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On tue froidement des juifs à Bombay

          "Leur perte est une immense perte pour le peuple juif, ils laisseront dans la mémoire de tous ceux qui les ont approchés le souvenir de vrais Tzadikkim. Leur fin tragique, Al Kiddouch Hachem les inscrit définitivement dans l’histoire du peuple Juif comme des êtres exceptionnels."

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        8 israéliens ont été tués lors des d'attaques meurtrières menées par des islamistes antisionistes  à Bombay. On est frappé de constater que les terroristes ont spécifiquement éxécuté les hommes visiblement juifs du Centre Habad, à savoir TOUS les religieux présents :
le rabbin Gabriel Holzberg, et son épouse Rivka (enceinte de 5 mois!), ainsi que deux surveillants rituels, Bentzion Chroman et le Rabbin Leibish Teitlebaum, Rivka Orpaz et Norma Schwartzblatt-Rabinovitch
        D’après le médecin légiste, « Il est évident que les victimes ont été torturées. Ce qui m’a bouleversé, c’était les signes montrant clairement la façon dont les otages ont été exécutés de sang-froid. Ce sont les victimes israéliennes qui portent le maximum de marques de torture. C’est évident qu’ils ont été ligotés et torturés avant d’être tués. C’était tellement affreux que je ne veux pas rentrer dans les détails, même dans ma tête. »
        Comme aux temps d’Hitler et des Nazis, ce sont les juifs que les antisionistes veulent tuer, au péril même de leur propre vie !
        Que Durban et les pseudos antisionistes en prennent conscience et comprennent où mène leur haine aveugle d’Israël !
        Que ces personnes mortes au Service de D. soient à jamais bénies ainsi que cette femme de ménage indienne qui au péril de sa vie a sauvé leur fils Moshe de 2 ans du Rav avant de s’enfuir !
        Rabbi Moshe Kotlarsky, vice-président de la branche éducative Loubavitch, s’est adressé au fils survivant Moshe Tsvi : « Que puis-je dire pour te consoler, Moishi ? Tu n’as plus de mère ni de père pour te prendre dans leurs bras … Tu es le fils de tout le peuple d’Israël à présent… Il est temps aujourd’hui pour nous d’être forts et d’agir … On ne peut pas vaincre la terreur avec des tanks et des grenades. Une telle cruauté ne peut être combattue qu’en répandant la lumière divine. »

A) Les victimes   Infos de Claire Dana Picard pour Aroutz7
         Plusieurs milliers d’israéliens ont assisté aux funérailles ainsi que le Président Pérès, plusieurs ministres, membres de la Knesset, émissaires du Habad du monde entier et représentants du gouvernement indien.
1 et 2) Le Rav Holzberg et son épouse (cf. article spécial ci-dessous). Les parents de Rivka Holtzberg ont annoncé leur intention de repartir à Bombay pour assurer la direction du Beit Habad, jusqu’à l’arrivée d’un nouveau responsable.
3) Le Rav Bentsion Croman z"l s'était arrêté au Beth Habad pour la prière de Minha et l'un des secouristes de l'organisation Zaka a raconté qu'il l'avait retrouvé mort dans la bibliothèque de l'établissement, couché sur une page de Talmud. Le Rav Croman, 28 ans, se trouvait "par hasard" au Beth Habad, il était venu à la demande de son ami Leibish Teitelbaum, qui avait besoin de son aide dans la supervision de la Cacherout locale.
"Bentsion était quelqu'un d'exceptionnel, et respirait la joie de vivre. J'ai encore du mal à croire que je ne le reverrai plus jamais". Le Rav Croman laisse son épouse, qui vit à Bat Yam, et ses trois enfants, âgés de 5 ans, 2 ans et 8 mois.
4) Le Rav Aryeh Leibish Teitelbaum z"l, qui vivait à Jérusalem, s'était rendu en Inde pour superviser la Cacherout sur place. Il était d'un tempérament optimiste, accueillant toujours les gens avec affabilité. "C'était un homme bon, qui s'entendait avec tout le monde".
Le Rav Leibish Teitelbaum laisse une veuve et huit orphelins.
5) Rivka Orpaz z"l, âgée de 60 ans, avait fait le voyage en Inde pour rejoindre sa fille et ses deux petites-filles qui étaient en vacances dans le pays. "C'était une femme distinguée, a raconté la sœur de Rivka, qui avait quatre enfants".
6) Norma Schwartzblatt-Rabinovitch z"l, âgée de 50 ans, était de nationalité mexicaine. Elle s'apprêtait à faire sa Alya et avait décidé d'effectuer un voyage en Inde avant de s'installer en Israël. Des représentants de l'Agence Juive ont rappelé qu'elle s'était rendue à plusieurs reprises, ces dernières semaines, au bureau local de l'Agence pour terminer ses formalités et rejoindre deux de ses enfants, une fille de 24 ans et un fils de 18 ans, qui s'étaient déjà établis dans le pays. Son fils Norman, qui étudie dans une Yechiva, attendait Rivka pour célébrer son anniversaire. Malheureusement, il devra maintenant observer le deuil pour sa mère qui n'aura pas réalisé son rêve de son vivant.

B) Le Contexte   Infos transmises par notre amie Sophie Fogel :
        Les deux terroristes connaissaient parfaitement les lieux. Ils y avaient dormi quelques mois auparavant. Bien que non juifs, ils y avaient été accueillis par le rabbin Gavriel Holtzberg, homme toujours prêt à aider. Il existe dans le monde entier, et particulièrement dans des lieux où la communauté juive est peu importante, de telles maisons d'accueil.
        Habad est la communauté hassidique la plus nombreuse au monde. Sous l'impulsion du dernier Rabbi de Loubavitch, le maître spirituel du mouvement, des missions comme celle de Bombay se sont ouvertes un peu partout pour accueillir les jeunes juifs en recherche. Dans les pays d'extrême Orient, ils assurent les services religieux juifs et permettent aux juifs de passage (beaucoup sont Israéliens) de pouvoir célébrer les fêtes et de rester en contact avec leur tradition, qu'ils ignorent bien souvent. De nombreux jeunes Israéliens, après leur service militaire, prennent leur sac à dos et partent à l'aventure avec des motivations très diverses. La mission principale, à terme, est de ramener ces jeunes à la foi juive ce qui ne veut pas dire les obliger à pratiquer l'ensemble des commandements de la Thora.
        Ces maisons, les Beth 'Habad, sont des lieux de rencontre des Israéliens. En Amérique du Sud, destination très populaire des Israéliens, on compte des maisons Habad dans 12 pays depuis la Bolivie en passant par le Chili et l'Equateur. En Asie, ils sont présents également dans 16 pays. On trouve de tels centres communautaires, plus ou moins importants, dans des pays comme le Congo, le Maroc, la Tunisie, les Caraïbes ou encore la Nouvelle Zélande et l'Australie. En Europe, la communauté Habad est présente dans pas moins de 35 pays.

C) Le Rav Holzberg et sa femme (ztsl), de vraies lumières éteintes
Infos transmises par notre ami et familier de Bombay, Denis Elkoubi pour Guysen
        J’ai eu la chance de rencontrer le Rabbin Gabriel Holtzberg et son épouse lors d’un séjour à Bombay en 2007. C’est dans ces moments que j’ai pu comprendre comment le rabbin et sa femme étaient appréciés par leurs visiteurs. La plupart d’entre eux venaient régulièrement au Beth Habbad, soit pour y chercher du réconfort, un enseignement, de la nourriture, la possibilité de parler hébreu. Tout le monde les appelait affectueusement par leur prénom, et ils avaient une attention égale pour tous. Tous les deux rayonnaient d’une lumière incroyable. Les habitués venaient tous me voir pour me dire combien ils étaient redevables à ce jeune couple.
        La Emouna, la foi, avec laquelle ce jeune couple avait accepté la mission que lui avait confiée le Beth Loubavitch était extraordinaire. Pourtant découragés, paniqués même, à leur arrivée, Rivki m’avait raconté qu’ils avaient décidé que si on les avait envoyés là, c’est qu’il fallait qu’ils aillent jusqu’au bout de leur mission. Malgré de grandes épreuves personnelles, ils avaient, en 2 ans, réussit à monter un Centre Communautaire, havre de paix, de Thora et de Hessed.

        Je devais me rendre à un salon professionnel à Bombay à un moment où je devais réciter le Kaddish pour mon père. J’avais alors pris contact avec le Rabbin afin qu’il me confirme que je trouverai bien un minyan quotidien à Bombay. Il me rassura, et, sans que je le lui ai même demandé, m’invita à prendre tous mes repas au Beth Habbad. Dès mon arrivée, je me présentais donc au Beth Habbad, pour vérifier que tout était en ordre.
        Si le concierge de l’hôtel Taj me confirma qu’il savait où se trouvait le Beth Habbad, j’eus plus de mal avec le taxi, et pour cause, la rue qui y menait était entièrement défoncée pour des travaux de voirie, et la petite rue du Beth Habbad n’était pas accessible pour les petits taxis de Bombay.
        C’est un jeune Rabbin souriant qui m’accueillit. Mais quand je me présentais en lui demandant si nous aurions bien un minyan quotidien, je vis à sa mine que les choses était plus compliquées que prévues. Il m’expliqua que l’arrivée de la mousson avait fait partir les touristes, et donc, que le minyan serait plus difficile à organiser. Mais, très positif, il me garantit qu’il allait se débrouiller.
        Mais le lendemain matin, le minyan était là, le surlendemain aussi, et ainsi chaque jour et je réalisais bien vite les innombrables coups de téléphone qu’il avait dû donner pour arriver à trouver dix hommes dans Bombay.
        Etudiants, touristes, jeunes israéliens de retour de Goa, européens, sud américains, et juifs indiens, diamantaires, hommes d’affaires américains avaient répondu à l’appel du Rabbin Holtzberg. Chaque jour, le monde entier se réunissait dans la petite salle du Bet Habbad. Après l’office on nous proposait une petit déjeuner, puis nous étions conviés à revenir pour les repas de midi et du soir. L’atmosphère chaleureuse de ces repas offerts à quiconque entrait au Beth Habbad en faisait des moments privilégiés de grande convivialité.

        Bombay est une ville d’orient, avec ses odeurs, sa chaleur, sa misère. La petite rue dans laquelle était le Beth Habbad était en terre battue, à côté d’un marché dont je vous laisse imaginer l’état. Mais à peine arrivait t’on au premier étage de leur petit immeuble que l’on avait complètement oublié où l’on était, et l’on était transporté dans une maison habitée par la émouna. Pas de doute que quiconque est passé par cette maison s’y est senti immédiatement chez lui.
        En dehors du centre et de l’accueil des visiteurs, ses activités étaient sans limites: Cacherout, abattage rituel, circoncision, enseignement, dernier devoir, restaurant, bar mitsvah, tout, absolument tout était de leur ressort. Par manque de minyan, la communauté vieillissante de Bombay avait même confié les offices du Shabbat au Rabbin, dans la Grande Synagogue Sassoon.
        Un juif décède à New Dehli, le Rabbin prend l’avion et ramène le corps pour qu’il ne soit pas enterré en fosse commune. Un jeunes israélien paumé dans son périple indien, ils le prennent en charge, appellent la famille en Israël, assurent son rapatriement. L’éducation des quelques derniers jeunes de Bombay, la table ouverte, les offices, les repas chabbatiques, le jeune couple est sur tous les fronts, avec un sourire, une bonne humeur, une chaleur et une disponibilité permanente.
        Chaque jour je passais de nombreuses heures avec le rabbin, son épouse et tous les visiteurs.
En une longue semaine j’ai vu passer des dizaines de personnes, de nouveaux arrivants chaque jour. Chaque visiteur était heureux d’être là. Pourtant, la salle principale, à la fois Synagogue, salle à manger et salon était des plus modestes. Mais le Rabbin et sa femme rayonnaient tellement naturellement qu’on oubliait instantanément qu’on était dans l’une des plus grande mégalopole du monde, aux 15 millions d’habitants dont la moitié vivent dans la rue.

        Comme moi, chaque personne qui est passée par le Beth Habbad est redevable à Gabriel et Rivki Holtzberg d’un moment de bonheur ou de réconfort, d’aide spirituelle ou matérielle, d’une écoute attentive ou d’une leçon de vie.
        Des milliers de personnes sont passé par le Nariman House en cinq ans, chacun en est reparti transformé. Impossible de côtoyer ces deux êtres de lumière sans devenir un peu meilleur soi-même. Gabriel et Rivki Holtzberg ont donné un peu de leur lumière à tous ceux qui les ont rencontrés. Nul doute qu’aujourd’hui ces milliers de personnes pleurent leur disparition et s’associent à la peine inconsolable de leurs familles.
        Leur perte est une immense perte pour le peuple juif, ils laisseront dans la mémoire de tous ceux qui les ont approchés le souvenir de vrais Tzadikkim. Leur fin tragique, Al Kiddouch Hachem les inscrit définitivement dans l’histoire du peuple Juif comme des êtres exceptionnels.