prématuréeJabotinsky, quelques heures avant son décès
Jabotinsky meurt en août 40, au Betar à New York d’une crise cardiaque
subite à l’âge de 60 ans et sans avoir vu sa ‘Terre Promise’, comme
Moïse ou Herzl. Son testament demandait son inhumation en Israël,
seulement sous un gouvernement juif ; il repose à Jérusalem, sur le
mont Herzl. Ses Héritiers Parmi
ses héritiers : a) Begin, qui dirigea l'Irgoun à partir de 1943, et
signera le 1er traité de paix avec un pays arabe, l'Égypte, en 1977 ;
b) le Hérout formé par Begin en 1948 et c) le Hérout devenu Likoud en 1973. NB
: A noter que le rattachement de la Jordanie à Israël, spécifique à
Jabotinsky est abandonné depuis longtemps par ses héritiers.====================================== 4. Les Nations face à Israël et aux Juifs Refonte/adaptation Yerouchalmi basé sur Stéphane Juffa, Metula News Agency Israël traverse une période de solitude internationale*
inédite depuis sa création. Les conséquences d’un tel désamour sont
terribles, car chaque Nation dépend des autres pour son commerce,
l’apport de devises, et pour ce qu’elle ne produit pas (dont
équipements militaires et pièces détachées vitales). Au-delà de cet
impact, cette solitude s’accompagne d’une menace vitale de l’Iran et
d’une ségrégation d’Israël, qui, par bien des côtés, évoque
l’antisémitisme de toujours. N'en déplaise à Jacques Attali... *A l’exception de la Tchéquie depuis 1948, dont les Thomas Masaryk, Prdt Tchèque dont 1ers avions vendus à Tsahal lui permirent de gagner des rues d'Israël portent le nom son indépendance, quand aucun pays ne voulait s’aliéner les sympathies arabo-pétrolières. Des points communs entre ces 2 Nations :
- Petites puissances, mais présentes historiquement et industriellement
(en 1939, les blindés Tchèques, supérieurs aux Allemands équipèrent
leur Armée, après l’occupation). - Les juifs se rappellent
Chamberlain trahissant le pacte franco-britannique avec la
Tchécoslovaquie : « On n’allait pas risquer la guerre pour ce pays
lointain...». Sharon avait ainsi fait savoir à Bush Jr. "qu'Israël ne serait pas la Tchéquie de l’Occident". Israël cible d'une vindicte indifférente aux 'Droits de l'Homme' Le
rapport Goldstone ne s’est arbitrairement penché que sur le cas de
Tsahal pourtant en légitime défense (8000 roquettes tirées sur Israël)
, en épargnant de sa moindre investigation les massacres évidents du
Sri-Lanka, du Soudan, de la Russie en Géorgie, des USA et alliés en
Irak / Afghanistan, du laissez-faire de la France dans le génocide des
croates ou des Tutsis… Ainsi que des Tamouls, Tibétains, Nord-coréens
affamés, des femmes tuées, battues ou excisées en terre d’Islam, des
homosexuels pendus en Iran ou décapités à la Mecque, des chinois
exécutés après procès sommaires. Quelle TV européenne
perdrait son temps avec ce genre "d'incidents" et risquerait un blâme
des Affaires Etrangères, une hausse du pétrole, un retrait des
investissements des dictateurs ? Tant pis pour ces milliards
d’individus sans Goldstones ; il faut condamner Israël et laisser les
autocraties faire leur popote et gérer les conflits à leur guise. Israël cible des agressions de l'Occident
L’Europe laisse mettre à sac les produits israéliens dans ses hypers ou
appeller aux boycotts (strictement illégaux) des facs d’Israël par ses
universités. Pourquoi leurs auteurs se gêneraient-ils, quand leur pays
s’est abstenu de voter contre le Rapport Goldstone ?
Mais chacun y présente ses excuses lorsqu’un caricaturiste associe la
violence répandue du Coran au terrorisme, dans des pays qui avaient
pourtant payé cher le droit de critiquer les religions ! Droit qui leur
a donc été retiré pour l’islam, pendant même que dans le monde
musulman, les églises sont brûlées et les filiales occidentales
vandalisées. Le nom du problème généré par la solitude est
donc la ségrégation. Licence ou encouragement médiatique à dénigrer
Israël, et ceux qui s’identifient à elle, Juifs*, pour la plupart, et
quelques justes parmi les nations. * taxés d’un blâme ahurissant, le communautarisme mettant en péril la cohésion nationale! Israël et ses soutiens Juifs, de plus en plus haïs
L’Occident a associé tous les crimes avec le concept "Israël" : il tue,
viole (Sara Daniel, Nel Obs.), perpétue des massacres (Morin, Le
Monde), exécute des enfants, vole les organes des morts (Aftonbladet),
commet des crimes de guerre à Gaza (Goldstone). La
distance séparant ces donneurs de leçons du totalitarisme et de
l’antisémitisme débridé, se mesure à quelques grains de sable. Le monde
est ainsi gagné par la peste antisémite, fût-il politique,
intellectuel, académique, médiatique ; la rue, subit une nouvelle vague
de haine raciste, comparable à celle des années 30. Essayez donc de
prendre la parole devant des syndicalistes européens modérés : quand
ils vous réduisent à un "intellectuel israélien", vous saisissez ce
qu’est une haine profonde, qu’un rien déclenche.
Et l’épidémie a gagné les responsables politiques avec leur exception
injustifiée et disproportionnée à l’encontre d’Israël, forme des plus
graves de ségrégation.
N’en déplaise à Attali, Israël doit faire face à cet antagonisme quasi
général, qui atteint également les Juifs refusant cette dénonciation
automatique. Pratiquement, en Europe, les institutions juives sont des
camps retranchés gardés en permanence. L'indifférence devant des menaces d'Holocauste
Les démocraties relativisent à nouveau les risques évidents pesant sur
les Juifs, discutant avec Ahmadinejad, lui cherchant des circonstances
atténuantes et prenant en compte ses doléances, comme jadis Chamberlain
avec Hitler ( cliquez Munich/Teheran
). Ces démocraties qui avaient laissé les Allemands assassiner 6
millions de Juifs vont, à fin 2009, signer un traité permettant à
l’Iran de se doter de l’arme atomique malgré qu'il «veuille rayer
Israël, ce cancer de l’humanité, cet insecte nuisible, de la surface de
la Terre». Et qui empêcherait Israël de neutraliser préventivement le
danger pesant sur son existence. Les Juifs du monde s'apprêtent à se mobiliser !Israël possède aujourd’hui de quoi se défendre, mais ne devra compter que sur lui-même.
Vision froide des conséquences de sa "solitude" actuelle : dans un
monde où on peut à nouveau prétendre n’importe quoi pour mettre ‘les
Juifs/Israël’ en cause, où on leur dispute jusqu’au droit de se
défendre, survivre demandera toute l’attention des Juifs et tous les
moyens dont ils se sont dotés. NDLR :
Cette situation conduira inévitablement à des appels à une mobilisation
des moyens de soutien, de lobbying et financiers. Nous y reviendrons. ============================= 5. Psychologie et Thora, Pr. Rav Yehoshua Dufour exemple de la réussite de la Techouva/RepentirAdapté par Yerouchalmi du Site Modia. Quand
un individu manifeste un changement important dans ses orientations de
vie, morales, sociales, l'image qu'il a de soi, éducateur et
psychologue qui l'accompagnent doivent se poser une série de questions
types pour le détourner de possibles fausses routes dont il pourrait
pâtir par la suite. Un tel questionnement est également
sain pour l'auto-introspection ; cette évolution est-elle plutôt un
développement positif (l'épanouissement de phases antérieures, une
synthèse mature de sa personnalité, le réglement de difficultés en
affirmation de sa personnalité) ou négatif (le camouflage de
difficultés antérieures, une fuite pour quitter les difficultés, un
refoulement) avec, en retour, de possibles effets destructeurs. 24 questions clés pour un processus de "Retour": 1. L'origine du changement.
Ce changement est-il vécu comme venant de l'intérieur ou comme un don,
ordre ou appel ? Où est la source de l'initiative ? Qui l'éveille ? 2. Son niveau. S'est-il amorcé dans l'action, l'interrogation intérieure, l'imagination ? 3. Les ressources initiales. Avec quelles ressources a pu commencer l'évolution ? 4. La conscience de soi. Quel était le degré initial de conscience du désordre intérieur? 5. La sensibilité. Quel aspect de la Torah a semblé représenté une réponse ad-hoc? 6. Torah et conflit interne. Quelle aide a apporté sa grille de lecture dans l'autoanalyse? 7. Pour les tendances destructrices, à quelle proposition d'évolution a-t-il été sensible? 8. Le choix du remède de la Torah a été plutôt que tout autre. Pourquoi? 9. Le nouvel homme. A quelle conception de l'homme nouveau a-t-il été sensible? 10. Jugement & nouveau processus.
A quelle solution psychologique de changement, le repenti jusqu'alors
bloqué sur le plan psychologique et social, a-t-il pu être sensible ? 11. Quel sens de son échec personnel antérieur saisit-il pour avancer ? 12. La religiosité. En quoi ce sens nouveau est-il ou non, religieux ? 13. L'étude. Pourquoi cette évolution s'appuie particulièrement sur l'étude des textes? 14. Le désir. Quelle est la nouvelle relation du sujet à son désir dans cette évolution ? 15. Les modèles identificatoires.
A quel modèle externe l'image de soi tend-elle à se référer ? Quel est
le rapport entre l'image identificatoire et le vrai moi ? 16. Les supports collectifs du changement suscitent quelle dynamique psychologique? 17. Le narcissisme. La nouvelle image de soi est-elle narcissiquement satisfaisante ? 18. L'unification de la personnalité ou sa discordance accompagnent ce changement? 19. Liaisons nouvelles dans la personnalité. Quelles sont-elles? 20. Liaisons relationnelles. Quel est le mode de relations nouvelles avec l'entourage ? 21. Les relations conflictuelles. Quel est leur nouveau mode de résolution ? 22. La baisse de la violence. Quelle est la forme de gestion des pulsions violentes ? 22. Le fonctionnement intellectuel. Qu'est devenue la confusion intellectuelle initiale ? 23. Lien aux générations précédentes après cette évolution de la personnalité ? 24. Les risques psychologiques dans le processus de Techouva. Tradition Juive et assistance psychologique
Pour chacune de ces questions, examinons ce qu'en dit l'expérience de
la tradition juive ou les concepts présents dans les textes
d'éducateurs impliqués dans le processus éducatif de Techouva en
mettant en valeur les paramètres psychologiques en jeu dans le
processus de Techouva (Retour) particulièrement présent dans la
société israélienne. Pour commencer cette série d'articles à
venir, nous partirons de la question N°14 ayant trait au Désir, base de
la psychanalyse, de la société de consommation... Repentir (Techouva) et DésirQuelle est la nouvelle relation du sujet à son désir dans cette évolution aux niveaux du coeur et de l'acte* ? (* les
pédagogues de la Techouva -Gérondi, Maïmonide, Rav Kook- développent tous le sens du discernement à travers l'action) a) Le désir au coeur du problème C'est
le "désir", racine de l'action, qui est
concerné par la Techouva : il renouvelle ses manifestations, se
camoufle, réapparait sous d'autres formes, joue sur la confusion . Le désir est aussi présent dans
la Techouva dans l'interprétation
spirituelle biblique de D : "que celui qui souhaite entrer
entre" confronte l'individu à son désir et à ses
aspirations. b) Les freins du désirLe désir bute
également sur de nombreux freins, ou se manifeste dans des niveaux de
conscience très faibles, ou dans des manifestations répétitives . c) La connaissance du désir. La
méthode consiste à se centrer sur la psychologie
personnelle, à se connaître, à s'entendre et à chercher ainsi ses
propres voies à divers niveaux, "selon la connaissance, l'amour" - Maïmonide. Mais ce désir
doit être examiné et éprouvé dans l'action pour ne pas se contenter de
fausses lucidités ou de fausses repentances et pour découvrir si le
désir du coeur s'est vraiment rectifié. Maïmonide prend un exemple très concret
et pulsionnel de véritable "repenti": celui
qui ayant eu un rapport interdit avec une femme, et se
retrouvant seul avec elle, parvient à gouverner son attitude. Le Talmud
était encore plus précis : "avec la même femme, dans les mêmes
circonstances, au même endroit" . d) Le désir et l'acte.
N'évaluer l'auto-appréciation du Repentir qu'au niveau de la réussite
des actes déjà réalisés mettrait la barre trop haut, entraînant
déception, dépreciation
personnelle, cassant une dynamique positive au vu de la conscience
persistante
des tendances négatives*. Pour
neutraliser ce blocage potentiel dans le processus de rénovation
personnelle, les pédagogues de la Tradition indiquent que "la seule
méditation sur la Techouva/Repentir représente déjà et en soi un
élément clé du processus de Techouva/Repentir" : une faute n'entraine
une autre faute ('avera goreret avera') que si l'on garde l'impression
qu'elle est permise puisqu'on l'a déjà commise. Ce processus de 'faute
sur
faute' va ainsi se trouver grippé par la seule recherche d'un
changement de comportement.
Cette autoanalyse est donc un mouvement continu d'ouverture essentiel
au changement de comportement ; elle est elle-même un élément du
Techouva/Repentir! ----------------------------
* C'est ainsi, que selon le Maître du Moussar, Rav Dessler, que le
"yetser ha ra" (tendances négatives) parvient à neutraliser et à
absorber le "yetser ha tov" (tendances positives) : "ce n'est pas assez
que les méchants ne changent pas le yetser ha ra en yetser ha tov, ils
ont même transformé le yetser ha tov en yetser ha ra" .
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