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Libération des otages d'Entebbé
  par le Mossad Tamir Pardo, chef du Mossad raconte
Traduit, adaptaté et complété par Yerouchalmi de "Mabat Malam" Tamir Pardo N°1 du prestigieux Mossad depuis 6 mois, relate dans "Mabat Malam" les détails de l’incroyable opération de libération des otages à Entebbé : au sommet de l'Etat hébreu, de Tsahal, du Mossad, le départ des soldats déguisés/ avions & voitures, les violents combats, le glorieux retour au pays... Jeune commandant faisant partie du raid à l'époque, il en a gardé en mémoire les moindres détails. Du moment ou les avions s’apprêtaient à décoller, jusqu’à la bataille à l’aéroport d’Entebbé jusqu’au retour en Israël, il a tout gardé en mémoire.
La prise d'otages
 Le dimanche 27 juin 1976 à 12H30, l'Airbus A300 d'Air France (AF139 Tel-Aviv/Athènes/Paris) quitte Athènes pour Paris avec ses 244 passagers et ses 12 membres d’équipage. Quelques minutes après le décollage, 4 terroristes détournent ce vol vers la Lybie et en prennent le commandement : 2 membres du Front populaire de Libération de la Palestine (FPLP) et 2 anarchistes allemands de la Bande à Baader/ Fraction Armée Rouge (FAR). L'avion reste 7 heures à Benghazy, le temps de refaire le plein, et redécolle pour l'Ouganda (après avoir libéré une otage fort malade). Il arrive à Entebbé au milieu de la nuit.
Les revendications des gauchos/Nazis
 Là bas, les terroristes ont planifié l'aide des milices du dictateur Ougandais Idi Amin Dada (dis moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es... ) et de complices à eux déjà sur place. Leurs revendications : la libération de 40 criminels Palestiniens purgeant de longues peines de prison en Israël et de 13 autres terroristes emprisonnés de par le monde (dont en France). Comme du temps des Nazis, ces adeptes des droits de l'homme soutenus par une certaine gauche et des écolos bien pensants, ne gardent que les otages juifs, menaçant de les tuer un à un si leurs demandes n'étaient pas satisfaites !
Le N°1 du Mossad, héros de l'époque raconte :
" Les plans du Mossad et de Tsahal
Tout le plan a été peaufiné par le Mossad et agréé par les 3 N°1 de l'Etat dont le 1er
Ministre Itshak Rabin conforté par une telle base d'informations : - Le Mossad a envoyé à Paris Amram Levin et une équipe de spécialistes pour participer à l’interrogatoire des prisonniers qui avaient été libérés en France par les terroristes, afins de recueillir le maximum d'informations sur les lieux des futurs combats. - Il a
également fourni des informations concernant
l’aéroport d’Entebbé : l’un des facteurs de succès de l’opération est le fait que le terminal où étaient retenus les otages avait été construit par une entreprise israélienne, qui en avait fait parvenir les plans au Mossad. - Le Mossad a aussi fourni des photos de surveillance aérienne distribuées tout juste avant le décollage. Je dois aussi rendre hommage à tous les soldats de l’opération, une véritable
'dream team' composée de plusieurs troupes de choc de Tsahal (dont Sayeret Matkal / Unité de
Reconnaissance, Armée de l’air, Paras… ).
Les ruses
C'est moins d'une semaine après le détournement, le samedi 3 Juillet, que les avions quittent Charm el-Cheikh dans le Sinaï vers leur cible lointaine NB : 1) Le sauvetage de vies humaines autorise la transgression du Chabat. 2) A l'époque, et 3 ans avant les accords de paix avec l'Egypte, le Sinaï est encore israélien. Les unités de Tsahal ont quitté leurs avions, se dirigeant vers le terminal de l’aéroport : elles sont déguisées comme un convoi de véhicules qui protégerait la voiture d’Idi Amin, le Dictateur Ougandais. Le Mossad avait loué une Mercédès, à l’origine blanche, que nous avions dû peindre en noir et qui quitta l’avion en 1er, suivie par ma Rover de Pardo et celle de Pinhas Buchris (futur commandant de l’unité du Mossad en charge des renseignements & décryptages des codes. 4 officiers dirigent le tout depuis le 1er des 4 avions : Yoni
Nethanyahu (frère de l'actuel 1er Ministre), David Hassin, Alik Ron, un
infirmier, et moi.
Les combats violents Nous nous sommes suivis jusqu’au point de confrontation. Alors que d’autres avions atterrissaient, nous étions déjà en train d’accomplir le plan. Je suis à côté de Yoni Nethanyahu et très vite, nous nous sommes mis à courir très vite. A l'atterrissage, Yoni m’avait donné une carte indiquant
une route
d’échappement me demandant avec un génial pressentiment de la garder
sur moi au cas où : Yoni, qui commandait une unité, allait s'effondrer,
atteint par une balle. Après avoir appelé le médecin David Hassin, j’ai
demandé à son adjoint (Mouki Batzar) de prendre le commandement de son
unité. J’ai ensuite rejoint les combattants. Mon unité croise alors un terroriste tenant une grenade au phosphore qui a explosé et m'a occasionné subi des brûlures légères.
La libération
 A la fin de l’opération, nous avons décidé que les otages libérés seraient les premiers à partir et que nous devions quitter les lieux en dernier. Grâce aux réseaux israéliens et Mossad de l'époque au Kenya, les avions ont pu être ravitaillés à Nairobi afin d'atteindtre Ben Gourion en Israël ".
Cette opération a fait beaucoup pour l'image extérieure d'Israël ainsi que pour la propre estime de soi de ses citoyens et de ses armées !
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