Comment Israël attaquerait l'Iran 

Cette analyse du
Yerouchalmi est basée sur des informations fiables issues des revues
spécialisées de Défense ou des sites atimes.com comme celles émanant du spécialiste David
Moon exposant les modalités détaillées d'une éventuelle attaque aérienne
d'Israël contre l’Iran.
Article Yerouchalmi publié avec les autorisations
gouvernementales requises. ________________________________
.Signes annonciateurs d'une possible attaque

- Le porte avion US Truman, la frégate allemande Hessen, un navire israélien et un groupe de navires ont, mi-juin, transité par le Canal de Suez que les Egyptiens avaient
bien pris soin de fermer à tout trafic.
- Israël vient de
lancer son satellite de reconnaissance Ofek-9 encore plus performant. qu'Ofek 7 lancé par lui peu avant
son attaque il y a 3 ans contre le site nucléaire syrien.
- La Russie a renoncé à livrer à l'Iran et à la Syrie son très
performant système S-300 de défense de missiles anti missiles.
- L’Iran vient d'équiper la Syrie d'un système de pointe de radar pour
l’aider à détecter et à contrer toute frappe israélienne ainsi qu'à
renforcer la défense du territoire syrien comme du Hezbollah au Liban.
- L’Iran et la Syrie auraient transferré au Hezbollah des missiles syriens M-600 capables de frapper Tel-Aviv (jusqu’à présent le Hezbollah n’a pu frapper que le nord du pays de manière approximative) et dotés d’une précision accrue. Idem pour les missiles sol-air et divers systèmes de roquettes dont l’arsenal serait passé de 12 000 en 2006 à 40 000 aujourd’hui.
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Modalités d'une attaque israélienne
Si Jérusalem décidait d'attaquer préventivement l'Iran, jugeant que sa menace existentielle nucléaire n'est plus acceptable, voici comment son aviation
pourrait attaquer sans que son approche ne soit détectée trop tôt. La difficulté extrême des coordinations logistique et tactique d’une mission à si longue distance (1600 Km entre Tel Aviv et la centrale nucléaire de Natanz) impose d'en prédéterminer précisément les contenus politiques et stratégiques.
Contraintes de survol des espaces aériens
Le survol de l’Irak pour atteindre directement l’Iran est exclu car il fragiliserait de trop la fragile souveraineté irakienne que les USA entendent renforcer pour s'en détacher le plus vite possible et, en conséquence, froisserait les USA.
Les moyens employés doivent ainsi permettre à Israël d’esquiver de 240
Km l’espace aérien irakien ou turc sans être détecté.
Israël serait donc contraint à une boucle autour de l’Iran par nuit sans lune dans une planification ultra précise et avec tous les soutiens logistiques possibles. Pour contourner l’espace aérien turc et éviter une alerte turque, le
groupe d’attaque doit voler à basse altitude sur le nord syrien. Evitant la Turquie et coupant à
travers le coin kurde, la distance en ligne directe de la ville syrienne de Latakin à Tabriz en Iran est de près de 1000 Km.
L'attaque se diviserait en groupes Q
et E en un point prédéfini au Nord de l’Iran. Le groupe Q attaquerait les sites d’uranium connus de Qom &
Natanz en survolant l'Iran sur 560 Km vers le Sud-Est. Le groupe E
attaquerait le site de développement d’Espahan et le réacteur à l’eau
lourde d'Arak en survolant l'Iran sur 770 Km vers le Sud.
Moyens lourds à employer par Israël

Israël doit employer de nombreux moyens dont :
- Des F-161 et des missiles AGM-88 anti radiation/
haute vitesse, pour neutraliser l’artillerie anti aérienne des états
voisins hostiles à Israël
- Des F-151 pour contrer une contre-attaque aérienne iranienne
- 3 énormes avions ravitailleurs KC-707 devant stationner à
proximité de Latakin pour assurer en
vol le ravitaillement du groupe d’attaque de ces bombardiers F-161 de rayon
d'autonomie inférieur à 1800 Km et F-151 d'autonomie supérieure à
4000 Km (ce soutien ne serait nécessaire qu'en cas d'attaque de cibles
sur l’est iranien). Depuis quelques heures avant l'attaque, ils parcoureront, banalisés en
Boeing 707 civils, plus de 5000 Km
autour de la Péninsule arabique, au dessus du Nord du
Golfe Persique avec leurs 40 tonnes de carburant.

- 4 avions "intelligents" Gulfstream G-550 pour désignation d'objectifs, détection des radars iraniens de défense anti aérienne et neutralisation desdits radars.
- La technologie 'Suter' employée il y a 3 ans contre la Syrie lors de
l’attaque israélienne sur son premier réacteur nucléaire pour l'élimination desdits radars
- Les drones, avions sans pilotes de surveillance dont
- Le géant Heron - Eytan de 4,5 T (dont 1 T de charge utile), de la
taille d’un 737, avec une autonomie de vol de 36 heures à 13.000 mètres
d’altitude. Communiquant via satellite, son rayon d’action couvre
l’Iran
- L'ultra petit Parpar (“papillon”) de 35 gr ! Un oeil
volant pouvant être lancé et récupéré à l’aide de
filets, de parachutes de freinage.
- Le satellite de reconnaissance Ofek-7 lancé il y a 3 ans fournit aux
spécialistes du Renseignement israélien une capacité de cartographie de
sites et systèmes d’une précision sans précédent testé avec succès sur
l'attaque de 2007 contre la Syrie.
- Des missiles de croisière Popeye lancés de sous
marins nucléaires basés dans la Mer d'Arabie pour semer
la confusion au sein de l’armée iranienne afin de
protéger les avions israéliens.
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Attitude des USA et de l'Arabie Saoudite
Inévitablement, le Commandement US à Washington (jusqu'à Obama) sera informé car :
- Autour du Golfe Persique, les plateformes aériennes AWACS (EC-2 Hawkeys /
E-3
Sentry / radars SPY-1) de l’US Navy et ses destroyers détecteront le
réapprovisionnement des F-161
- L’une des 3 plateformes de Renseignement électronique de l’US Air Force
RC-135 qui détectera l'attaque israélienne en captant les radars et
conversations de défense aérienne iranienne sur les ondes ouvertes.
Les USA signaleront-ils une telle attaque si elle était non concertée avec eux au préalable ou feraient-ils "les morts" avec les informations reçues par eux ?
De même les saoudiens, s'ils détectaient ou étaient informés d'une telle attaque avec survol de leur ciel, défendraient-ils leur espace aérien ou bien, feindront-ils d'être aveuglés par les radars israéliens, trop contents de l'élimination de la menace iranienne qui les gêne tout autant...
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