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Le neveu juif de Goering
Un Documentaire incroyable
Que cherchent donc ces descendants de nazis devenus
pro-juifs, très sionistes ou parfois convertis au judaïsme ? Se sentent-ils
responsables des fautes ancestrales ? Parmi eux*, Mathias Goering en cours de conversion au judaïsme en Israël et... petit neveu de Goering (1er adjoint d'Hitler qui le désigna comme son
remplaçant le cas échéant) ! Le documentaire incroyable "Descendants de
nazis, un héritage infernal
!" prochainement diffusé sur France 3 retrace son étonnant parcours et celui d'autres allemands concernés.
Malgré les 6 millions de Juifs exterminés en liaison avec sa famille,
Mathias est en cours de conversion au judaïsme suite à une révélation mystique. *Le docu montre d'autres allemands qui
tournent autour du judaïsme ou d'Israël : - le fils d'un officier nazi qui s'est converti et dont la fille israélienne interviewe le grand père ex-Nazi et lui demande "tu m'aurais donc déportée aussi? ". Et lui de répondre, plaidant 100% innocent et irresponsable... "prends donc de la distance ; tant qu’il y aura des hommes,
ils s’entretueront pour n’importe quoi". - un allemand qui, en Israël, donne depuis 4
décennies dans l'humanitaire - un autre converti, devenu
israélien et père de famille - un autre qui y fait un an de volontariat - un autre qui hésite à se convertir. - à noter que Catherine Himmler a, comme la nièce de la femme de Goebbels, convertie au judaïsme, refusé de témoigner.
Le temps a passé
Le documentaire évite le premier piège : tomber dans le spectaculaire
(Nazi juif comme femme à barbe... ). Tout au contraire, en analysant les
documents d'archive ou en allant sur les sites concernés (Yad Vashem et
autres Mémoriaux), il prend soin de souligner les lourdes charges
émotionnelles liées au lourd tribut de la Shoa. Cela, avec en
contrepoint les images actuelles de l'Israël agricole ou religieux. Ces
évolutions montrent ainsi combien l'individu, si touché soit-il, peut
aujourd'hui prendre ses distances avec ces incroyables charges, fruit
d'un passé historique qu'il n'a pas à assumer, illustrant ainsi comment
Mathias n'est pas le héros que l'on pourrait imaginer.
La prise de distance et Israël Cette prise de distance permet à ces allemands concernés de quitter l’Allemagne pour vivre ailleurs et de rejoindre des engagements juifs ou sionistes à divers degrés (ONG israéliennes, engagements sionistes, conversions pour eux ou pour leurs enfants dont certains deviennent ultra-orthodoxes, apprentissage de l'hébreu, vie et famille en Israël...) Ces allemands ont rompu
le mur du silence que leurs familles ont longtemps imposé autour de la
Shoa. Ils ont traversé une quête identitaire, en terme
non seulement de nom (peuvent-ils garder un nom aussi maudit), mais
aussi de nationalité ou de pays (peuvent-ils encore se dire allemands ou
vivre en RFA après la Shoa). Certains rejettent de lier leur démarche à
un quelconque sentiment de culpabilité. D'autres se posent la question
angoissante d'une responsabilité collective de l'Allemagne de l'époque,
d'autres se posent la question d'en assumer encore une part. D'autres
parfois prêtent à leur démarche une dimension mystique. Pour tenter de comprendre Et pour nous aider à comprendre, le documentaire présente des intellectuels israéliens laïcs ou religieux qui nous permettent de construire notre réflexion : - Esther Golan, israélienne et rescapée de la Shoa qui assiste ces allemands concernés dans leur démarche. - L’historien Moshé Zimerman qui rejette la notion de culpabilité collective,
lui attribuant une parenté avec l'idéologie Nazie. - Notre amie Betty Rojtman, responsable du Département de littérature française à
l’Université de Jerusalem qui montre que ces personnes, se sentant comme 'écorchées vives', font tout pour que le 'Bien triomphe'.
- Notre ami le Rav Cherki qui recourt à la Cabbale et ses notions de "Tikoun" (ou rachat de ses fautes conduisant à perfectionner l'Univers) pour donner un sens théologique aux comportements réparateurs des descendants de Nazis ou d'allemands.
 Merci pour cette heure et demi de forte intensité à ses auteurs Michaël Grynszpan (photo) & Marie Pierre Raimbaut. A voir absolument et à méditer !
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