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 29/10/09 - YEROUCHALMI N°107® -9 Hechvan 5770

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           AU SOMMAIRE
     1.Dossier - Astérix, à 100% Juif !

     2. Etre femme par Tzipi Livni
     3. A Jacques Attali : l'antisémitisme en France
     4. Science § Thora. Jacques Goldberg, Pr. à la Sorbonne.
        Datation du Monde, Evolutions de l'Homme
     5. Yossi Gal, nouvel Ambassadeur d'Israël en France
     6. Une catholique aide les Ghettos, Irena Adamowicz
           + décès d'Irena Sendler, autre Juste des Nations

     7. Jean Sarkozy - par l'Humour
1. Dossier - Astérix, à 100% Juif !
  Astérix, de père juif,
René Goscinny (juif de sensibilité judaïque de par ses origines rabbiniques et éditoriales)
fête les 50 ans* de sa conception, 325 millions d'albums vendus depuis 1961, dans 107 langues dont l’Hébreu. Point besoin de prélevements d'ADN du jeune gaulois pour prouver ses connotations juives, ainsi que celles de ses amis et du village tout entier...
          A cet effet, nous suffiront, les déclarations que nous a fournies sa sympathique fille, romancière de talent, Anne, ainsi que les multiples indices dont son père aura émaillé les caractéristiques de son oeuvre.
*L'Hommage à Astérix :
   - Expo du 28 octobre au 3 janvier au Musée de Cluny, qui présente pour la 1ère fois des planches originales d'Uderzo face aux scénarios tapés à la machine de Goscinny.
   - 29 octobre, anniversaire de la naissance d'Astérix, "Les Gaulois envahissent Lutèce" au centre de Paris dans 10 sites : Ile de la Cité, Champs de Mars, Concorde...
   - La Poste émet un timbre anniversaire (photo) des personnages dès le 2 décembre.
   - Vidéo de la Patrouille de France dessinant Astérix dans le ciel cliquez Video
  
   - Université ParisVIII à Bobigny : colloques, hommages, expos sur le campus.
   - Au Théâtre des Champs-Elysées, "Le tour de Gaule musical d'Astérix".
   - Le Festival BD "Quai des bulles" de Saint-Malo inclut une expo consacrée à Astérix.

   - Uderzo a publié une édition ‘Collector’ placé sous le signe de ses origines juives. Suivant le désir d'Anne, sa fille et gardienne de son œuvre, les bénéfices des ventes de cet ouvrage sont reversés à une association caritative juive, Ohr Hanna.
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1.1 Origines Juives de Goscinny
René Goscinny, d'origine juive polonaise né à Paris en 26, et Uderzo, dessinateur fils d'immigrés italiens, furent encouragés par 'Pilote' à créer un personnage populaire et posèrent en quelques heures les bases de la série. L'un des auteurs français les plus lus au monde (500 millions ex.), il a écrit ‘le Petit Nicolas’, Iznogoud, Lucky Luke…
   - a) Son père - Stanislaw Sim’ha, chimiste de Varsovie et franc-maçon - est le petit-fils du Rabbin Abraham Goscinny de Varsovie
- b) Sa mère, Anna, est la fille d’Abraham Beresniak*, auteur du dictionnaire Yiddish : Hébreu (Paris 1939) et dont l'imprimerie éditait les principaux journaux parisiens russes et Yiddish (le quotidien ‘Parizer Journal’, l’hebdomadaire ‘Leste Nayess’, le ‘Parizer Yiddish') - *en photo avec Solyenitzine -. Son imprimerie résiste pendant l’occupation, avant une fatale dénonciation qui fera périr l’essentiel de la famille maternelle de René dans la Shoah.
          Les parents de René, trouvent par chance du travail à Buenos Aires dès 28, bien avant la Shoah. C’est donc en Argentine que René sera élevé, perdant son père à l’âge de 17 ans et sa famille maternelle dans la Shoah. Il rejoint la France en 51 après un passage fort difficile à New York où, fou de dessin, il dessine dans Mad notamment, jusqu’à rencontrer Morris pour Lucky Luke. Il crée de nombreux personnages avec Uderzo puis le Petit Nicolas avant de trouver le succès avec Pilote en 59 (33 ans) et avec Astérix.
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1.2 Anne Goscinny raconte le Judaïsme de son père
Sa fille unique, Anne, née en 68, se passionne pour le judaïsme. En 2002, elle publie son 1er roman «Le bureau des solitudes». Dans «Le père éternel», son 3ème ouvrage, elle frôle avec humour les drames et se démène avec le deuil. Epaulée  par son mari et par ses enfants, Simon et Salomé, elle avoue se comporter en «Yiddish Mame».
Récit de Anne :
La belle vie familiale de Goscinny
          "Mon père s’était marié tard, à 41 ans avec Gilberte Pollaro-Millo, 17 ans plus jeune que lui. Ils ont vécu un vrai bonheur pendant 9 ans! L’année avant son décès, on diagnostique un cancer à ma mère, presque un verdict de mort : fou d’inquiétude, son cœur a lâché l’année d’après. Ma mère lui aura survécu 17 ans, mais, comme lui, elle est décédée en 94, à 51 ans. Sa mort est une plaie béante dont je ne peux parler sans larmes. Uderzo, vrai dépositaire de l’esprit, a fait vivre Astérix, avec ma totale reconnaissance.
           Mon père est mort subitement d’une crise cardiaque le 5 novembre 1977, j’avais 9 ans. Je n’ai lu “Astérix” qu’après sa mort, lors d’un voyage en Israël, chez des amis dont c’était le seul livre en français. J’avais un sentiment étrange : je riais car c’était drôle, et j’étais émue, car pour retrouver mon père, il me fallait tourner les pages de ses livres.
Goscinny, un vrai père Juif
          Il était drôle en public, angoissé dans l’intimité. Il mettait en scène des contes avec un don pour imiter le ‘Petit Chaperon Rouge’, et la grand-mère à l'accent Yiddish.
Les mains dans le dos, il déambulait, disant “Je ne fais pas rien, je cherche des idées !”
          L’identité juive était forte même si on ne pratiquait pas : le dîner du vendredi était important ; notre dernier voyage en famille fut en Israël. C’était la 1ère fois pour mon père ; il a mis sa kippa devant le ‘Mur des Lamentations’ et je l’ai vu y glisser un papier pour notre bonne santé. J’ai senti que ces pierres prenaient un peu du poids qu’il portait.
          Mon père, d’une famille ashkénaze, a transmis une fidélité sincère à la tradition. Apprendre la langue sacrée compte : l’hébreu me permet de vivre adulte, les émotions que l’on ressent à cinq ans, lorsque les signes que l’on décrypte prennent un sens. Les règles de grammaire en hébreu ne sont pas éloignées de la philosophie ou de la religion. 
Anne Goscinny et la Mémoire
          Chez moi, se trouve un tableau généalogique, orné de photos. D’un côté, une galerie d’aristocrates du Limousin. De l’autre, quelques images seulement car photos et êtres ont disparu dans les tourmentes. Parmi eux, le visage d’une arrière-grand-mère qui a vécu au Shtetl. Mon tableau préféré est celui rapporté par mon père d’Israël la seule fois où il y est allé, mon livre préféré est « l’Abolition » de Badinter et mon cadeau préféré est une 'hanoukiah offerte par mon ami Gilles, pour que la lumière soit dans mon foyer.
          Je n’ai pas vraiment la foi, ma démarche est intellectuelle. Quand on perd ses parents tôt, il estconfortable de penser les retrouver un jour. J’aimerais le croire. Mais je n’y parviens pas. Mon père est enterré au carré juif du cimetière du Château, à Nice ; la veilleuse dédiée à sa mémoire, se trouve à la synagogue de la rue Ancelle à Neuilly."
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1.3 Astérix à 100% Juif...
          Goscinny, descendants d’émigrés juifs polonais, est resté très préoccupé par sa judéité et l’histoire familiale, qui est sans doute à la source d’Astérix. Astérix, Obélix, Panoramix et les autres auraient donc pour ancêtres des Rabbins Polonais...
Quelques Indices de Judéité
   - La ‘petite communauté irréductible confrontée à une puissance occupante’, quand
     l’histoire est conçue 20 ans après la Shoah par un Juif polonais !!!
   - Les Gaulois du Kibboutz d'Astérix sont dotés d'un pouvoir, la potion magique (Thora,
     nucléaire  d’Israël ?) qui les rend invincibles et supérieurs à toutes les nations !
   - La supériorité du village sur les Nations grâce à leur prêtre et à sa 'potion magique'…
   - Astérix = Aster(ix) = Etoile = Maguen (David ?)
   - Obélix = Obelisque = Egypte = Mitsraïm (Biblique ?)
   - Le Village Gaulois = Sorte de Shtetl en terre hostile
   - Les ‘nattes d’Obélix’ = Des ‘papillottes’ de Juifs orthodoxes du Shtetl (photo)
   - Leur casque kipp/CaSQUE = Les voir sans est rare et crée la surprise... (photo)
   - Assurancetourix, le barde = le Hazan (chantre synagogual) qui insupporte ses fidèles
   - César = le Tsar de sa Russie en partie d’origine
   - Panoramix, druide puissant = Les Rabbis Hassidiques avec leur Aura.
   - Les carpes d’Ordralphabétix le poissonier =  La carpe farcie juive (Gefilte Fish)
   - René Goscinny = se dessine en Juif de Palestine
   - La baraque centrale du village Gaulois = l’aspect externe des Synagogues du Shtetl
Astérix et  Israël
Goscinny avait prévu de faire un Astérix au Proche-Orient, mais comme juif, il en était gêné. Uderzo (photo) a réalisé ce projet «l’Odyssée d’Astérix», ayant voyagé en Israël pour prendre un grand nombre de photos dont il s'est servi pour la réalisation de ses dessins.
Quelques clins d’œil de «l’Odyssée d’Astérix» :

   - Astérix et Obélix s'endorment dans une étable à Bethléem, là où serait né Jésus.
   - Obélix assomme le Druide devant un Mur de Jérusalem en disant :
    "C'est pas bientôt fini ces lamentations", en référence au 'Mur des Lamentations'...
   - La vue du Jérusalem somptueux découle de la maquette du Temple (photo).
   - ‘Ponce Pénate’ se lave les mains // Ponce Pilate se lave les mains du sort de Jésus.
   - En couverture, l'auteur s'amuse à dessiner une partie du piton rocheux de Massada.
Astérix en Hébreu
          En découvrant les dessins d'Uderzo inversés, on se sent dans la peau d'Obélix devant des hiéroglyphes… Ont paru dans les années 80 chez Dahlia Pelled : le Gaulois, Cléopâtre,  Jeux Olympiques, les Bretons, Domaine des d.ieux, le Chaudron, Obélix et Compagnie, La Zizanie et La Grande Traversée, chez Rahazade et L'Odyssée d'Astérix.
Noms des personnages en Hébreu
   Abraracourcix = Da–Goullix = de Gaulle = en hébreu, Dagoul, majestueux.
   Assurancetourix = Dorémix (ses " mix " personnels des notes de musique… )
   Bonemine = Vitamine (pour contrer les faiblesses de son mari… )
   Idéfix = Mavrix = en hébreu, Marvrik, brillant, génial.
   Panoramix = Ashafix = en hébreu, Ashaf, magicien, qui sait faire des miracles.
   Ordralfabétix = Ixdrix =  en hébreu, dégoût, devant la fraîcheur limite de ses poissons
   César = Keissar = en hébreu, la traduction de César et d'Empereur.
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2. Etre femme par Tzipi Livni
Tzipi Livni est Députée, Prdte de Kadima. Ce texte, un touchant témoignage, plaidoyer réaliste et sincère pour la cause des femmes.
.                      L'Union des Femmes pour l'Egalité des Droits en Israël fut créée dès 1919 !
                      Ses leaders se battirent jusqu'à la création d'Israël et devinrent la WIZO.

 g/d Assises/ Zipporah Klausner, Dr. Hannah Berachyahu, Rosa Welt-Straus, Sarah Azaryahu, Hasya Sukenik-Feinsod. Debout/ Masha Skivin, Nehamah Pukhachewsky, Rahel Golomb,
Ces autres Femmes qui orientent nos destinées.....
                     
    Pr. Ada Yonath       
Marianne Picard-ztsl               Arielle Schwab         Golda Meïr-ztsl  
 
Israël - Nobel 09     Championne de l'Education     Présidente UEJF        Israël en avance
J’ai toujours ressenti la question de la condition féminine comme une préoccupation personnelle – jusqu’au jour où je suis entrée en politique. J’ai découvert alors l’ampleur de la dimension sociale du problème.
          Lorsque j’ai pris la décision d’entrer sur la scène publique, la promotion de la condition féminine ne figurait pas au nombre de mes causes. Comme toute femme, j’avais rencontré des difficultés liées au fait que je suis une femme, mais, je n’y avais pas vu là une question sociale de premier ordre. Plutôt, une confrontation qui fait le lot quotidien de toutes les femmes. Ainsi, lorsque j’étais enceinte, le regard anxieux de clients fixant mon ventre s’interrogeant «va-t-elle pouvoir poursuivre / qui va la remplacer?». Et comme pour leur prouver qu’ils pouvaient compter sur moi, je suis revenu travailler dès le lendemain de la circoncision (avec mon bébé sous le bras…).

           Autre expérience : les affres ressentis vis-à-vis des enfants, le déchirement qui nous étreint. Mon ambition se développe-t-elle sur leur dos ? Jusqu’à ce jour où il m’est enfin apparu que les deux sont possibles. Comme le débat permanent sur le pseudo rapport «qualité/prix» : 'le revenu qu’une épouse apporte au foyer est-il supérieur aux frais que lui fait supporter la garde des enfants'... alors que sortir du foyer est aussi l’expression du droit des femmes, ce, sans aucune considération économique.
Ceci a été modifié le jour où je suis entrée en politique : la dimension sociale de la question m’a heurté de plein fouet. Des questions polies «comment réagissent vos époux et enfants?», aux hommes qui ne nomment à des postes clés que leurs acolytes, 'des hommes, des vrais, avec qui ils étaient à l’armée, sur qui on peut compter' (!). Voilà donc comment le cercle infernal se forme, duquel les femmes sont exclues au départ, qui leur réserve si peu de place aux postes clés !
          J’ai aussi rencontré au cours de mes combats :
   - la discrimination salariale
   - la difficile condition des femmes devant les juridictions religieuses
   - ces femmes battues, ô combien courageuses, qui 'se sont battues'
   - ces mères célibataires, pour qui l’activité professionnelle ne signifie pas une carrière mais du pain et des livres pour leurs enfants.
   - ces combattantes
de partis aux orientations opposées qui mènent la lutte pour promouvoir les femmes, s’appuyant pour faire avancer la législation au profit des femmes.
   - les organisations féministes qui œuvrent inlassablement pour que les esprits changent.
          Ce combat, je l’ai mené alors que j'étais simple soldate, ou dans ma lutte pour que des juges séculaires entrent dans les tribunaux religieux, ou lorsque j’ai agi pour promouvoir la nomination de femmes à des postes clés.
Au cours de la campagne, je n’ai pas demandé que l’on vote pour moi parce que je suis une femme mais j’ai exigé que l’on ne m’élimine pas parce que je suis une femme. C’est alors que j’ai rencontré la puissance des femmes, qui se sont battues à mes côtés contre toute discrimination ; qui m’ont demandé d’être fortes pour elles, que je ne renonce pas, en comprenant que cette force que j’accumulais, je la partageais avec elles.
          J’ai rencontré aussi ces femmes qui n’avaient pas la force de voter pour une femme, continuant de penser que la sécurité d’Israël dépendait des gènes masculins (!). Pour elles, je ressens une peine profonde ; elles expriment combien elles manquent de confiance, d’abord envers elles-mêmes. Le plus merveilleux restera ma rencontre avec une jeune éthiopienne qui, m’étreignant,  m’a confié son rêve : devenir Premier ministre. Ce qui apparaît encore à certains comme impossible était une évidence pour cette enfant. Cette étreinte a soulevé en moi une force extraordinaire.
Ma candidature ne visait pas seulement à servir la cause des femmes : mon objectif est de servir mon pays, avec ma conviction du chemin à accomplir au service de l’intérêt d’Israël. Peut-être ai-je ainsi donné la force à d’autres femmes de choisir leur destin par elles-mêmes, ou encore, d’exiger salaire égal à leurs pairs, ou bien à celles qui souffrent, de réunir le courage pour quitter leurs conjoints violents ?
A mes yeux, être femme entière et égale c’est avant tout, avoir
   -
La liberté de choisir de devenir mère et femme active,  de vivre seule ou en couple, et comment chacun s’assume selon ses capacités et ambitions
   - La possibilité de choisir son activité avec le droit à un salaire égal
   - La capacité à exiger le respect de soi et de son statut
   - Le droit de peser pour décider de l’avenir du pays que l’on aime, forger le futur des enfants que nous lui donnons, se mettre à sa disposition pour le servir !
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3. A Jacques Attali : l'antisémitisme en France
par Bernard Botturi. Adaptation Yerouchalmi
          Certes, les questions posées par Jacques Attali le sont de façon provocante, mais il faut y répondre autrement que par une indignation certes légitime mais qui risque d’étouffer les questions posées.
Tout d’abord la France est-elle antisémite ?
          La République française non seulement n’est pas antisémite, mais de plus a élaboré un arsenal juridique condamnant l’antisémitisme et le négationnisme. Nous avons souvent pu constater l’union sacrée républicaine pour dénoncer l’antisémitisme (ex : le conseil municipal de Lyon versus le sinistre Dieudonné).
Les Français sont-ils antisémites ?
          Les Français dans leur immense majorité sont contre l’antisémitisme, comme le montrent les récents sondages. Parler d’un retour de l’esprit de Vichy, des vieux démons relèverait d’un curieux anachronisme. Cela dit oui, après des décennies de paix, nous assistons à la recrudescence d’actes antisémites.
Mais qui est antisémite ?

   - Les groupuscules bien-connus d'extrême droite qui n’ont aucun impact dans l’opinion.
   - Une opinion arabo-musulmane inspirée par salafistes et «frères musulmans», opinion minoritaire. Les sondages montrent que les jeunes de seconde et troisième génération s’intègrent globalement au pacte républicain.
   - Des hallucinés de la Cause Palestinienne CAPJO-Europalestine,
ISM, Palestine Solidarité et autres idéologues en mal d’idéaux dont les boycotts d'Israël sont des flops (30 à Bordeaux). Il faut éviter de leur faire de la publicité pour ne pas en faire des martyrs...
   - L’horrible supplice d’Ilan Halimi est l’acte d’un psychopathe qui essaie de donner du sens à un geste crapuleux. Nul nesoutient Fofana, à part d’autres esprits perturbés !
Ne parlez pas de Kemi Seba et de son gang, il est sous les verrous.
   - L’antisémitisme des banlieues est pulsionnel
   - Nous sommes loin de Drumont,
Céline, Maurras, Action Française ou Croix de Feu et autres intellectuels dévoyés par la peste antisémite. Vous les chercherez en vain !.
Face à l'antisionisme  : où sont donc nos intellectuels?       
          Ceux qui diabolisent Israël et le sionisme tels Alain Gresh, Dominique Vidal, Vincent Geisser, Pierre Tévanian… qui arment les cervelles par une habile perversion intellectuelle, eux sévissent en paix ! Où sont nos intellectuels pour dénoncer leur cause réactionnaire et antisémite avec les concepts de progrès, libération des peuples, paix, émancipation.
Où sont-ils nos intellectuels ?
          Pousser des cris d’orfraies sur les discours d’Imans incultes nous savons le faire, mais contrer le Goebbels du Salafisme, Tariq Ramadan... Que j’aimerais compter parmi nous des personnalités comme Caroline Fourest, Nadia Geerts ou Mohammed Sifaoui (qui risque sa peau en dénonçant l’islamisme).
         
De grands penseurs et rabbins ont su réhabiliter le judaïsme : Abécassis, Atlan, Bernheim, Chalier, Eisenberg, Gross, Guggenheim, Hansel, Levinas, Malka, Manitou, Mopsik, Neher, Sirat, Sitruk... Moins d'une dizaine d'auteurs juifs ont édité des livres de qualité réhabilitant Israël et le Sionisme ou analysant la question palestinienne.
Construisons nos plaidoyers
          Révéillons-nous donc de notre pusillanimité !
Est-ce cet esprit de frilosité du ghetto qui provoque cette paralysie mentale ? Mais, le temps des ghettos est fini depuis qu'Israël nous a redonné la fierté d’être Juif. Alors, sachons nous affirmer de façon digne
   - en remettant les braillards d’arrière salle de brasserie de Capjo et autres à leur place,
   - en replaçant le débat sur l’antisionisme à son niveau réel : la géostratége, les manipulations panarabistes, la novlangue pro-palestinienne, la socio-psychologie.…
   - en nous affirmant sereinement en dehors de l'émotionnel contre-productif
           Nous, porteurs de l’humanisme, ne serions nous pas capables d’élever le débat au-delà de nos problèmes communautaires… posture enfermante qui voudrait nous faire croire que nous serions les seules victimes ?!
          Laissons donc l'émotionnel aux ennemis du message que nous portons pour le monde : l’Humanisme, l’Éthique, du Lien Social fondé sur l’unicité du genre humain.

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4.Science § Thora, Pr. Goldberg*
Datation du Monde, Evolutions de l'Homme

* Directeur du Labo. de sociologie animale de la Sorbonne
La recherche de l’origine de l’univers et de l’homme est une préoccupation ancienne. Pour analyser les convergences entre les intuitions des Sages d’Israël et la Science, nous avons recueilli les propos de notre ami Jacky Goldberg, Professeur d’éthologie à la Sorbonne, lauréat du Grand Prix de Sciences Humaines de l’Académie Française, auteur de nombreux ouvrages sur le comportement animal et de « Science et Tradition d’Israël », (Albin Michel).
Q : Pour un scientifique juif, y a-t-il contradiction entre Science et Torah?
R : Pas dans le fond, bien que certains problèmes se posent, comme par exemple par rapport à l’évolution. Si je me suis occupé des questions d’origine du monde et d’évolution, c’est parce que j’enseignais aussi la Torah et qu’on me posait souvent des questions. Ce sont des problèmes solubles : il suffit de bien étudier les différents commentaires de la Torah et d’une bonne compréhension des bases en science. Personnellement, je n’ai jamais rencontré de véritable contradiction.
        Mon livre Science et Tradition d’Israël veut faire connaître le message de Torah par rapport aux sciences au grand public, et redresser les idées fausses ou obscurantistes qui peuvent exister dans certains milieux religieux. Si la Torah est toujours « emeth », vraie, la science est très loin de toujours se tromper et s’approche au contraire du vrai.
Q : Un de vos chevaux de bataille est l’obscurantisme, qui visez-vous ?
R : Rejeter la Science au nom de la Torah, c’est de l’obscurantisme. Les Sages juifs se sont servis de la Science pour mieux comprendre la Torah. Elle est le reflet de la volonté de D, la Science est le reflet du monde ; le même Auteur crée l'adéquation !
Q : Y a-t-il contradiction entre Science & Torah sur l’origine de l’univers?
R : Depuis 80 ans, on sait que le monde a une origine, quand scientifiques et philosophes croyaient alors que le monde était éternel. Les Juifs et les fidèles de la Bible étaient les seuls à dire que le monde a été créé à partir du néant. Depuis le 'Big Bang', on sait que le monde a pour
origine une fulgurante explosion ; sur une densité impensable et une distance infime. Le point origine est inatteignable pour des raisons théoriques ; demander ce qu’il y a avant n’a pas de sens, car le temps débute là. La Torah commence par «Berechit bara Elokim». «Bara», créé ex nihilo, ne peut avoir que D. comme sujet.
La Torah n’est pas un livre de cosmologie, mais préciser que le monde a été créé à partir du néant c’est insister pour dire que D. n’est pas limité par une matière préexistante. C’est la base du libre arbitre humain, car si D. lui-même était limité dans sa liberté, l’homme le serait d’autant plus et le libre exercice des mitsvot serait impossible.
Q : L’évolution de Darwin et la Torah ?
R : Darwin est un génie qui a montré que le monde a évolué, qu’on est passé du simple au complexe, même si le darwinisme est dépassé car avec des mutations génétiques apportant des caractères nouveaux et triés par la sélection naturelle la vie se complexifie.
La notion d’évolution est un vieux concept juif car le monde a été créé pour évoluer. Pour la Torah, des êtres vivants ont pu se succéder pour arriver jusqu’à l’homme adamique muni de spiritualité et, qui seul, va la concerner. C’est pourquoi elle ne parle pas des humanités préexistantes, pas pour en nier l’existence, comme les « biblistes créationnistes ».
On trouve des références à ces humanités antérieures sans spiritualité dans plusieurs textes du Midrash bien antérieurs à Darwin (!), dont un qui dit qu’il y a eu 974 générations qui ont précédé le monde !!. Ces êtres vivants ont évolué et, à un moment donné, Dieu a insufflé une fraction de spiritualité. Et ce moment change tout. Cet homme-là va être doté d’un peu de divin en lui et pourra faire les Mitsvot. La Torah, qui ne parle que de Mitsvot démarre à ce moment là !
Q : Et cet homme, ce serait qui ?
R : C’est Adam. Les autres humanités existent, font des outils, des cités lacustres, des peintures rupestres, mais ne peuvent faire ce qui est demandé dans la Torah. Cela ne va être possible qu’à partir d’Adam, ce qui se situe bien il y a environ 6000 ans. La Torah ne se contredit pas avec les Cro-Magnons car les faits scientifiques montrent que vers - 6000, il y a eu des changements drastiques : révolution agricole, néolithique...
C’est la création de l’homme adamique par opposition aux humanités qui étaient physiquement /zoologiquement des hommes, mais sans avoir en eux l’étincelle divine.
       Mais problème : ils ont néanmoins une certaine spiritualité puisqu’on retrouve des traces de sépultures, avec nourriture, armes et objets familiers. Mais j’ai trouvé un texte de Rabbi Lipchitz qui dit que tous ces mondes pré-adamiques se sont succédé avec d’un monde à l’autre une augmentation et un perfectionnement de la spiritualité.
Q : Pourquoi n’en est-il alors pas fait mention dans la Torah ?
R : La Torah ne nous donne que les éléments nécessaires pour accomplir la volonté de D. Ce n’est ni un livre de cosmologie ni de préhistoire. Seul pour l’homme adamique le programme divin est donné : l’homme adamique, dont ressort toute l’humanité actuelle. Les les Juifs sont pointilleux pour dire qu’il n’y a qu’une humanité, c’est de là que découlent les Droits de l’Homme, leur fondement éthique. S. Hawking dit : «la création se tient en dehors des lois physiques actuellement connues». De nombreux scientifiques dont les astrophysiciens, prennent de plus en plus les voies d’un cheminement spirituel.
Q : Quelque chose à rajouter pour les gens qui restent dubitatifs ?
R : Il nous faut regarder la Torah. Il n’y a pas de problème fondamental. Les datations ? Dans '7 jours de la Création', le terme 'jour' ne peut être un 'jour' de 24H car il n’y a pas de soleil jusqu’au 4e jour/ sans soleil, pourquoi des jours de 24H ?… Pour certains maîtres, les jours sont des entités permettant des stades de création.
        Un grand nombre de textes parlent de durées très élevées, 900 millions d’années, voir un texte de kabbale de Rabbi Itzhak Acco qui évoque (NDLR : des Siècles avant tout le monde et il n’a pas eu le Nobel) 17 milliards d’années pour la durée de l’univers, soit l’évaluation scientifique actuelle !!. Quand on dit que le monde a 5769 ans, on se limite à la création d’Adam, mais le monde est beaucoup plus âgé et jamais les Sages juifs ne sont allés contre la science, au contraire des biblistes créationnistes.

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5. Yossi Gal, nouvel Ambassadeur d'Israël en France


Le Ministre israélien des Affaires Etrangères Avigdor Liebermann va nommer le diplomate israélien Yossi Gal, en remplacement de Daniel Shek comme Ambassadeur d’Israël en France.
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          Daniel Shek, en poste depuis septembre 2006, avait soulevé une large opposition des Juifs de France qui le trouvaient loin du terrain, distant et trop 'mou'. Daniel Shek acceptait rarement les invitations de terrain !
          Il n'en sera pas de même, soyons en sûr avec Yossi Gal, qui n'est autre que l'actuel N°2 du Ministère
israélien des Affaires Etrangères, c'est à dire un diplomate de plus haut niveau ! (Il remplaçait à ce poste Aron Abramovich du gouvernement Livni).
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Gageons que le choix d'une si grosse pointure souligne l'importance accordée par Israël à ses liens avec la France, notamment à la veille d'une crise majeure avec l'Iran...
          Yossi Gal, diplomate depuis 1975 a déjà été
   - Directeur de la Communication de Sharon,
   - à des postes clés aux USA,
   - Ambassadeur d'Israël aux Pays-Bas
          Mais il a surtout eu à gérer des dossiers clés :
   - l'Iran,
   - une médiation Shalit,
   - l'UE,
   - les négos avec l'AP,...
          Yossi Gal est francophone et s'intéresse particulièrement aux problèmes de l'Afrique qu'il connaît très bien.

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          Nous lui souhaitons bonne chance pour cette mission essentielle
pour Israël et pour les Juifs de France !

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6. Une catholique aide les Ghettos, Irena Adamowicz
Un bien bel ouvrage vient de sortir, qui décrit son beau combat "Irena Adamowicz - Une Juste des nations en Pologne", par Larissa Cain ; éd. du Cerf. Dans sa préface, Simone Veil écrit : "Irena Adamowicz fait partie de ces consciences isolées qui ne faiblirent pas alors que l’Europe sombrait dans le chaos et le déshonneur. De tels destins méritent d'être racontés aux jeunes générations, car ils fournissent l'exemple d'engagements inattendus, faculatifs, et poutant réalisés avec une ferveur et une simplicité admirables".
NB : Irena Sendler, autre catholique résistante vient de décéder, à 98 ans. Son profil analogue à Adamowicz, elle aura été reconnue 20 ans avant elle. Dans Zegota la Résistance du 'Conseil d'aide aux juifs', elle prit des gros risques pour sortir des enfants du ghetto ainsi que pour apporter vivres ou médicaments. En 43, elle fut torturée par les Nazis et sauvée. En 1965, elle fut reconnue 'Juste des Nations'.  Dossier  Cliquez sur   Sendler   
Une catholique avec les sionistes communistes
          Irena Adamowicz (1910-1972) est née à Varsovie d'une famille noble et catholique pratiquante. Diplômée de sociologie, elle était connue avant la guerre pour son implication à la direction du scoutisme catholique polonais (Harcerz Polski). Cependant, dès son jeune âge elle s'est aussi intéressée au scoutisme juif, s'impliquant comme conseillère principale du Hachomer Hatsaïr (mouvement scout juif sioniste d'obédience communiste). Elle y noue des liens d'amitié très étroit avec une jeune fille de ce mouvement qui l'amenèrent à s'intéresser de très près au judaïsme et à en admirer les réalisations et les traditions.
Avec les juifs, au péril de sa vie
          Dès l'invasion de la Pologne, elle rejoint la branche la plus dure de la résistance armée polonaise (Armia Krajowa) comme agent principal de laison.
          Dans ce cadre, et vu ses passions, elle passe beaucoup de temps auprès des juifs, notamment au coeur du ghetto de Varsovie et elle réussit à établir des liens clandestins entre les divers ghettos (Vilno/Vilnius, Białistok, Kovno/Kaunas, Shavle/Siauliai).
          Celle que les juifs surnomment la 'femme pionnière' va les aider au maximum, sauver de nombreuses  vies, puis vers la fin du ghetto de Varsovie, faire passer des armes, le tout au péril répété de sa vie ! Elle sera en contact étroit avec les chefs de la resistance du Ghetto : Mordechaï Anielewicz, Itshak Cukierman, Josef Kaplan et Cywia Lubetkin.
Par contre, vues son implication sioniste et les divisions internes entre juifs sionistes et bundistes antisionistes (qui ne se tairont que dans les derniers combats), elle ne croisera pas Marek Edelman, le leader bundiste de la révolte du Ghetto, décédé il y a peu.
Sa discrétion contrainte retarde sa reconnaissance
Dans la Pologne communiste de l’après-guerre, avoir aidé des juifs sous les Nazis est mal vu. Cet antisémitisme généralisé devient, sous couvert d’antisionisme, un antisémitisme d’État. Irena est persécutée, elle ne peut plus garder de contact avec l'ambassade d'Israël à Varsovie.
          Tenant néanmoins à rester en Pologne malgré son engagement catholique et ses sympathies pour Israël, elle est obligée de faire le serment de ne pas parler aux israéliens à titre officiel. Catholique, ne voulant aucunement transgresser sa parole, elle restera ainsi peu connue des milieux officiels et son rôle héroïque ne sera connu que sur le tard.
          Elle meurt à 62 ans et ce n'est que 16 ans plus tard, en 88, que Yad Vashem lui décerne le titre de "Juste des Nations" pour son héroïsme remarquable pendant la Shoah. 
Polonais et Juifs sous le Nazisme
          Son rôle était retracé dans de nombreux livres dont celui de Bartoszewski & Lewin "Righteous Among Nations-How Poles Helped the Jews", Ed. Earlscourt-Londres.
          Les livres "The Righteous Gentiles of the Holocaust: A Christian Interpretation" de David Gushee et "Christian Heroes of the Holocaust: The Righteous Gentiles" de Joseph Carrmontre sont également à lire. Ils montrent que, malgré un atisémitisme plonais actif et la collaboration de la large majorité du pays contres les juifs pendant la Shoah, l'héroïsme polonais en faveur des juifs a également été présent avec 100.000 catholiques polonais ayant risqué leur vie pour sauver 250.000 Juifs. Irena en restera une des héroïnes !
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7. Jean Sarkozy - Suite au Dossier du N°106 ( cliquez 106 )
Quelques réactions humoristiques de goût discutable...

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Lien Vidéo Satire 'drôle'
cliquez  Vidéo 
 
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.Pour Jean Sarkozy c'est l'EPAD, l'EPAD    
  ... Oui, mais des Panzanis !!!
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Jean Sarkozy a été acquitté de l'EPAD, il était en...
... illégitime Défense !!!
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Jean Sarkozy est furieux car son père s'est trompé :
le Président lui a offert  l'EPAD     
au lieu de sa demande... ... l'IPOD !!!